123 des meilleures expériences d’une existence

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septembre 23, 2015 par Parallèles Potentiels

123 des meilleures expériences d’une existence, qui se trouva un temps être la mienne.
Classement sans hiérarchisation

1) Avoir fait, à l’avant-veille du premier tour des élections présidentielles brésiliennes d’octobre 2010, un micro-trottoir auprès de 10 électeurs populaires, à Praia do Forte, à 85 km de Salvador, dans l’Etat de Bahia.
2) Avoir survolé Rio en hélicoptère pendant un tour surprise de 8 minutes depuis le trop célèbre Corcovado (car cette figure du Christ-Roi reproduite sur le modèle de celle de Lisbonne, sous les dictatures brésilienne et portugaise, est terriblement daté et marquée).
3) Avoir appris qu’on survolerait Rio le matin même, grâce à une météo devenue propice, alors qu’elle ne l’était pas la veille. De toute façon, c’était une surprise
4) Avoir déjeuné au Copacabana Palace, avec son attachée de presse puante de bourgeoisie décatie, et lui avoir inspiré un certain malaise.
5) Toujours à Copacabana, mais dans un atelier des années 30 donnant sur la mer et les pains de sucre en panoramique à baies vitrées. Y avoir parlé durant une matinée en 2003 avec Oscar Niemeyer, l’architecte de Brasilia. A la fin de l’entretien, il me dit : « Tu reviens quand tu veux, Christophe » Lui avoir proposé une feuille morte acajou comme forme de vie sublime, dont il reconnut s ’inspirer, au même titre que de la rondeur du corps féminin pour l’aspect organique de ses bâtiments. Avoir vu sur son bureau un nu panoramique noir et blanc sur fond de mer de Lucien Clergue qui m’avait confirmé dans cette analogie.
6) Manger une tartine à la pâte aux noisettes en en faisant une à sa fille, après l’avoir accompagné chez le pédicure se faire retirer un ongle incarné. Elle vous y a serré les deux poignets fort pour détourner sa douleur.

Ce qui me rappelle la chanson de Camille :

Lève toi c’est décidé
Laisse-moi te remplacer
Je vais prendre ta douleur
Doucement sans faire de bruit
Comme on réveille la pluie
Je vais prendre ta douleur

Elle lutte elle se débat
Mais ne résistera pas
Je vais bloquer l’ascenseur…
Saboter l’interrupteur…
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7 et 8) Imaginer être retourné aux Açores, chapelet de 8 îles anticycloniquement perdues dans l’Atlantique, à 3000 km des côtes portugaises, où il pleut toutes les heures le plus souvent, parce qu’on avait pas pas vu la principale, Sao Miguel, lors de son premier séjour. Ceci est une vision de l’esprit : cela ne fut pas encore.
9) S’attaquer une fois dans sa vie à la paroi verticale d’une cascade de glace, en l’occurrence celle de Gialorgues, Alpes Maritimes, après le petit déjeuner. Grimper avec piolets et crampons, telle la sangsue. Flancher à 5 mètres de l’arrivée. Parce qu’on arrive plus à avoir de bonnes prises dans la glace cassante. Parce qu’on a mal dormi cette nuit-là, évidemment, donc qu’on manque de peps. Mais la splendeur de l’avoir vu, cette cascade, de l’avoir prise en main et en pieds, la marche d’accès d’une demi-heure, quel bonheur.
10) Saigner du nez en redescendant de la falaise, se tâter pour vérifier qu’on est toujours vivant. Oui, gagné !
11) Manger sa vie par les deux bouts de la chandelle, à la façon d’un Robert Filliou pour qui «l’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ».
12) Avoir profité des innombrables « petits riens qui font du bien « dans la ville, pour futiles qu’ils soient. De ses habits de vile lumière en forme de coupes de champagne : évaluer en nombre de caisses la quantité bue durant une existence urbaine/en faire une installation sponsorisée par Reims/Epernay, classées Unesco 2015 avec les coteaux et les maisons de Champagne : les maisons du Négoce. En cas de refus, se rabattre vers l’association des Champagnes de Vignerons.
13) Promenades urbaines et autres pérégrinations : pendant 30 ans à pied et en métro, depuis 10 ans en vélib, combiner métro et vélib. Une association bénéfique. Prendre un Velib jusqu’à tenter « l’épuisement d’un lieu parisien » en une pérecienne équation. Revenir chez soi en velib à une heure du matin pour dégriser la bête quand il y a lieu, cela fut le cas 543 fois.

13 bis) Promenades intérieurs et autres pérégrinations : Avoir suivi les cours de Gilles Deleuze de 17 à 18 ans, un peu par hasard, à Paris VIII Saint-Denis. De 1982 à 1983, si bien m’en souviens. Envoyé par une amie, Arlette, qui était ma maîtresse à penser, elle même artiste et philosophe. Envoyé là après ma première mort, à seize ans, dans des escaliers et des somnifères. Première renaissance, l’atmosphère de savoir saveur vibrant, la minuscule salle de cours remplie à ras bord de gens, les marlboro échangées avec Gilles Deleuze, celle que je lui pris, celles que je lui ai données, de la fumée, la leur ludique dans son regard, moi, exerçant le territoire de sa parole, en rajoutant avec ma vivacité de ludion métaphysique devant l’éternel. Gilles, laa saveur de son savoir, la philosophie dans ses cours, dont je ne comprenais pas la moitié, mais quelle ardente et longue en esprit moitié ! Spinoza, Kant, Hegel,Sacher Masoch, Sade, devenus des potes pour la vie… Mille plateaux, bordel !
14) Avoir dormi un peu par hasard une nuit au Négresco. Palace niçois à dôme rose Bavarois que j’aime. Parce que vieillot, hors standard parce qu’indépendant. Couloirs remplis d’œuvres d’art, parfois kitsch, parfois belles, moquette de couloirfaite par le fils de Vasarely, tapissier. Univers thématique à chaque étage. La propriétaire de 87 ans s’octroyait toute la terrasse, rien que pour elle. Logique, mais agaçant. Elle a légué son héritage à la SPA. Après coup, on devrait faire de la terrasse donnant sur la mer des Anglais un Spa. En attendant, je me roulais dans les galets après baignade comme chien fou devant l’éternel. Et après coup, défrayai la chronique en visitant en bermuda avec serviette autour du cou les couloirs avec la dernière maîtresse d’un présentateur tv connu et reconnu pour ses ouvrages pastichés écrits par son nègre. La jeune maîtresse avait de l’allant. Plus que moi d’allure. Avec ou sans galure. Elle m’avait prévenue que son présentateur d’amant était très jaloux.
15) Les icônes mondiales gagneraient à être recyclables. Pensez couvercle jaune.
16) Ressuscitez : dur à écrire. 
De tous ces S, le premier se dérobe à ma souris.
17) Comme si tout n’était qu’allégresse. Le défilé de Beija Flor, gagnant du Carnaval de Rio en 2011 ( Dans le sambadrome construit par Niemeyer).
Legal, prazer et felicidade, a vontades !
18) Créé un groupe pour : « Ressuscitez le professeur Choron, chauve charismatique, hélas devenu spectraculaire « . 2 membres ?
19) A propos, qui pense vraiment que les seuls soulèvements populaires sont à l’origine du dévissage des dictateurs que l’on sait, en particulier pour la juteuse Libye ?
Ne serait-ce pas plutôt, comme d’habitude, quelque convergence d’intérêts de real politik en sous main, éventuellement téléguidée par les services 
d’Obama ? Tapez sur Etoile pour en savoir plus ! Et pourquoi le tyran syrien ne prend-il pas l’eau, l’eau ? Parce que Vlad l’empaleur de Russie le soutient ?
20) Un gendarme en civil, entendant les cris d’un antiquaire de Nancy à qui on venait de dérober une pièce Art Nouveau, a réussi à rattraper l’auteur du larcin. Et a briser l’objet volé, un vase signé Emile Gallé, en plaquant le voleur au sol. Le vase et le voleur sont la raison d’être de la maladresse gendarmesque.
21) L’Om réinvente en roue libre le mouvement perpétuel, 
because silence is but void
agitation sans fin
(enfin si)
Ommmmmmmmmmmmmmmmm…
22) En 30 ans de réchauffement,
une chouette hulotte sur deux
serait devenue marron, s’adaptant.
Un scénariste bègue de 70 ans à imposé
une histoire de roi bègue
apprivoisant son handicap.
la fortune clan Kadhafi serait de 90 milliards
J’ai perdu ma Visa y a 3 jours
la retrouvant 1 day after
mes (s)avoirs sont gelés
j’aime les fil(m)s de Wim Wenders des années soixante dix
http://www.youtube.com/watch?v=YleZTjoBLwo
23) Le temps pacse si vite, 
absorbant feu de tout bois,
d’innombrables moi 
à venir
 (yet to come).
24) L’usine de chauffage urbain « CPCU » du quai de la Marne, contiguë au 46, où j’avais vécu. C’était une monstruosité à cheminées, un cube de métal à tôle plaisante, elle me déplaît et me plaît, tout à la fois. Comme tant de choses du monde, je me limiterai ici par commodité aux constructions en tous genre, pour lesquelles on ressent des sentiments ambivalents. Elle est le témoin d’un temps industriel dans la ville qui n’est plus, c’est cette dimension qui me séduit en elle. Mais qu’on la rase pour y faire du mieux, et je n’y verrai que du feu mémoriel ! Mais j’aimais les trooirs fumant comme à New York, où je ne suis jamais allé. Ai du envoyer un ami photographe à ma place : 10 jours, trop long, pas le droit. Comme au Guatemala. Un vrai crève-cœur de voyageur qui veut le nomadisme quand il a la stabilité et vice versa.
25) Qu’il cesse de pleuvoir
, faire cuire ce samedi au brasero, 
penser à là ou ça chauffe
 à ceux qui n’ont pas le loisir
 de se sculpter statue, posture, pantomime 
en tout à l’ego. L’été revenu,
 s’évaporer en dérèglement climatique.
26) Ce qui se spasme au Proche- Orient aussi inattendu que la chute de l’Est en 1989 est tout bon quand les dictatures s’effritent. Pourvu que ça dure advienne, que pourri se désagrège. Aux affairistes étrangers et nationaux les affaires Etrangères ? Etrange ? Bananal ! Daesh comme monstre issu des manipulations de la CIA/ NSA.
27) Le SDH, réseau groupusculaire du début XXI ième ?
Oui, Ça sert à ça
 : à dialoguer à gué à la hache
à la truelle, au futile, à l’étincelle. 
SDh qualité filtre
Ca vaut la peine d’en rajouter.

Spot 18 secondes
(dommage, faudrait un fais-chier, pardon fichier sonore, voix d’hôtesse MP3 Maxwell cosmik-nik)

28) Savoir que nous avançons vers une route qui ne mène nulle part, comme le chantait les Talking Heads, que j’ai bien aimé et dont j’ai vu le chanteur David Byrne sur scène de mon vivant. Avec joie, autant que les B 52 S ou Devo, Kraftwerk ou Kid Créole. Alan Vega à la achine du Mouli rouge, trop court : il est parti au bout de 40 minutes sans rien dire… car il s’était blessé un doigt sur une corde de guitare. M’a raconté un photographe qui l’avait vu backstage après son set éphèmère. http://www.youtube.com/watch?v=cPQcnjlwtE

29) L’Alentejo, belle région peu connue, précédant le trop fréquenté Algarve. Où l’eau n’est pas si froide qu’on le dit. Mais presque. Comme à Arrabida, trompeuses tropiques, eau bleu méditerranée, mais froide Atlantique, près de Lisbonne, ma ville préférée.

Où il faut aller dans ma pension préférée, la vieillotte  Pensao Londres. J’y ai emmené ma fille Lou, nous sommes allées voir près de là le Jardim Botanico, beau parc perdu au milieu de la ville, serre à papillons où l’on put voleter sous filet. Lou prit deux papillons dans une boîte d’allumettes achetée en sortant. Les relâcha au jardin d’Acclimatation à Paris. Pourvu qu’ils se soient bien adaptés. Le dieu des papillons sait seul où ils sont aujourd’hui.

30) Avoir fait fuir un enfant requin sous mon plancher transparent en claquant une porte de ma Water Villa sur pilotis aux Maldives. L’avoir vu détaler au crépuscule. Etre allé aux Maldives totalement par hasard. Tout seul avec 5 femmes faisant corps entre elles, ce qui n’était pas toujours évident. Y avoir fait ami avec un poisson en plongée, qui m’a ensuite accompagné à fleur d’eau tandis que je marchais à côté de lui le long de la plage. Pendant 200 mètres. Avoir marché sur un plateau coralien entre deux explorations. Tendre comme dentelle, il se cassa. Fragilité du corail, balourdise de l’humain, tout est là.

31) Les hydravions des liaisons inter îles aux Maldives, leurs pilotes pieds nus, les hélices jaunes, rouge, métal vrombissant le long du hublot, le posé sur la mer , le piqué en lagon, le tout comme un air d’aventure.

32) Le restaurant sous-marin au plafond transparent du Conrad Fushi Island, où l’on voit les poissons tandis qu’on les mange eviscérés. Petit plaisir presque parfait, à ceci près qu’on est forcé de papoter avec des écervelées. Enfin, j’eus tpot fait de pasar pour le misanthropours de service en me mettant à l’écart

32) Toutes ces pérégrinations urbaines d’un soir dues aux dés des trajectoires de hasard. Les dés qui ajoutent ou soustraient à votre vie de petits fruits, des dialogues avec des gens que l’on ne reverra jamais ou presque, la séduction fulgurante des 15 premières minutes de complicité, le magnétisme d’une rencontre. Essai rarement transformé.

Fripounet décontrasté
33) Penser à demander à Madame l’Existence
34)
. 1 coeur de Baccarat
. 1 fleur d’Iris de naissance
. 1 citron pas trop pressé
. 1 pot de miel corse de maquis d’été
. 1 goutte de développement durable
. 1 absence d’antidote magique
. 1 trop plein d’images coulant du robinet media
. 1 milliard de « hourra ! »
. Et caetera
Secouez bien le tout, with lots of love and quotidien, Advienne que pourra !
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36) Alexis, née le 190590
35) Lou née le 260299

36) Iris, née le 12 juin 2003

• Quand les cieux et les ciels
• s’enfouissent dans les océans.

• Quand les apparences des airs
• rejoignent celles des mers.

• Les nuages roses, aubes,
• oranges, crépuscules,
• devinent l’écume des soirs.

• Les éléments, à leur surface,
• crinière volatile, bleu des jours
• et d’innommables cimes
• sont autant de lames
• mises à sac
• dans tant de ressacs.

• Là, des houles lumineuses et
• des boules nuageuses,
• foule de flocons,
• de duvets soyeux
• qui découlent de la houle.

• Point de foule, non.
• Sky reaching sea,
• my son, nuages
• d’une lave évanescente.

• Vents immobiles,
• Suspension d’un instant,
• âmes nomades sillonant
• la Tramontane.

• Ah, se tailler,
• à Tayet, moult silex
• pour nourrir les feux intérieurs
• s’élevant dans le ciel
• à la croisée du jour
• et de la nuit.

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• Me ciel qui veut.
• Rien de plus éloquent
• qu’un soleil,
• naissant ou couchant.

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37) 200196 : Je suis à peu près réveillé. Un Samedi matin d’un Janvier blafard qui ne pratique pas le soleil artificiel pour se donner des couleurs illusoires. C’est pas comme certains qui, eux, se trouvent narcissiquement trop blancs et s’en vont prendre des parts dans les lampes à UVA cancérogènes des zones commerciales internationales d’Ile de France. Drôles de cliniques aux néons que ces centres du soleil factice dont tous les visiteurs sont bronzés, sourient béatement après leur quart d’heure d’exposition syndicale au temple de Rà. Ou à la Société Protectrice des Illusions (et parfois, des allusions alluvions).

38 ) Fleuves d’espoirs doux comme un rayon de vrai soleil au bord de quelque littoral, presqu’il, puisqu’elle, caresses gratuites pas toujours désintéressées, loin s’en faut. Réveiller les désirs enfouis depuis belle Lurette, expulser par voies sudoripares la résignation et les habitudes, sauces qui se figent plus vite que dans le temps indiqué dans le livre de recettes. Y a t’il un déodorant pour les habitudes de célibataire? les petites manies sont elles réversibles comme les vêtements qu’on solde en Janvier? Je dis oui, je veux bien le croire mais n’est il pas trop tard?
39) vivre près de la personne que je pourrais commencer à aimer. Mais pas trop près. Ronronner de nuit comme de jour.
40) Protéger nos illusions, saliver et sourire. Notre slogan devrait être,si le budget est accepté par le client : Jouer, jouir même en Janvier. Merde, voila les « 3 J ».
41) On ne peut pas changer les autres, Eau Quai, je sais. Mais les aimant, l’on doit pouvoir les magnifier, les sublimer, non ? En tout cas un temps.
42) L’epanouir comme une rose, est ce la aporie comme connaître la mort? Je dis non. La petite magie peut tout allier.
Bananiers 1996 et bonnes senteurs orales, écrite , immobiles, Christomobiles.
Textuelle, sensuels, îles à tire d’ailes. Jamais à court , parfois lourd comme l’anti-matière fabriquée ces temps ci.
38 bis) JEAN ECHENOZ EST DE RETOUR : Je m’en vais

L un des écrivains les plus prodigues de « l’écurie Minuit », la maison d’Édition voudra bien me pardonner ce rapprochement singulier avec le monde des champs de course, est de retour avec un neuvième roman d’un très bon cru: Felix Ferrer, le héros de Je m’en vais , tient une galerie d’art à Paris, après avoir brièvement « fait l’artiste » dans sa jeunesse et estimé préférable de juger et de de vendre à bon prix la production d’autrui. Ce personnage très parisien, beau quinquagénaire qui va trouver en toute modestie un trésor de statuettes inuit en Arctique, mais aussi subir de multiples pontages coronariens (épisode qui constitue une incursion assez rare du romanesque dans la chirurgie clinique), donne à Echenoz l’occasion de faire un portrait savoureux du milieu de l’art contemporain, avec ses valeurs sûres aussi bien que douteuses, ses avatars, ses vautours et ses vantards.

Mais l’essentiel est ailleurs : il est dans l’écriture virtuose de l’ami Echenoz, dans le regard ironique, distancié mais aussi indulgent et complice qu’il porte sur les choses de la vie tout court et celles de la vie en société, sur nos habitudes quotidiennes. Il est dans le ballet de la narration à plusieurs voix qui fait dire au narrateur: « Il parvint au sixième étage moins essouflé que je n’aurais cru » ou bien encore : « Mais nous ne pouvons, dans l’immédiat, développer ce point vu qu’une actualité plus urgente nous mobilise : nous apprenons à l’instant, en effet, la dispartition tragique de Delahaye ». Il est aussi dans les informations enrichissantes que sa lecture procure, comme par exemple : « Le juge était une juge aux cheveux gris, à la fois calme et tendue, calme car croyant avoir l’habitude d’être juge et tendue car sachant ne l’avoir jamais prise ». Il faut simplement accepter de se laisser porter par cette petite musique d’écriture teintée d’observations sociologiques hilarantes: Une fois que c’est chose faite, on ne s’en lasse plus. Vivement le prochain !

Christophe Riedel
Je m’en vais
De jean Echenoz
Éditions de Minuit, 252 p., 95 F

Pour publication dans : «Notre sixième», en pages Culture
De la part de Christophe Riedel (via M. Roger Lefevre)

chère rédaction !
Vous n’aviez pas eu de papier de ma part depuis longtemps mais j’espère qu’on se souvient de moi !
Merci de m‘appeller si quoi que ce soit pose problème et de m’envoyer un exemplaire de la parution au : 47, rue Fessart 75019 Paris ou au 41, rue du cherche-Midi 75006 Paris.
Cordialement
Christophe Riedel

39)

Au-delà du spectacle

Par-delà les murs

Guy et moi

En passant à travers les murs de l’exposition sur la société du spectacle du centre Georges Pompidou, j’aperçois une enseigne lumineuse (œuvre d’art conceptuel), qui affiche dans les couleurs de l’arc-en-ciel les lettres suivantes, en forme de demi-cercle :
DOG DAYS ARE OVER. Je me dis que cette affirmation est bien péremptoire, supposant que l’on peut traduire la formule par : les jours de chien sont finis. Cela appelle quantité d’idées en moi : la datation des jours de chien, leur début précis, leur fin proclamée… Vérification faite, l’expression signifie : la canicule est terminée. Cette allégation-là ne me pose aucun problème, ne m’interpelle nulle part, ne fourmille pas dans ma tête, non, rien de rien.

En visitant cette exposition, parsemée de petits travaux ludiques au mode d’emploi à lourd corpus discursif, je me suis dit que j’aime toujours autant l’art contemporain, ses tâtonnements, sa suffisance et ses insuffisances, en ce sens qu’ils sont les reflets de mes propres balbutiements incertains au fil du monde qui m’inclut, que je le veuille ou non.
Je me suis aussi dit que j’étais un peu intoxiqué par les thèses débordiennes sur la société du spectacle, qui inspirent toutes les démarches artistiques de l’exposition. Intoxiqué ? Je veux dire par là que je les ai peut-être un peu trop bien entérinées : tout est spectacle, je suis spectacle, tout événement est en effet hyper relayé et gonflé, en quelque sorte anabolisé par les mass media. Bon, toute la chaîne de production de contenu culturel est artefact, c’est compris, on est bien d’accord, Guy et moi.

Un peu trop d’accord, d’ailleurs, ce qui a pour conséquence chez moi d’être devenu spectateur, non seulement de toute cette vaine et mortelle (et un pléonasme, un !) agitation terrestre, puisque tout est spectacle et qu’à moi, on ne la fait pas, que je ne saurais être dupe en somme, etc….
Le problème, c’est que je suis un peu trop spectateur de ma propre existence, et que, ce faisant, je deviens passif. Un voyeur du monde goguenard planté devant les gogues de la planète, dame pipi sarcastique et revenue de tout, quoique enthousiaste et naïf par ailleurs, absence de dieu merci !

Au lieu de faire, je défais
Au lieu de faire, je regarde.
Au lieu de créer, je me récris
À grands cris que cela est bien trop
Écœurant pour que je m’égosille en vain
Et ne me bousille l’ego pour rien.

Alors, être en dehors du spectacle,
Spectateur planté devant le miroir
Drapé dans sa volupté de l’honneur,
Cela finit par me lasser.

Je sais aussi que ce qui vaut pour moi
Valent pour beaucoup d’autres veaux…
Et que je vaux autant que tout autre
Qui me vaut largement…

Tourbillon et spirale infernales
Une fois remisés dans les tiroirs appropriés,
Que je referme à coups de pied
Tant ils sont bourrés,
Je prie le monde de m’insérer en tant qu’acteur,
Plutôt qu’en éternel spectateur
De ma comédie humaine et de l’inepte société
De consommation au coefficient de cécité renforcé…

Je veux me vivre
Et m’agir à 100 000 %,
Plutôt que d’être un miroir
Déclinants cheveux au vent.

Que m’importe de nourrir les chevaux dans le vent…
J’ai donné la vie, je dois bien l’honorer,
Sous peine de me déshonorer la conscience.

M’enfin, Flins,
j’pouvais plus.
L’usine, une expérience intéressante, certes, mais bien limitée… à la langue de bois patronale mensuelle…. Loup, loup, je m’y noyais déjà !

Bizarre, bizarre, j’ai vu mon texte se remplir de briques grises, façon jeu vidéo, et je n’avais pas la berlue. Tout d’un coup, au fil du curseur, cela disparut, puis réapparut. L’anéantirai-je pendant la nuit ?

Retour à « ma vie d’avant » :
Préoccupation du jour, est-il bien raisonnable de prendre la trottinette pour aller chercher du pain chez Sec, rue de
Belleville ?
C’est jeudi, le jour des enfants jusque dans les années soixante-dix. Journée que j’accorde quand je le peux, à ma mère, surnommée « la détraqeuse », « ça barjotte pour moi » ou encore « Plus je vieillis, moins je tourne rond ». Hélas, elle n’a que 58 ans et est déjà capable de prodigieux chantages affectifs, spéculant par exemple en permanence autour du cancer qui ne la ronge pas encore mais l’obsède déjà. Je vais donc aller au cinéma voir une merde avec elle, puis lui acheter des lots d’eau, puis aller jeter hors de chez elle des fatras de Nouvel Obs séculaires et autres piles de journaux usés jusqu’à la lie, comme leur propriétaire. Une fois de plus, je résisterai à la tentation fugace de la passer par la fenêtre une bonne fois pour toutes, pour solde de tout conte.
comprenez-moi bien : je suis un peu trop mûr pour régler mes comptes avec elle façon Falcoche, mais elle représente une prodigieuse capacité de « nuisance » pour la santé mentale de son infortuné fils. En clair, moins je la vois, mieux je me porte.

5/1/01
Ma maman, j’en peux plus : elle est toujours persuadée que je lui dois tant et plus, est complètement ratatinée sur son ego, très égoïste, et passe son temps à dire des choses vraiment terribles et sordides. Elle ne passe que quand elle le veut bien voir les enfants, et gémit qu’elle ne les voit pas assez, est pingre comme pas une, etc. de mon côté, je la conçois surtout, hélas, comme une nuisance psychologique à fréquenter à dose homéopathique ou pas du tout : aux 3/4 ravagée, elle me déstabilise sitôt que je la vois trop. Je suppose qu’elle me renvois immédiatement aux tréfonds de mes propres angoisses, ou quelque chose comme ça. Elle a vu mes enfants 3 fois dans sa vie, tous cumulés.

Je suis allé au cinéma avec elle le jeudi 28 décembre et ca s’est mal terminé : elle parlait à voix haute dans la salle. Au bout de 15 fois qu’elle l’ouvrait, elle a mal pris que je lui dise qu’elle manquait de respect aux autres. En sortant, elle m’a dit que c’était moi qui lui manquais de respect et qu’elle n’irait plus au cinéma avec moi. Là, j’ai craqué et je lui ai dit : « moins je te vois, mieux je me porte ! donc, autant ne plus se voir du tout. Et, en cadeau bonux  » meurs vite! ». Ce n’est pas bien, je sais… mais je dois me protéger, sinon c’est moi qui ai toujours la tentation du grand plongeon à l’intérieur de moi, comme un fantasme au fond d’un tiroir, celui de ma propre enfance et adolescence malheureuse, peut-être.

Moi, j’en peux plus d’elle, de me coltiner sa dinguerie déglinguée et négative depuis 20 ans.

Malheureux mais c’est comme ça. Aux dernières nouvelles, elle parle de me déshériter ! Son héritage m’importe peu de toute façon.

Mais tu ne me demandais pas tout ça !

bisous.

Christophe

Ta maman m’a appelé plusieurs fois avant Noël, mais j’étais complètement submergé d’appels, de travail, etc. et je l’ai un peu négligée. Je m’en veux un tout petit peu. J’espère qu’elle aura passé de bonnes fêtes, au moins. Dis-le-lui de ma part, stp.
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8 janvier 2001-01-07

Oui, oui, je lui ai bien transmis. Avec amour ; jusqu’au fond de la tombe à laquelle j’aspire pour elle. Une sale fois pour toutes. En finir avec le petit cafard plein d’aigreur, de jalousie, de ressentiment, de haine sociale, qui m’enfanta. Et qui prétend à de la reconnaissance pour cet acte. Qui dit que je lui dois quelque chose. Beaucoup, évidemment. Que je lui dois la vie. Comme si je m’en souciais. De cette vie qu’elle me donna. D’une supposée dette qu’auprès d’elle je contractai, pour quelques contractions de plus. Fadaises !

Je ne dois rien, sinon une certaine idée de moi à mes enfants. Et encore. En ce corps, qui est là. Qui est moi. Qui veut se débarrasser de l’éternel enfant de 58 ans qui l’enfanta, petit tas de souffrance à jamais gémissant. Haineux, névrosé jusqu’à l’os. Qui m’a surtout transmis ses névroses, sa maladie du sommeil, son enfance malheureuse. Mais j’ai déjà dit tout cela. Qu’importe, s’il faut le répéter pour m’en délivrer. Let’s repeat ! Repeat after me : i don’t owe you anything at all.

Durant le vingtième siècle, le niveau des mers est davantage monté que durant les trois mille dernières années. Édifiant, non ? tout porte à croire que l’homme est une apparition récente, qui ne tardera guère à disparaître. À commencer par votre serviteur. Submergé par les eaux dans le Bassin parisien ? Quen sabes ?

Le Web au quotidien
Qu’ils s’agissent de sessions de formation et d’entraînement à la recherche d’information à l’aide de moteurs de recherches, de conférences de présentation de places de marché ou de veille concurrentielle, l’objectif commun à toutes ces manifestations est que tous les collaborateurs soient en mesure de se familiariser avec le Web au quotidien. Tout au long de l’année, Méga Flash vous fera part des animations et des temps forts à venir.

Le seul document que je n’arrive pas à importer de mon ancien Mac est mon journal. Évidemment, c’est le plus cher et le plus intime de mes documents ! Sonst würde es nicht komich sein…

14
Demain, nous partons en Mauritanie, du coté d’Atar, pour une méharée, une semaine après le passage du Paris-Dakar. Fâcheuse proximité mais qu’y faire.

Vendredi 12, je suis allé faire des tests de rédaction de questions pour « Qui veut gagner des millions ?, l’horrible émission très médiatisée animée par cet abruti malin de Jean-Pierre Foucault. Pendant le « briefing », une Benjamine de trente ans, qui l’appelle Jean-Pierre, nous indique comment penser les questions : surtout pas trop compliquées car il s’agit d’une émission populaire ou chacun doit avoir ses chances de rafler la mise de 4 millions. Chacun doit se dire qu’il aurait pu connaître la réponse à la question posée… Sur le bout de la langue. Exemple, pas de question sur le dernier film de Hong Kar Wai, in the Mood for Love. Car le garagiste de Toulouse n’a pas l’occasion d’aller le voir. Ni sur la maladie, ni sur la mort. Du positif et du concret. Pas du sinistre et trop raffiné. Suivit une séance de rédaction en groupe, dictionnaires à l’appui, que j’ai trouvé plutôt drôle tant c’est crétin d’imaginer des questions simples destinées à un public large comme la connerie humaine.
Évidemment, les miennes seront trop compliquées et je ne serai pas pris… Mais je ne souhaitais pas l’être, juste voir comment ça se passe. Ces enfoirés paient en droit d’auteur, à raison de 35 F par question acceptée et n’existant pas déjà, logiciel de recherche à l’appui.
Combien de victimes l’arme atomique fit-elle à Hiroshima le 8 août 1945 ?
A – 140 000 ?
B – 240 000 ?
C – 340 000 ?
D – 23 ?

Je crois bien que je vais m’acheter un abri anti-nucléaire pour notre séjour dans le Désert. Quelle est la capitale de la Mauritanie ? ouakchott, my dear bear.

J’ai ensuite vu Pierre. En dialoguant avec lui, j’apprends que ma mère pèse trop lourd dans ma tête, ce que je savais déjà. La suite en découle logiquement. Il est clair qu’une bonne analyse me ferait du bien, ou en tout cas pas de mal. Oui, c’est vrai, mais ça me barbe toujours autant de filer 2000 balles en liquide par mois à un membre de la secte de Sigismund. Franchement, je préfère les claquer autrement, les sous gagnés à la sueur de mon front…
Mauritania. Desert. Coldness in the night. Je nous ai acheté 2 duvets en plume d’oie, pas en fibre synthétique. Je suis réactionnaire en matière de duvet. Ne supporte pas l’idée de dormir comme une chenille dans sa chrysalide mais je ferai avec. l faut bien faire plaisir. Mais j’aurais préféré le Cap-Vert, c’est sûr. And life goes on and on…
De Retour d’Attar

– J’avoue une certaine affection pour les poules, je mange sans problème leur corps, mais dès qu’elles montrent leur frimousse, disons qu’elles se rappellent à mon bon souvenir …C’est là que l’expression « avoir un QI de poule » prend toute son ampleur, comment être assez con pour se laisser foutre la gueule dans de la pâte à beignets …C’était bien au fait (la Mauritanie, pas les poules) ?

-Sublime, ma chair. Une traversée du désert, à raison de 20 kilomètres par jour, à pied ou à chameau, pour la jouer Théodore Monod à la petite semaine. Dérision mise à part, c’était vraiment sublime : 3 jours en case et 4 en bivouac dans le désert, en buvant le thé midi et soir. Du vent et du sable nous pénétrant par tous les orifices, le réveil et les dunes aux alentours, le retour éphémère à l’état de nature.
La vraie vie pourvu qu’elle ne dure pas trop longtemps.

-Comme je suis quand même moi , je gémissais le matin que je n’arrivais pas à dormir de la nuit dans cette putain de tente… Figures-toi un territoire 2 fois grand comme la France et peuplé par 2 millions d’habitants, pour la plupart pauvres comme Job… facile de jouer les explorateurs fatigués, voire obscène, mais qu’importe l’auto critique à outrance, quand le cœur et le corps y sont !

– J’ai même bouffé un tagine au chameau, ma foi succulent…
De A à Z, immensité, absolu, paysages lunaires, dunes tranchantes ou rondes qui affûtent l’esprit comme autant de scalpels sensuels… Marcher, ça te fait oublier ton petit ego roi. N’empêche que j’étais le nombril du désert : un petit rien du tout inspiré par l’infini, un temps habité par un souffle vital à l’origine incertaine et à la fin certaine.
Un absolu grisant
Later.
Du haut d’une dune,
Assis pieds nus dans le sable chaud du crépuscule,
Je contemple la naissance de la lune.
Chaque soir,
Une fois le bivouac choisi
Et les tentes installées,
On y grimpait
Pour voir le coucher du soleil,
Qui ne donnait jamais pleine satisfaction.
De-ci, de là, on entendait quelques réserves
De membres du groupe sur la qualité vespérale.

Ah, solitaire, par 2 fois, je m’en fus
M’en fumer un au Manali
Du haut de ma dune de Mauritanie.
Suavement assassines,
Acres, les volutes haschischines
M’envoyaient en l’air
Sans en avoir l’air ;
À perte de vue, le sable
A reflet Orangé,
Ocre, jaune selon l’heure
Et moi, grognon ou béat
Selon l’humeur.
In the mood for desert,
Except in the morning.

Se réveiller, prendre un petit-déjeuner
De grosse miche pas assez cuite
(Pain cuit au feu de bois la veille au soir), puis marcher
2 ou 3 heures, le temps de s’éveiller au monde de silence
environnant. Ah le vent se lève, hélas, charriant du sable plein les yeux. Puis, une fois qu’on a chaud, une petite heure de chameau. Jusqu’à la pause déjeuner, avec sieste forcée dune heure trente pour respecter la coutume locale. Puis, repartir à flancs de Blacky, mon noiraud préféré, qui blatère à tout va et tente d’éjecter son occupant pendant les phases de décollage et d’atterrissage, le temps de digérer.
En tête de caravane, Jean-Pierre (prof de physique à la fac de Pau), Jean-Paul (kiné de l’équipe de rugby paloise) et Robert (technicien à France Télécom), les 100 % purs marcheurs.
Quand on se sent reposé, de nouveau alerte, marcher encore, dans la chaleur et la poussière de sable, jusqu’à l’étape du jour, bivouac ou auberge au confort sommaire.
À Ouadane, à Shingetti, villes fantômes et, jadis, comptoirs portugais répertoriés par le germano-portugais Valentim Fernandez in the beginning of sixtine siècle. Y déguster le frottis du temps. A raison d’une minute par grain de sable.
Marion,
Danke fur dein Brief und die bilder : Traurig oder froh, so ist es immer im Leben. Viel Froheit und Gesundheit für diese neue Jahrhundert.
Wir gehen zu Mauritania fur eine woche (ohne Lou). We gon walk and sleep in the desert vom 15 bis 22ten Januar.
From Paris with Lieb !
Bonjour à toi
Encore mille ans devant nous… Comme tu y vas. On se fait cloner ou on change de corps au prochain avis d’imposition séculaire ? La route est longue mais bonne, profitons-en!
Merci pour ton message et bonne année, Luco.Luc@infinity.com
On se voit jamais mais le cœur y est !

Dans le numéro de décembre du magazine Le Vrai Journal, un encart, placé dans la partie Faux Journal, proposait aux lecteurs d’investir dans Bidule Corporation, la firme qui fabrique des Bidules. Le Bidule a acquis sa notoriété dans la séquence qui lui est réservée dans le Vrai Journal télévisé de Karl Zéro sur Canal Plus. D’où l’idée de créer un pseudo-site « corporate » pour présenter la Bidule Corporation et son produit phare. C’est une idée de la société de production indépendante Made in Polska Production, à l’origine du Bidule.

« L’image du Bidule, c’est le produit marketing par excellence, explique Sandra, une des collaboratrices de Made in Olska Production. Nous avons créé un site pour nous moquer des vitrines commerciales que les grandes entreprises placent sur le Net. » Elaboré par l’agence Graphiz Prod, le site se veut la caricature même des sites « corporates » : une charte graphique noire avec des rubriques qui reprennent des termes « marketing » tellement galvaudés qu’ils en ont perdu leur sens.

Sur BiduleCorp.com, le visiteur peut ainsi consulter une lettre du président de Bidule Corporation, qui souligne les valeurs de l’entreprise qui « permettent de repouser chaque jour nos limites pour mieux les dépasser », une vitrine des Bidules qui ont traversé les décennies, les campagnes de publicité, un (faux) espace recrutement avec une (vraie) adresse mail, une présentation de la « Fondation Bidule » pour l’environnement, et un organigramme du groupe avec une photo de managers aux profils et aux fonctions stéréotypés. Un pastiche en ligne de l’entreprise « corporate » qui rappelle celui réalisé par Kasskooye sur le monde des start-up. « Tous les jours, nous recevons des mails de visiteurs avec parfois des faux CV de candidature à la Bidule Corporation », indique-t-on du côté de Made in Polska Production.
Il existe toutefois un aspect du Bidule que le site élude : la polémique autour du logo tout en rondeur de Bidule, qui n’est pas sans rappeler celui adopté par le câblo-opérateur Noos (ex-Lyonnaise Câble), de Suez-Lyonnaise des Eaux. « Il y a deux mois, des discussions ont été entamées avec Noos par l’intermédiaire d’avocats », indique Igor Wojtowicz, un des fondateurs de Made In Polska. Selon lui, le logo du Bidule a été créé il y a trois ans au sein de l’agence de publicité Devarieuxvillaret. A la même époque, un pilote [NDLR : une émission-test] du Bidule a été réalisé et le dépôt du produit a été effectué à l’INPI, mais pas celui du logo. Cependant, commente Igor Wojtowicz, « si vous regardez bien le produit Bidule, vous constatez que le logo est incrusté dessus. » Le 5 septembre 1999, c’est la première du Bidule à la télévision. Quelques semaines plus tard, le logo de Noos est déposé auprès de l’INPI. Pure coïncidence? Made In Polska reste perplexe. Du côté de Noos, on ne fait aucun commentaire, qualifiant cette polémique de question « purement juridique ». Idem pour l’agence DDB, qui a réalisé le design du logo de Noos. Celui-ci a d’ailleurs remporté le Grand Prix Stratégies du Design 2000.

30/1
Putain de supply chain et d’ERP d’entreprise anglo-saxonne à la con. Est-ce que cela relève déjà du syndrome de je ne sais plus trop qui ( ah si : de Tourette) ? le fait de jurer tout d’un coup une brochette d’insultes et une bordée de grossièretés, sous le coup d’une émotion ?
Mots prononcés par Lou, depuis environ cinq mois,
par ordre d’apparition chronologique :
dada !
Oh !
Lou
papa, doudou, mamie, papi
caca
voilà
il est là ! Elle est là ! (novembre 2000)
gâteau, bateau
cadeau (vers Noël 2000)
mama, maman, nono (doudou attitré)

En haut ! (janvier 2001)
1/2/01 : Et puis, peu à peu, plein d’autres, extraits de son petit dictionnaire imagé et de la matrice à mots qu’elle a dans la tête.
PS : Je ne sais pas trop pourquoi, mais, dans les heures qui suivirent sa naissance, à la clinique, Lou avait distinctement prononcé le mot « Robert » à plusieurs reprises, pendant le sommeil de Christine. J’avais préféré garder cela pour moi, mais ne peut taire ce secret plus longtemps.
40) L’origine du monde

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parfois, je me demande ce que je vais devenir.Feins de ne pas m’en soucier outre-mesure. Vagabonde dores et déjà dans les arcanes de la pensée sans domicile fixe. Une pensée exquise qui s’excise quand je la triture, la malaxe, la masse, la martyrise sans queue ni tête. Je persévère, de mâle en pis, de la coque à l’âme, non sans coquetterie. M’enfuis chasser les papillons de mes angoisses pour leur arracher les ailes. elle, je l’aime et lui en donnerai plein, des ailes dérobées aux insectes volants. Magritte, Man Ray, Brancusi, georges B.,Messagers
de mes recherches pour remonter à l’origine du monde de Christine. Elle me fit très peur, suggérant fortement que la pratique douloureuse du Coït interrompu l’aurait rendu enceinte de mes oeuvres. Apprivoiser son moi et ses émois, lui caresser les paupières du bout des miennes pour recueillir un petit peu de ce pigment finissime qui définit la couleur des papillons, tendrement l’habituer à moi… Tout cela tué par cette terrible réalité d’avoir embouteillé l’origine de son monde par quelque indésirable ovulation. Un instant, j’ai douté, elle s’ est engouffré dedans comme on s’enduit dans l’erreur ( ou comme ma langue s’engouffre dans ses lèvres, aspirant son miel , secrètes sécrétions de la combustion amoureuse) pensant peut être à quelque fatalité, signant l’acte de décès de notre désir-roi mort-né.Un grand désarroi s’ensuivit en moi, me retourna comme un poisson qu’on éviscère.
Avais-je failli ?
avais-je oublié de me retirer à temps ?
M’étant déjà reproduit à un exemplaire sur cette planète( sans compter un avorton), je me voyais mal remettre « ça » et traumatiser ma nouvelle amie à temps partiel.
ce n’étaient que chimères. elle eut ses menstrues le lendemain. Jamais hémorragie ne me fuit plus agréable.
vision du monde et regardivin revenus. Son oeil, son coquillage, son orchidée et mes roses fanées se tuméfiant parfois jusqu’à l’oedème redevenus de doux instruments de plaisir non assujettis à une taxe de natalité.
Natalité, j’aime l’aimer, reins, seins, la dentro, rien de vain.

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Vahiné, Raspoutine, celui-la, il est revenu 3 fois d’outre tombe, malgré l’arsenic, l’arme blanche et je ne sais plus quoi encore. C’était l’increvable, forcené qui ne manqua jamais d’air, Ravaillac et melons pas chers, Maité et la formule du nouveau Bonus, boniments, bones, tas d’os, sac à dos saccadés le long d’interminables pentes montagnardes. Je suis très content d’avoir revu Marité et ses enfants, Morgan et Clara, son frère, Jean Jacques et l’hôpital Bretonneau. Je suis retourné dans l’immeuble des soeurs Falquet juste avant que les Pasquet n’en déménagent pour s’installer dans une maison « stylée » du coté d’Aubervilliers. J’aime beaucoup le cercle restreint de la fidélité de l’amitié. Les miennes ont à peu près une douzaine d’années. Acides aminés et ADN Mémoriel qui s’enfouit avec la disparition de son possesseur.
Possédé par une certaine tendance au ressassement, il se souvient un peu d’avoir délibérément oublié beaucoup de choses. L’oubli est une faculté essentielle. Pour une paléontologie de l’oubli raisonné. Spirale des coquillages aux fines incrustations. Les mêmes poires sont passées de 5 à 11 Francs le kilo en moins d’une semaine. comment se fait il que ca s’affaisse? Les chairs du visage humain, celles des papayes trop vertes puis trop mûres, sans intermédiaire.

Dépité d’être de nouveau malade pendant la traversée du voyage d’hiver, se trouvant trop vert, il s’en alla faire une séance d’UVA le 12 Janvier. étonnant comme toutes les employés des « centres de soleil artificiel » ont la peau desséchée de poulets grillés qu’on fait tourner à la brioche dorée pour attirer le chaland alléché par l’odeur( celle des poulets ). Cellophane, les peaux trop tirées par le soleil factice se fanent infâme. Sortie enfiévrée. Tout me fait sourire. Les conversations des petites gens dans le 27, Les expressions apathiques des traumatisés des lieux publics, les masques spectraux de l’hiver, les rares personnes qui sourient, ca j’adore, surtout quand c’est moi qui l’inspire.La pauvre Christine n’en finit pas de trimer, j’ose même pas l’appeler : ca donne si souvent des dialogues tronqués par la présence des autres dans le bureau et par mon propre décalage. On ananas pas le même rythme.

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Parfois, le matin, le soir avant le coucher, un peu fiévreux, de sourdes rancoeurs contre le monde entier me travaillent. Contrastes un peu tristes entre les espoirs et les réalisations, prisonnières du temps réduit, placard à balais. Point de palais à prendre d’assaut. Juste quelques miettes d’intimité à saisir. Ou est l’amour fou dans la semaine de 50 heures? Ou peut il s’immiscer? 2 jours par semaine, dans le meilleur des cas. Quel plomb, quel bleu pour quelle émotion. Chaloupe chavire. La nuit, ca luit quand les yeux se sont fermés. Un chalut lentement m’achemine vers des ports glacés dans l’hiver Baltique ou Caucasien.Je coule car le rafiot prend l’eau à toute berzingue. Ne doit mon salut qu’à beaucoup d’affection inattendue et me voila immobile, étendu sur le dos sur quelle mer tranquille à vaguelettes caressant les coups de Lune quand les yeux sont ouverts en plein sommeil. Serpeau à sonnettes qui s’interroge sur les courbes d’un lointain Courbet courbé. Penché dans quelle embrasure de falaise?
A flanc d’éternel, luis la encore comme l’embrasement d’une phosporescence intérieure recouverte par l’érosion du quotidien.
Attention, point trop n’en fait ni n’en dit. Arrivée en gare de Mathusalem. Ca bat ma terre ensevelie sous quels nuages. T’as dit nuages, t’as perdu.

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Que faire de tous ces maux? ces mots trop durs que je balance sans tourner sept fois ma langue dans ma bouche. Ces mots incendiaires et ces flèches décochées vers l’autre qui n’a pas le temps de dire « ouf! ». Ils plongent dans le lac de la mémoire, coulent souvent à pic, comme ils tombent bien ou mal, avec ou sans ricochets. S’enfoncent dans les eaux comme moi en elle, donnant aussi des mots tendres dont elle ne semble pas toujours savoir que faire. Je tourne parfois ma langue( plus que 7 fois) dans son sexe. Maintenant, elle ose en prendre l’initiative, attirant ma tête vers son ventre. Chez moi, j’ai pu laisser de la lumière pour qu’elle me voie manger goulûment l’origine du monde. LA téter, la lécher, sans le moindre scrupule ni susurrement. Mine de rien, j’applique le conseil de ma mère avec zèle dans la prova d’amore.

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Mime de rien, Mme de rien se laisse peu à peu apprivoiser. Il lui semblait qu’elle était moins distante qu’ auparavant, qu’elle fondait plus volontiers quand ils se confondaient. L’ épanouir, sans qu’elle s’évanouisse .
S’enfouisse vite au firmament de la sensation de vivre
S’enfuissent méfiance et suspicion, en elle
Si réticente ainsi rétive mais pas craintive
L’amour physique est une scission sans issue
Mais il est des impasses qu’on veut
bien explorer.
Fusion thermosensuelle et sans suite
pas dénuée de points de fuite qui dénouent
Ames et corps
pieds et points déliés
comme les langues déliées
de moins l’infini à moi, le fini
d’émois finis à plus l’infini.

Son sexe gonflé des traces du coquillage divin
attestait des chemins de traverses du désir
Testimonaires et labiles
testamentaires et tactiles
maladroits et habiles
glissements vers de vaines vulves
plus gluantes queue le riz
arides salive et miel
d’une combustion
impropre à d’humaines abeilles
décalages dans l’éveil
et veilles pourvues de 34 dents
munitions radeautables
de l’écoulement du sperme comme du sable
à la nage étuvée, vapeur et rosées
qu’un passé suranné prétendait « osé ».
l’histoire de l’oeil de l’origine du monde
caverne espagnole
de l’auberge
berges des fleuves qui
charmants et charmeurs
charment à mort
jamais ne condescendent.
Sauf, peut être, à l’instant
précis de l’ultime clin d’oeil.

IL vit des images
avant-goût du voyage
bref et excitentant
qu’il entreprenait le jour d’après.
Prêt à tout pour renaître
incertain de son devenir
las de son passé
et lassé de paraître.
Aime à aimer
Même si
c’est parfois ramer.
Se semer ,au fil du temps,
se disperçe sans trève
comme de toute petits rêves
bulles bien vite éclatées
par le babil de l’oubli.

Ainsi va va ma vie
et mon vit aussi

Moi mâle
qui voit les choses
par le petit bout
de mon énorme lorgnette
de cent litromètres.

Mâle unique et inique
aux phéromones insistants
hormones sans relâche
d’une exigence de jouir
plus que tenace

40) Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?

RENE DESCARTES : Pour aller de l’autre coté.
PLATON : Pour son bien. De l’autre coté est le Vrai.
ARISTOTE : C’est dans la nature du poulet de traverser les routes.
KARL MARX : C’était historiquement inévitable.
SADDAM HUSSEIN : Ceci était un acte de rébellion qui justifie pleinement que nous ayons laissé tomber 50 tonnes de gaz dessus.
RONALD REAGAN : Euh… J’ai oublié.
CAPTAIN JAMES T. KIRK : Pour aller là ou aucun autre poulet n’était allé avant lui.
HIPPOCRATE : A cause d’un excès de sécrétion de son pancréas.
ANDERSEN CONSULTING : Dérégulation of the chicken’s side of the road was threatening its dominant market position.
The chicken was faced with significant challenges to create and develop the competencies required for the newly competitive market. Andersen Consulting, in a partnering relationship with the client, helped the chicken by rethinking its physical distribution strategy and implementation processes. Using the new Poultry Integration Model (PIM), Andersen helped the chicken use its skills, methodologies, knowledge, capital and experiences to align the chicken’s people, processes and technology in support of its overall strategy within a Program Management framework.
Andersen Consulting opened a diverse cross-spectrum of road analysts and best chickens along with Anderson consultants with deep skills in the transportation industry to engage in a two-day itinerary of meetings in order to leverage their personal knowledge capital, both tacit and explicit, and to enable them to synergize with each other in order to achieve the implicit goals of delivering and successfully architecting and implementing an enterprise-wide value framework across the continuum of poultry cross-median processes.
The meeting was held in a park-like setting, enabling and creating an impactful environment which was strategically based, industry-focused, and built upon a consistent, clear, and unified market message and aligned with the chicken’s mission, vision,and core values. This was conducive towards the creation of a total business integration solution. Andersen Consulting helped the chicken exchange to become more successful. Thanks for your attention.
MARTIN LUTHER KING, JR.: J’ai la vision d’un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.
MOISE : Et Dieu descendit du paradis et dit au poulet : Tu dois traverser la route. Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.
RICHARD M. NIXON : Le poulet n’a pas traversé la route, je répète, le poulet n’a JAMAIS traversé la route.
NICOLAS MACHIAVEL : L’élément important c’est que le poulet ait traversé la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motif quel qu’il soit.
SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet a traversé la route révélé votre profond sentiment d’insécurité sexuelle latente.
BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point le nouveau Poulet Office 2000, qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais couvera aussi des œufs, classera vos dossiers importants, etc.
OLIVER STONE : La question n’est pas :  » Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?  » mais plutôt : « Qui a traversé en même temps que le poulet, qui avons-nous oublié dans notre hâte et qui a pu vraiment observer cette traversée ?  »
CHARLES DARWIN : Les poulets, au travers de longues périodes, ont été naturellement sélectionnés de telle sorte qu’ils soient génétiquement enclins a traverser les routes.
ALBERT EINSTEIN : Le fait que le poulet traverse la route ou que la route se déplace sous le poulet dépend de votre référentiel.
BOUDDHA : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.
TOMAS DE TORQUEMADA : Tout poulet ayant traversé la route et qui reviendra en arrière sera considère comme relaps et sera remis entre les mains de la Sainte Inquisition.
GALILEO GALILEI : Et pourtant, il traverse…
ERNEST HEMINGWAY : Pour mourir. Sous la pluie.
LAO T’SEU : Le poulet peut vainement traverser la route, seul le Maître connaît le bruit de son ombre derrière le mur.
JOHN RAMBO : Colonel ? J’en ai raté un !
LIONEL JOSPIN : Le poulet n’a pas encore traversé la route, mais le gouvernement y travaille.
CANTONA : Le poulet, il est libre le poulet. Les routes, quand il veut il les traverse.
C. DE GAULLE : Le poulet a peut être traversé la route, mais il n’a pas encore traversé l’autoroute !
JACQUES CHIRAC : Parce que je n’ai pas encore dissous la route.
PHILIPPE SEGUIN : Il n’arrivera jamais à traverser la route.
L’EGLISE DE SCIENTOLOGIE : La raison est en vous, mais vous ne le savez pas encore. Moyennant la modique somme de 10 000 F par séance, plus la location d’un détecteur de mensonges, une analyse psychologique nous permettra de la découvrir.
LES TEMOINS DE JEHOVAH : Parce que la fin du monde aura bientôt lieu de son coté.
VIM DUISENBERG : Bientôt, ce n’est plus un poulet qui traversera la route, mais 0.176986453 EuroPoulets.
BILL GATES (2) : Jusqu’où ira-t-il ?
BILL GATES (3) : Cela fait partie du processus de migration vers Windows98. Pour installer Windows 98, tout utilisateur de Windows 95 doit se déguiser en poulet et traverser une route. Comme ça, juste pour rigoler.
SCOTT MAC NEALY (PDG DE SUN) : Nous venons d’annoncer la prochaine disponibilité de l’API Java Chicken 1.24, qui corrige les insuffisances de l’API Java Chicken 1.23 publié il y a trois jours. Elle permet de programmer les poulets en 100% pur Java, ce qui fait qu’ils pourront traverser n’importe quelle route, quel que soit son revêtement. SUN a déjà noué des accords de partenariat avec les principaux constructeurs de routes qui ont acqui la licence de l’API Java Chicken. Ils proposeront bientôt des implémentation de l’API sur toute sorte de route, du chemin vicinal à l’autoroute urbaine.
BILL GATES (4) : Microsoft vient de publier une pre-release de la preview de la beta de Visual Chicken++, compatible Java Chicken, mais avec des améliorations : contrairement a Java Chicken, les plumes sont remplacées par des poils, les pattes par des roulettes, et le bec est pourvu de dents. Les seules routes supportées sont MSRoad 98 et MSRoadNT
UN COMMERCIAL D’IBM : Nous proposons de construire une infrastructure technique permettant aux poulets de traverser les routes. Un cluster de 5 serveurs massivement parallèles a tolérance de panne, reliés par un réseau FDDI, avec 10 To de disques RAID devrait suffire. Coté logiciel, il faudra approvisionner une centaine de licences DB2, Netview et Visual Age, car ces produits sont en totale adéquation aux besoins de traversée des routes, moyennant une prestation d’adaptation mineure de 25 années hommes (tarif : 8000 F HT /jour).
UN INGENIEUR DE MERCEDES-BENZ : Nous utilisons des poulets pour nos tests, car ils sont moins chers que les élans.
NELSON MONTFORT : J’ai a coooté de moi l’extraordinaire poulet qui a réussi le fooormidable exploit de traverser cette superbe route : « Why did you cross the road ? » « Cot ! cot ! » Eh bien il dit qu’il est extrêmement fier d’avoir réussi ce challenge, ce défi, cet exploit. C’était une traversée très dure, mais il s’est accroché….
ARLETTE LAGUILLER : Poulettes, poulets, ne vous laissez plus spolier par le patronat qui vous oblige à traverser les routes.
ALAIN MADELIN : Parce que c’est la loi du marché.
JEAN-PIERRE CHEVENEMENT : Parce qu’il n’avait pas de titre de séjour.
BORIS ELTSINE : Parce qu’il y a de la vodka de l’autre coté.
BILL CLINTON : JE JURE sur la constitution qu’il ne s’est rien passé entre ce poulet et moi.
FRANCIS BOUYGUES : Il fallait bien justifier la construction de cette route à péage.
UN AGENT DE LA RATP : parce qu’… aaarrrgghhhh ! Spppltssschk.
DAVID HIRSCHMANN : parce qu’aucun effort ne fut fait de son coté pour lui proposer un autre rendez-vous.
FATIMA : parce que le poulet est modeste, et que la modestie est une qualité indispensable pour progresser.
BAIN & CIE : parce qu’il n’avait pas le choix, il était entre 14h00 et 17h00.
(pour comprendre ces trois précédentes « citations », se reporter au site http://www.hoaxbuster.com/hdossier/hec.html
MICHEL BON (FRANCE TELECOM) : Parce que, de son coté de la route, les tarifs d’interconnexion étant fixes à un niveau suffisamment élevé, il prit enfin son parti d’investir, assumant pleinement les risques du poulet entrant, pour passer la route et proposer lui-même ses services de volaille au client final.

41) Lecture au Zorba Café, Bellevile, en 2012
Passant fluide velib dans la fluidement strangulée capitale où une voiture peut m’écraser comme moucheron à chaque instant, je tente la roulette russe de la Bastille : C’est quoi ? Quand j’y passe sur le pavé vibrant, le dos dodelinant au-dessus de la selle, fesses en l’air pour ne pas se faire mal, je fais plus que tenter un regard en contre-plongée vers la colonne du Génie éponyme. Je lève arrière la tête entière, tout en battant le pavé de mes roues sur mon tank destrier de 22 kilos patenté, mes fesses de grenouille vibrante, je lève la tête vers le petit cul, les petites fesses rebondies à la feuille d’or du Génie de la Bastille ?
Du petit Génie angelot à ailes d’or
Qui lève la gamba
Qui lève la patte attire d’ailes, qu’on s’y consume ou non, poco importo !
En une poignante tentative de communion d’infini bras gauche tendu, bras droit arrière avec l’ultra ciel de la Bastille, bastide, bastoche embastillée par le réel pudibon puritain porno chic des années 2000, jusqu’à preuve d’un contraire qui viendra à G+1 ou 2 (G – génération).
Ca vibre tandis que je passe sur les pavés, ca vibre entre 300 bagnoles sur la place, je le regarde trois fois, le poupon doré, je ne vois pas le camion qui me « paaaame ! ! Ouf non, pas encore cette foi-ci, Génie merci, je te bénis des mollets toi et ton innocence rebondie à la feuille d’or, tes joues poupines d’espoir tout neuf, ta mise modeste et svelte d’icône de la jeunesse, dont peu de gens voient les ailes, et encore moins le cul rebondissant plat vibrant sur le pavé, tandis qu’à Velib d’un choc consécutif cette fois-ci je n’agonise point aux urgences des râles. Ce qui tombe bien, si l’on nose dire, d’une voix nasillarde, puisque le délai d’attente moyen est de quatre heures, n’est-il point ?
L’ado doré
Joufflu
pudiquement publiquement nu.
Et j’enchaîne sur le supplice de la selle molle de Velib, vous savez, celle qu’on tente en vain trois fois de fixer d’un fier poignet d’acier, mais qui retombe inexoraaaablement tandis qu’on râaaaale d’avoir les genoux aux joues en pédalant. Trois fois on en change, et on alterne avec supplice de vitesses défaillantes ashmatiques en bande son (souvent) ou de direction desimlockeé de la tête, flottant au trottoir della citta.

Le bruit d’un filet d’eau coulant versé dans une bouteille est plus intéressant que tout ce que je pourrais lire en coulant dire. Mais qu’est-ce que c’est bon de le dire. De l’entendre, de le lire. Et je ne recule pas acculé par le pire des clichés : un concerts d’oiseaux dans un coin de forêt printanier vaut plus que toutes les lectures du monde.
Ceci étant dit, tu demanderas à ta fille elo de te raconter comment je leur ai présenté, à elle et Iris,
un couple de cygnes au bord du plan d’eau de Lucy sur Cure.
ils étaient à 15 mètres dans le courant de la cure, une rivière bourguignonne,
je leur ai parlé d’une voix douce
j’y croyais pas, cela les a attiré en dehors de leur au-delà
ils sont venus en traversant la rivière,
massifs, surtout le mâle, suivi par sa meuf
blancs comme neige,
majestueux, sont sortis de leur élément liquide
m’ont regardé allongé dans l’herbe en sandales de campeur allemand
broutant l’herbe à deux mètres
surmontant ma peur qu’ils me broutent les pieds
je leur ai demandé combien de temps ils voudraient être moi
combien de temps je voudrais être eux
Deux jours ou trois ?
Les fillettes se sont approchées
Emerveillées par la proximité avec les longs cous
Je leur ai dit n’ayez pas peur des cygnes
si on ne leur met pas un doigt dans le bec
Ils ne sont pas méchants
Contrairement à ce que dit maman.
Ondulant sur leurs longs cous graciles
à l’écoute de mes divagations reptantes
et bipolaires, saturniennes ze
longtemps sont restés, ces bons signes
Pourtant avec les humains, la diplomatie n’est pas mon fort, c’est un tort que j’ai dans l’os
En face à face non télévisé, un iguane humain allongé, deux petites filles, deux cygnes sans destin autre que d’être cygnes. Je leurs adjoins deux queues de paon croyant bien faire. Une rivière à fort courant, de la forêt aux senteurs de bords de l’eau, champignons, humus, sous-bois, aisselles, des moustiques pour ronger tout ca aux mollets, le tour est déjouée. Submergé par des zestes d’ineffable bonheur. sans arrière-gout d’effaceur d’encre.
Ce n’est pas parce qu’il y a un trop plein de tout que les images ne sont pas d’une beauté impavide de col de cygne
Ce n’est pas parce que nous souffrons d’un trop plein de signes et d’images
Que le printemps n’est pas bien
Et s’il fait chaud sous les aisselles des cygnes
Tout va bien dans le pire des mondes marchands
Marcher dans la rue un jour de rayon de miel
A tranche de lumière épaisse comme une bonne Epoisses au chablis
samovar Ca me va !

Mais c’est parce que le tout est atrocement inéquitable que le capitalisme de merde est ressenti comme le moins pire des systèmes. Or, c’est Dead zone. Menfin traversez la rue à Mumbai ou Shanghai, on constate que le bonus à la remontée de 10 minutes sur une butte en velib est toujours bon à prendre. Et mon moi imémoriel a déjà accumulé 790 minutes de bonus à la remontée, 2765 en 2015. C’est pas bon, ça ?
Mon petit moi intransitif emmerde les signaux négatifs de l’économie. Il aime les cygnes qui viennent près de lui
Comment sortir du binaire lourdingue j’aime j’aime pas, noir blanc, clair obscur ?

En m’unissant avec un cygne naissant qui a traversé son styx
Peut-être pas en string
Car samovar pas
Je reste au bord de l’eau, cygnes partant, je leur fais cygne, je me fais cygne sans faux col. Et quand je tords mon petit cou de volatile pour les imiter, j’oublis le courant du temps. Une pression à col de cygne et j’oublis coulant que j’ai atteint l’âge du faire depuis long tentant. Caresse un doux duvet, fin plumage, ouate de nuage, et sans bémol.
Tout ce que je prend en main, en fait, c’est mon doudou numérique tactile dans cette caverne électrique à l’odeur de champi de Paris. Car je suis un blanc champignon de Paris ci.

Le Périgord, c’est Cro mignon !
Vous savez pourquoi Cro magnon s’appelle ainsi ? Parce qu’en patois du Périgros, un cro, c’est un trou. Et des restes humains ont été trouvés par des archéologues dans le Cro de M. Magnon aux Eyzies de Talhac, l’un des berceaux de la préhistoire française. D’ou Cro Magnon. Et come il faut se magner d’avoir les croc existentiels, ça tombe à pic
Vous avez déjà essayé de tagger les parois d’une grotte muni d’un charbon racorni et de deux ocres jaune et rouge ? Pas évident. Cro Magnon, débarqué d’Afrique dans la Vallée de l’Homme périgourdine il y a 30 000 ans, du côté des Eyzies-de-Tayac et de la Madeleine (c’est de là que vient l’ère du Magdalénien) ne dessinait pas avec ses pieds ! Il a excellé il y a 32 000 ans à Chauvet (en Ardèche, fermée), à Lascaux il y a 17 000, ainsi qu’à Cussac, grotte découverte en 2000, fermée au public. Paraît qu’elle est magnifique, de fabuleuses proportions, avec au moins 2 mammouths géants sur les parois. C’est l’avenir.
Pour aller à la rencontre de l’Homo sapiens, des vestiges de son habitat, de ses activités quotidiennes et de son art, quatre sites proposent depuis 2012 pendant les vacances, quatre ateliers de découvertes à vos enfants et des visites nocturnes à tous. Pour faire danser les formes, juste éclairées par des torches à la graisse d’auroch. Comme Papi Sapiens, qui devait quand même trouver longs les soirs d’hiver avec ses bisons sans rock ni rosé.
Je pense à Chet Baker, la tête qu’il avait à la fin de sa vie, me demande si j’aurais semblable faciès iguane au guano irradiant. Mais sans être capable de jouer la moindre saxo note.
Lascaux l’originelle a fermé en 61 : trop de visiteurs, de champignons perturbateurs. 40 % a été reproduit à Lascaux II en 83, grotte artificielle, en fait un long boyau de béton, un estomac à longs prémbulles. En 2015 ouvrira un nouveau site, Lascaux IV, qui scénarisera la totalité des œuvres avec plein de dispositifs tactiles multimédia dia dia dia dada pourmettre les doigts dans la prise de savoir
En complément, le Thot Espace Cro Magnon, propose juste à côté des scènes rupestres grandeur nature. Et un beau parc où l’on voit les descendants des animaux peints, rennes, cerfs, (sauf les mammouths, qu’on a pas encore clonés au bar, mais ca viendra d’ici 25 ans). Exemples d’atelier ? Art pariétal, module de fouille archéo (à partir de 7 ans), initiation au tir au propulseur ou aux techniques de feu. Au site du Tautavel, y’a même un championnat du monde de lancer d’armes préhistoriques.
N’oubliez pas les abris de Laugerie basse dominant avec aplomb vallée de l’Homme et Vézère. Le guide, chercheur au CNRS, sait y faire parler les sédiments et décrire la vie sous abris de nos sdf d’ancesters. Les hommes de cro y en changaient jusqu’à 15 fois par an, ils étaient pas fixes, ils venaient d’Afrique y’a 32 000 ans. Ils avaient d’abord graffité la grotte Chauvet à leur arrivée en -32. Puis, en -17000, celle de Lascaux. Marrant de constater au passage qu’il s’est pas écoulé plus de temps entre ces deux que jusqu’à maintenant.
Pour finir le cycle, on passe à côté à la Grotte du Grand Roc, riche de concrétions triangulaires et tiges excentriques. Sans oublier Commarque : à la fois un village médiéval fortifié réel pour jeux de rôles, avec option falaise bardée d’habitats troglodytiques. Y’avait 500 habitants dedans. qui se sont volatilisés vers 1508, personne sait pourquoi, raconte Hubert de Comarque, vieil aristo qui a tout retapé et nous cornaque.
En subsiste la falaise percée d’innombrables rectangles troglodytes ,baignée par la lumière du périscope, pardon, du crépuscule. Elle est plus belle, mais Linda, que tout ce qui sera dit.
Y’a aussi à Commarque une grotte préhistorique classée… X : Cro Magnon y a dessiné plein… de vulves, vraiment comme les graffitis des chiottes d’aujourd’hui et d’hier. Ne reste plus qu’à passer à table au restaurant des Glycines. Car de gourmets le Périgord n’est pas non plus avare… allez, une bonne brouillade d’œufs, une truffade, et me voilà réconcilié avec ce putain d’univers.
Deux verres de vin blanc, un Bergerac fruité comme la perspective d’un amour, et je tolèrerai les traces sales de l’aube cosmique, quelques centaines de millions d’année après le putain de big bang cyclopéen.
Et même les enquêtes menées sur le mystère du naissant par des télescopes géants dans les déserts chiliens sont bonnes à prendre, elles aussi, avec passion et effusion thermonucléaire du grand saissisant, de l’infime incandescence. Remettez nous 3 naines rouges et autant de trous noirs pour y lire l’avenir dans la marrrre aux kro-nouilles!

Petit documenteur
Depuis dix ans, les chercheurs exhument chaque jour les traces, ténues
ou imposantes, souvent complexes, de ces sociétés, qui se succédèrent entre 800 et
52 avant notre ère.
Dès sa création, en 2002, l’Inrap réalise des découvertes majeures. Celle de huit
cavaliers gaulois, inhumés avec leurs chevaux au pied de l’oppidum de Gondole,
dans le Puy-de-Dôme, est spectaculaire, mais elle reste énigmatique : s’agit-il de
guerriers, accompagnant leur chef dans l’au-delà, comme l’évoque Jules César ? Je pense à cette esclave enterrée juste à côté, morte d’épuisement comme si souvent. Et je me dis, que l’heure de pointe, bon, ca va aller. Mais j’en ai marre des métroboyaux ; bouchez-les !

La mise en place de nouvelles méthodes, au premier rang desquelles la
mécanisation des fouilles, permet à l’archéologie préventive d’appréhender
d’immenses emprises, à l’instar des 300 hectares étudiés sur plateau d’Arras… Les
occupations humaines y sont très denses : un établissement gaulois tous les 300 ou
400 mètres. Des établissements agricoles, simples fermes ou résidences
aristocratiques, jusqu’alors inconnus, sont mis au jour. En 2009, une de ces
puissantes fermes – à Laniscat, dans les Côtes-d’Armor – a livré un exceptionnel
trésor : 545 monnaies d’électrum, un alliage d’or et d’argent.
Au-delà de la fouille des bâtiments, les chercheurs intègrent désormais ces habitats ruraux dans le parcellaire et perçoivent leur organisation territoriale.
Vers 150 avant notre ère, le phénomène urbain apparaît, des villes se
parent alors d’enceintes et de remparts. L’Inrap vient aussi d’achever la fouille
d’une de ces villes : l’oppidum de Moulay, en Mayenne. Capitale du peuple des
Diablintes, avec ses 135 hectares, soit près du triple de la superficie d’Alésia,
Moulay est une des dix plus grandes cités de la Gaule indépendante…
De grandes nécropoles, contenant parfois plusieurs centaines d’individus, ont
également été étudiées, comme celle de Bondy en Seine-Saint-Denis. Au travers de
la fouille de sépultures des élites gauloises, recelant des symboles de prestige –
char, armes ou importations méditerranéennes – les archéologues perçoivent la
hiérarchisation sociale du monde gaulois. En dix ans, les équipes de l’Inrap ont
découvert plusieurs tombes « à char », dont celles d’Attichy dans l’Oise, d’Orval
dans la Manche, de Livry-Louvercy dans la Marne, ou de Vasseny dans l’Aisne…

La mise en évidence de sanctuaires gaulois est récente. Celui de Bessines près de
Niort, est composé d’un vaste enclos sacré, entouré d’un fossé dans lequel ont été
jetés les armes d’un trophée guerrier, des bijoux, des restes humains mais aussi les
vestiges de banquets rituels.
En2008, un extraordinaire dépôt d’armes et d’instruments de musique (carnyx) était
découvert dans le sanctuaire de Tintignac en Corrèze.
Vous trouverez ci-joint une invitation presse à une dégustation de vins des Bouches-du-Rhône et de nombreux produits régionaux médaillés lors du Concours Général Agricole 2012.
L’occasion de rencontrer les médaillés du et passer une agréable journée en découvrant les diverses saveurs de terroir-caisse de la région PACA : huile d’olives, miels, fromage de chèvre.
Coucou Michael,

Bon bon finalement je m’en suis bien sort mardi soir, tandis que tu gardais ta fille,
pour mon quota de sortie de post-ado fitzgeraldien
Rêvant sa vie Chimère aussi grande que les (di)amanst du Ritz :

Rue Royale au 6, Haviland et Ritz, les 100 ans : j’ai papoté avec Michel Roth, chef ** du Ritz, au chômage technique jusqu’à sa réouverture en décembre 2014, après 26 mois de travaux…

Puis, une fois bien allumé au champagne, je file à pied à la JCDC after show party esmeraldorado @ Silencio rue Montmartre, histoire d’y être allé un jour. Une jeune fille berlinoise de la moitié de mon âge me laisse gentiment rentrer sans liste. Très bonne musique toute la soirée, je bois bcp trop, j’explique à Jean-Charles de Castelbajac, en montant à côté de lui sur la scène, que sa collection, vue en salle de projection du Silencio plus tôt (défilé à l’Eglise Réformée de l’Oratoire du Louvre), ressemble beaucoup trop à du Paco Rabanne. Il me dit, logique, j’y ai travaillé cinq ans, de 1991 à 95.

Je lui dit, ah, c’est donc ça ! J’enchaîne à présent en pontifiant à son oreille, tendance con lyrique : pour moi, dis-je, « il faudrait y mettre plus de Medina, de Fernando Pessoa, de bleu divin ». 2 minutes plus tard, je reviens à la charge en ajoutant : « … Et plus de Kafka, de Kerala ».

Pas contrariant, Jean-charles répond « Oui, bien Sûuuuuuuuuuuuuuur. ». On rigole bien de l’oeil, amusés. Je redescends en même temps que lui sur la piste, on danse par hasard l’un à côté de l’autre, Du coup, moi, alias fil de fer famélique, on me sourit;
des mannequins de 1m 50 à 3 mètres de hauteur dansent autour de moi en constellation, en finition sourire banane. La consécration paillettes d’un sacré adulescent du soir, beau tourbillon billard…
Je discute avant et ensuite avec un immense jeune relieur de livres très sage, qui dit qu’il aime Barrès (Maurice, écrivain âgé plutôt chiant, pour moi) qui travaille et habite dans l’église Saint Germain des Prés. On part ensemble en quête d’un Velib rue Montmartre, il s’inquiète pour moi à vélo, je le rassure en disant que roulé Vélibourré, je sais faire, ce qui est exact : au pire ai-je frôlé quelques arbres sous le métro aérien en juillet à 5 heures du matin, mais jamais chuté. En fin si, par la suite, une fois.

Au passage, je je lui fais sobrement part de l’existence de mon crédit temps de 1000 minutes accumulées en deux ans sur compte Vélib (eu égard aux 15 mn de bonus à chaque remontée sur notre bien aimée butte Chaumée, pardon Chaumont). Je lui raconte l’histoire du vélibeur mythique qui serait allé jusqu’à Trouville à vélo avec ses bonus. Ce qui est vrai, tiens il connaît cette anecdote !

Je remonte ensuite à Velib histoire de dégriser la bête. Comme j’ai chaud, j’enlève le pull Lacoste bleu ciel tendre, qu’un producteur de champagne de négoce m’a offert en mars lors de son invitation dans son chalet à Courchevel. Avec dégustation de repas tout champagne dans deux restaurants étoilés, ainsi qu’en altitude pour évaluer coment réagit la bulle à la pression (à 2800 et 2400 mètres, à 11 h du matin, beau souvenir). Heureusement que je skie bien tendance passe partout sans grâce. C’est sa femme Marie, responsable du marketing com, qui m’avait offert le pull le dernier soir. Un beau souvenir, ce petit pull Lacoste très bourgeois, avec dans le dos discrètement brodé la marque de champagne.
Arrivé avenue Bolivar, après un arrêt eau le long du canal, vers 3 heures, je repose le vélib et rentre chez moi un peu dégrisé, résultat atteint, comme à chaque fois.
Le pull est resté sur le caddie, merde ! Bilan : un demi-vieux, quart de mondain, à l’IMC proche du néant (une cinquantaine de kilos tout habillé) pérore avec un styliste connu, admiré d’ailleurs pour son élégance et aussi sa propre prestance.

Profite bien de sa soirée, sourit à plein de mannequins, boit trop (comme s’il n’avait pas de lendemain), Manneken pis en revenant, oublie son pull sur le caddie du velib een haut de sa montée vers les Buttes, évidemment. Car l’imbécilivre du début d’automne encore doux a toujours chaud ( pense peut-être, confusément, qu’il a encore gagné son 1/4 d’h de bonus Velib+ après la remontée ), et perd son lathym de cigalé d’été dans les latrines du réel. A moins que ce soit en vitrine du réel, pèle-mêle, parmi les sensations d’un jour de son existence.

Tôt dans la matinée, à la station Velib située juste à gauche à la boulangerie du square Bolivar (fermée le mercredi) , quelqu’un, de très pauvre j’espère (pour que le conte de faits soit complet), a gagné un beau pull bleu en partant à vélo dans la fraîcheur d’un matin d’octobre. Où les cigales ne chanteront plus cettte année-là.
La la- La- La !
La la- La- La !
Tra-la la
Las
la
Ah,
ma tête
Le lendemain.
donner au centuple
envier le Centaure dans sa force
Vouloir être Hercule plutôt qu’un ver
En boire trop, du coup,
compenser
dépenser ensuite son carbone
.

Publication d’une étude en novembre 2012 du site de Velib sur les bienfaits du vélo à l’horizon 2020, non moins radieux
L’étude est bien gentille, tendance un avenir radieux à vélo, mais un peu orientée :
En Ile de France, je veux bien espérer de tels bénéfices. Mais dans Paris, il faudra une étude sur la cohorte de 20 000 vélibeurs suivis 15 ans pour étudier les répercussions des effets secondaires exacts des particules fines et autres saletés délicates générées par les motorisations antiques, les camions, qui continuent à être acceptés dans Paris pour ménager tous les lobbys.
Le rêve à vélo, c’est bien bô comme com, mais on ne m’ôtera pas de l’idée que si l’on ventile trop à Paris à vélo, les effets nocifs sont certains à moyen terme.
Ce qui n’empêche que je suis très content d’en faire, du vélo. Mais jamais sur les grands boulevards, et avec en tête l’ombre d’une zone grise collatéralle, d’un non dit sur la pollution faute d’études, qui viendront plus tard.
Et une tendance à haïr les innombrables scooters et motos, qui, eux, ne font pas de vélo !

43 ) Peut-être ne suis-je pas …
Petit cadeau
lien à la fin

Peut-être ne suis je + L’infini
tant pis

P…
Va…
Peut-être ne suis je
Que l’ombre de sa vie
Aussi longtemps
Qu’elle tendra vers

plus l’infini
Peint en noir sur fond bleu
Mon pouce droit faisant foi
J’serai pas venu pour rien

Riant manta, raie biolescente
mantra faisant froid
En fin de partie
Valoir la peine
du luxe
D’avoir existé
De mise toujours
Sera.

Au jardin, j’courai bien
Bourgeonnant d’nouveau malgré
Moi en cinquantième printemps
Tandis que d’autres encore
Bougonnant de bon matin
Rangeant leurs effets personnels
Pour la huitième fois de la semaine
Pour faire bon ordre dans leur passé
Compenser le désordre de leurs pensées
Vieillissantes par l’ordonnance serrée
De leur cadre de vie

Peut-être ne suis je + L’infini
1000 ans après Marignan
Son panache blanc en 1515
Faisant foi d’écume/
Cétacé !
Pourvu que ça recommence
Encore un corps
Et j’aurai atteint ma vitesse de libération intérieure
Dans de beaux draps
Tant qu’à faire.

Dans de beaux bras à rêver
Pour l’éternité
terne
Tandis que je me gare sans permis
l’infini me traverse
sans crier gare

Ps : plénitude d’avoir atteint ma vitesse de libération intérieure
En arrivant en gare de Roquebrune
Cap Martin
http://www.capmoderne.com

Ce moi qui naît sans cesse
en cap moderne
sans coup férir

45) Réseau de plus
Inspiration crypto-paranoÏaque:

On se sert tous les uns des autres en milieu urbain. Les amitiés d’enfance et d’adolescence sont sincères et gratuites pendant le développement de la personnalité, puis on grandit. Passent peu à peu les années de la vingtaine pendant lesquelles, après les études, on se socialise. Aprés quelques années de monde du travail au quotidien, on est plus tout à fait pareil. Ce qui change, c’est qu’on est plus maître de son temps et, surtout, qu’on regarde les autres d’un autre oeil. Il a fallu se coltiner les relations policées ou tout simplement hypocrites avec une masse de col-
laborateurs, comme dit l’époque, un paquet de gens parfois sympatiques et souvent insipides qu’on accepte tels qu’ils sont pour developper le travail d’équipe, pardon, la synergie. Avec la trentaine, on a généralement de moins en moins de temps à consacrer aux autres comme à soi -même. On produit et on s’en trouve bien content car le loup des contes de fées contemporains, le chômage, rôde dans un brouillard médiatisé qu’on nomme la crise. Mieux vaut produire quelque chose qu’être une compresse stérile à la « NPE », pointant son angoisse et ses allocations régressives.
On a moins de temps pour les autres qui, dans le jeu social des grandes villes, deviennent des noms sur les pruneaux d’agenda. on se voit en fin de semaine avant que ca recommence « comme un Lundi »…
Une fois au chômage, on suit un stage dans un cabinet de consultants qui vous apprend que l’ensemble des amis et des relations, qu’on nomme le réseau, est trés important pour retrouver du travail.Avec cette fichue inflation d’êtres qu’on nomme «l’Inhumanité, SA, six milliards d’abonnés », il est difficile de convaincre les employeurs potentiels que sont le dentiste, le voisin ou telle société qu’on est le meilleur. Donc, il faut travailler le réseau et considérer ses amis et relations d’un oeil neuf. Qu’est ce qu’is peuvent apporter à une campagne active de recherche d’emploi ? Telle est la question. Méditant cette vérité aux cabinet « chiottes Consultants »; il se demandait comment exploiter son réseau de metropolitain (habitant de Metropolis), n’aimant pas trop l’idée de se servir des autres. Les amis de Tchekov sont mes amis. Ceux de Franz K. lui ont bien permi de retrouver un travail épanouissant, pourquoi n’en serait t’il pas de même pour moi?
C’est quand on devient adulte qu’on perd ses illusions, paraît il. On constate aussi que le commerce des autres fait perdre en sincérité ce qu’on est supposé gagner en « règles du jeu social ». Pourtant, tout n’est pas noir, loin s’en faut et les jours de Juin sont les plus longs de l’année, n’est il point?
Des amis, j’en ai quelques uns mais chacun se fraye son parcours en hors piste, sur les vertes ou les noires. Les réunions se passent à donner des signes de son évolution, de ses progrès. Qui stagne ou n’a rien à déclarer se sent vite hors-jeu, un peu médiocre aussi. Les anciens soixante-huitards ne sont ils pas devenus des capos efficaces de l’esprit d’entreprise?
Donc, selon la morale du temps, se servir des autres n’est pas opportuniste mais sain, positif comme une cravate sur une publicité urbaine. Ca pue un peu ou je sens le rance? Qui frôle le bas-coté de la route, jeté aux orties des 30 années ou on construit sa vie avant d’attendre la retraite, le quatrième âge et l’étreinte des pissenlits aux neiges éternelles. Ou sont les pactes Faustiens qui permetent d’esquiver l’horreur positiviste du meilleur des mondes?
A leur place, moult slogans. géant, j’ai envie. gerbais, j’en veux… au monde.
Ce soir, je vais donc me reservir une tranche de réseau. Plus précisément, une coupe de Champagne à la main, je me dandinerais comme un personnage souriant et spirituel.

46) Artistes cherchent squatt dans immeuble de caractère
Le squat le plus tape-à-l’œil de la capitale aura vécu moins de 100 jours. Du 29 mai au 3 septembre, jour de leur expulsion transformée en happening sur la place de la Bourse, 50 artistes se sont payé le luxe d’occuper un immeuble hausmannien de 5000 m2, propriété du groupe d’assurances Axa et ex-QG du Club Med. Qui plus est, juste en face de l’AFP, ce qui mit du beurre dans les haricots du squatt le plus médiatisé du moment. Des ouvriers d’un chantier voisin leur ayant offert de la peinture, ils transformèrent bien vite les murs et le lieu en maison de la culture alternative. Des graffitis géants détonnant sur les facades bureaucrates, des installations in situ au rez-de chaussée, dans une ancienne agence bancaire reconvertie en courbe imaginaire de l’indice « Crack 40 », une étable tendance « Crad-art » reconstituée dans l’ex-loge de concierge… autant de déclinaisons d’une liberté et d’une ardeur juvénile hélas peu compatibles avec l’esprit de sérieux du quartier. Chaque étage avait son style, peinturlureur ou plasticien; Au premier, le « musée Igor Balut », imaginé par l’artiste Gaspard Delanoë, offrait une accumulation d’objets, d’affiches et de collages dignes d’un Facteur Cheval recyclé pop-porno. Cols-blancs, secrétaires et voisins venaient goûter ce mélange de genres à l’heure de la pause-déjeuner. Evidemment, tout cela n’était pas très couleur locale. Les riverains du palais Brongniart grognèrent, la mairie du IIe arrondissement s’empara de l’affaire et la maréchaussée mit un terme légal à l’aventure des insurgés du Bateau-Lavoir boursicoteur. Mais qu’importe, puisque le collectif Yabon Arts, sous la houlette du plasticien Franck Hiltenbrand, n’en est pas à son coup d’essai : Réclamant des ateliers gratuits ou bon marché depuis 1991, il s’est fait une spécialité d’occuper des coins stratégiques de Paris: entre autres, un immeuble classé en face du musée Picasso, rebaptisé, en verlan, galerie Socapi. Cette fois-là, ils avaient tenu 7 mois ! Les expulsés sont sur le point de trouver un petit phalanstère pas piqué des vers pour se tenir au chaud pendant l’hiver, « Peut-être près du Louvre, ou de l’Élysée… ». Mais n’allez surtout pas le répéter…

50) En souvenir d’un Charles photographe, petit fils d’un historien académicien, de sa maison de famille à Céret, près Collioure.

• Quand les cieux et les ciels
• s’enfouissent dans les océans.

• Quand les apparences des airs
• rejoignent celles des mers.

• Les nuages roses, aubes,
• oranges, crépuscules,
• devinent l’écume des soirs.

• Les éléments, à leur surface,
• crinière volatile, bleu des jours
• et d’innommables cimes
• sont autant de lames
• mises à sac
• dans tant de ressacs.

• Là, des houles lumineuses et
• des boules nuageuses,
• foule de flocons,
• de duvets soyeux
• qui découlent de la houle.

• Point de foule, non.
• Sky reaching sea,
• my son, nuages
• d’une lave évanescente.

• Vents immobiles,
• Suspension d’un instant,
• âmes nomades sillonant
• la Tramontane.

• Ah, se tailler,
• à Tayet, moult silex
• pour nourrir les feux intérieurs
• s’élevant dans le ciel
• à la croisée du jour
• et de la nuit.

• Me ciel qui veut.
• Rien de plus éloquent
• qu’un soleil,
• naissant ou couchant.

51 ) Un peu de réel :

DJD n°17
Rubrique Vie quotidienne : 3 feuillets (4700 signes)

Une journée avec

Johanne Lampacaës,
chef d’atelier voitures
à l’établissement de maintenance du matériel remorqué
de Clichy

CENTRALE, 1997

L’établissement de Paris-Saint-Lazare englobe toutes les activités de maintenance du matériel remorqué, qui sont réparties sur quatre sites géographiques : Clichy, Val-Notre-Dame (VND), Paris S.L. et Mantes. Le site de Clichy, situé à 5 minutes de train de Saint-Lazare, assure la maintenance du Matériel roulant voyageurs Ile-De-France et grandes lignes. D’une part, de façon préventive, afin d’éliminer les risques d’incident avant que les dégradations liées au service ne viennent les entraîner et, d’autre part, de façon corrective, pour réparer les détériorations accidentelles. Ce site gère aussi la programmation et le suivi des opérations de nettoyage effectuées par des entreprises sous contrat. Les 80 agents de l’atelier Trains travaillent sur les rames complètes. Johanne Lampataës, chef de l’Atelier voitures, dirige les 70 agents qui effectuent la maintenance sur les voitures sorties de rame, qui ont été isolées.
Le parc en gérance est de 734 véhicules répartis comme suit : 316 voitures Corail Grandes Lignes, 76 voitures Régionales et 352 lle-De-France, pour le trafic banlieue (les rames inox ou celles à 2 niveaux, couleur bleu-blanc-rouge).

7h 30.
Je lis mon courrier interne, puis je prends connaissance du nombre de voitures qui sont rentrées ce matin pour une visite hors-rame et pour un dépannage. A priori, c’est une journée bien chargée qui s’anonce ! Je passe dire bonjour à mes chefs d’équipe et vérifie avec eux si tous les agents sont sur le terrain. L’atelier que je dirige comprend l’unité dépannage électrique, la section aménagement de portes et celle de la mécanique des freins et de l’appareillage.

9h 00.
Je vais à la réunion de production, que nous appellons « la messe ». En compagnie de mes 5 chefs d’équipe, des chefs de section et de nos collègues de l’unité opérationnelle technique et logistique, nous évaluons les besoins de l’approvisionnement. Nous faisons le point sur l’avancement des travaux sur les voitures et sur les besoins en transports. Je vérifie que les délais de maintenance du mois en cours sont bien respectés et je propose un calendrier prévisionnel des réparations les plus importantes.

10 h 00
J’anime deux réunions. La première concerne la prévention des risques dus à l’electricité sur le matériel roulant. Après avoir passé en revue toutes les procédures, je m’assure que, lors d’une intervention, tous les agents recherchent et localisent les défauts de fonctionnement après avoir condamné les sources de tension. Je rappelle les mesures complémentaires de sécurité. L’autre réunion est consacrée à une présentation aux jeunes embauchés du risque amiante. Puis, je fais passer un entretien de recrutement à un jeune (qui possède un bac micro-mécanique) pour un poste de mécanicien-leveur. iI devra participer au levage des voitures en vue de remplacer les essieux et procéder à des examens non-destructifs sur les roues (au moyen d’une technique d’ultrasons). Nous avons aussi un poste de « caissier » à pourvoir: Lui devra travailler sur l’aménagement intérieur des caisses, c’est-à-dire des voitures.

14 h 00
Après avoir obtenu toutes les informations nécessaires, je fais de la simulation sur logiciel : j’actualise tous les paramètres de l’enchaînement des taches, de l’utilisation du matériel et des ressources humaines sur un mois complet,dans le cas de figure d’une visite de routine, avec un soufflage, un démontage et un remontage. Je vois si ça passe ou s’il faut ajouter un agent, voire modifier la date prévue. L’objectif est de réduire la durée d’immobilisation des voitures : ce sont les orientations du projet grandes lignes-rames-bloc. J’édite un compte-rendu pour mes chefs d’équipe et pour ma hiérarchie.

15 h 00
Je participe à une réunion de réflexion avec des cadres et des agents de maîtrise. Nous tentons de déterminer les tâches que nous pourrions confier à une personne handicapée, pour la création d’un poste. Puis, je retourne dans mon bureau pour effectuer le suivi de production de tous les indicateurs, les taux de satisfaction client pour l’éclairage et le chauffage, à partir des bons de signalements présents dans chaque voiture. Je m’occupe des tableaux de bord de l’établissement. Je suis les anomalies de circulation : les incidents électriques, les défauts de fermeture des portes et les pannes du système automatisé KVB, qui, au niveau de la cabine de conduite, enregistre les vitesses et les temps de ralentissement.

17 h
Aujourd’hui est un soir de grand départ, pendant les vacances scolaires, et je suis d’astreinte pour le week-end. Pendant 2 heures, je me rends à la gare Saint-Lazare avec une quinzaine d’agents. Nous dépannons plusieurs rames dont certaines voitures sont immobilisées, suite à des avaries. Cette fois-ci, c’est un problème d’éclairage sur une voiture, de chauffage dans une autre. Toutes les réparations nécessaires sont faites en 75 minutes. Une autre voiture est condamnée par sécurité : c’est toujours le cas quand des vitres ont été brisées; nous en remplaçons cinq en urgence, pour limiter l’immobilisation au strict minimum. C’est d’abord une question de sécurité et de confort pour les clients, mais aussi de coût. Très fréquemment, nous devons faire remplacer les banquettes qui ont été lacérées sur le réseau banlieue. C’est le travail de la sellerie. Mes agents vérifient aussi que les toilettes sont en bon état de marche. Dans le cadre de notre contrat avec le commercial, nous devons fournir 29 rames sur 29 le lundi matin. Mission accomplie. la journée s’achève sans que j’ai été appellée pour intervenir suite à un déraillement ou à un accident de personne… mais cela aurait pu arriver.

52) Recette du croustillant financier de Catherine et Danièle Dorléans, Recette du financier

Mélanger :
100g de farine
100g d’amandes en poudre
300g de sucre
une pointe de vanille
7 blancs d’oeuf
jusqu’à obtenir un mélange homogène bien lisse

faire fondre 175g de beurre jusqu’à ce qu’il ait une couleur et une odeur
noisette (un peu bruni)
la cuisson du beurre fondu noisette est un des éléments essentiels de la
réussite du gateau, car il donne un gout noisette
ajouter ce beurre fondu dans la pate en remuant pour ne pas que ça fasse
cuire les blancs d’oeuf et en étant extrèmement prudent à l’égard des
giclures de beurre fondu midames i méssieurs

beurrer un moule (encore un peu de beurre midames i méssieurs)
verser la pââââte
parsemer d’amandes éfilées et saupoudrer de sucre

mettre à four moyen/chaud genre 6/7 pendant 20 minutes
si le four chauffe marcel fort, mettre le compte minute sur 15 minutes pour
vérifier si ça ne suffit pas
attention, la cuisson du gateau est le 2ème élement essentiel de la
réussite du gâteau
Piquer avec un couteau, dès qu’il ressort juste avec des petites boulettes
dessus genre pâte cuite mais pas trop, c’est bon

il doit être bruni sur le dessus sans plus comme vous l’avez toujours vu
depuis que vous en mangez…

53) Mes sucres de prédilection

Trains, hôtels, avions, cafés, restaurants, chambre d’hôte, aéroports, partout où je passe, j’aime à prendre quelques sucres emballés, que je diluerai ensuite dans mes cafés après les avoir deshabillés. Avant de les éplucher, je regarde l’adresse et la raison sociale qui figurent sur l’emballage de papier et cla me remémorre tel ou tel déplacement. Le vice de forme est que j’en garde certains religieusement, tant leur signifié me plaît. Je possède donc encore des rectangles de sucre datant de l’exposition universelle de Lisbonne en 1998, d’un voyage en Thaïlande en 1995 ou d’un bref séjour à Manosque en 2000. Ce n’est pas une collection, car ils sont solubles par nature, mais leur quintessence m’est chair, puisque je suis pâte à sucre en diable.
J’ai notamment un faible pour les sucres belges, bruxellois ou brugeois. Exemples.
Jovado KOFFIE
Monnikenwerve 14-16
8000 Brugge
Tél.050-32.38.74
Je ne sais plus du tout ou se trouve Monnikenwerve, mais j’ai l’impression d’avoir bien connu la werve de Monique jusque dans ses recoins les plus intimes.
Et j’y retournerai peut-être un jour
Ou du moins
Au moment où disparaît
Ce petit vestige de voyage,
Englouti dans la noire amertume
Qu’il a pour mission d’adoucir
Réapparaissent dans un éclair mémoriel parfum café
Les moments que j’y ai passé.

Ces sucres sont aussi l’occasion de replonger dans mes confluences familiales (tant portugaises qu’allemandes et françaises) et professionnelles.
Il paraît que l’écrivain Marguerite Duras, pourtant richissime à la fin de sa vie, prenait des sucres dans les cafés par avarice, histoire de se faire un petit bénéfice. Cette anecdote est rapportée dans un livre sur la radinerie paru début 2003. L’auteur-narrateur y raconte beaucoup de petits traits d’avarice la concernant où je me retrouve parfois, moi qui ai, bien malgré moi, hérité des 2 formes d’avarice de mes géniteurs, et surtout de celle de ma mère, prompte à l’économie névrotique because enfance malheureuse et fauchée…

Echantillons portugais :
Delta
A Verdade do cafe
Ce qui veut dire : la vérité du café : tout un programme…
Celui-là, je l’avais pris sur le comptoir d’une pastelaria lisboète où des cols pressés bleus et blancs avalent debout, vite fait, un Galao (café au lait servi dans un haut verre transparent) et une patisserie-viennoiserie avant de filer au boulot. Souvenirs de tassements de gens entre 8 et 9 dans cette petite brasserie près de l’appartement familial, dans le quartier populaire de Picheleira où ma mère est un peu connue comme Folle de Chaillot de passage chaque été. Non, j’exagère, elle est surtout connue pour avoir essayé de faire interner à moult reprises son voisin de palier, un vrai fou de 45 ans qui vit seul avec sa mère de 88 ans, qu’il persécute faute d’autre souffre-douleur existentiel. Ce con met la radio toute la nuit en gueulant des trucs sans queue ni tête (quoique) à tue-tête. Il passe régulièrement se faire essorer à l’asile du coin, mais en ressort quelques jours après, au grand désespoir voisinal. Il paraît qu’il est en rechute permanente.

Un autre dans le réseau des Pousadas de Portugal, c’est-à-dire l’équivalent des chambres d’hôte de charme et autres Relais & Châteaux, où nous fîmes de jolies traces d’eau au bord de piscines en haut de collines.

Echantillons français :

Café Ruthéna
Rodez
Inséré dans un logo rond solaire jaune. Je me souviens que je l’ai pris pendant un reportage automobile sur la Formule 3 sur le circuit d’Albi, près de cette jolie cité perchée au bord d‘une rivière, Toulouse-Lautrec y gît en terre.
Comme dit le message sur l’emballage : Grillé en Aveyron, Sa qualité Fait son renom

Les sachets paille des Cafés Ruthena, « grains de plaisir » grillés à Rodez, Aveyron, j’en ai repris quand je suis allé à Rodez en mai 2003 pour suivre la transhumance des vaches de race Aubrac vers leur estive sur les monts Aubrac. Cette marque de sucre me renvoie au fait que les habitants de Rodez sont les ruthénois et que 3000 d’entre eux m’ont empêché de retourner à mon hôtel en voiture à cause d’une manifestation sur le parvis de Notre-Dame de Rodez, la cathédrale de service, pleine des râles cégétistes le mardi 27 mai vers 18 heures. Le ton de harangue des meneurs syndicaux au micro m’écorne toujours autant plus je les entends. J’aurai envie de les griller, de les torréfier comme des sauterelles sucrées-salées. Ca me rappelle aussi à présent que je suis allé à Rodez en Fokker 100, c’était mon premier, j’en étais content comme un enfant. Et que j’ai du y passer une nuit de plus car mon vol retour prévu pour ce mardi soir a été annulé à cause d’une grève de contrôleurs aériens.

Café André
Guigamp
Le bon café depuis 1911
Tel 96 43 73 27
Pris à la faveur d’un reportage en Côtes d’Armor durant l’été 2002, tous frais payés par le comité départemental de tourisme suite au partenariat noué par mes soins pour un sujet touristico-gastronomique sur la coquille Saint-Jacques de la baie d’Erquy. Le « cdt » avait bon goût en matière hôtelière et restauratrice. Merveilleuse dérive de 4 jours à sillonner ce département avec le photographe, de Ploumana’ch aux fantastiques chaos rocheux à l’île de Bréhat (où il pleuvait des cordes), en passant par Saint-Brieuc ou Erquy, où j’étais allé en vacances avec ma petite famille et mon fils Alexis un mois plus tôt, sans oublier un passage savoureux dans un petit restaurant** étoiles au Michelin de derrière les fagots, tenu par Jean-Pierre Crouzil, aimable et pour une fois aussi spirituel chef- cusinier sis à Plancouët depuis 1972. Absence de dieu que c’était bon !

Groupe et Casinos Partouche
Ceux-là, j’en ai 3, j’en ai bu 2, je les avais eu au Mercure de Nancy, une vilaine barre appartenant au même groupe Accor que les casinos Partouche, où je ne suis jamais allé, faute
1) d’attrait pour le jeu
2) d’avoir suffisamment de cartouches.
En revanche, ma chambre au Mercure, toute de baies vitrées condamnées (toujours pareil dans ces hôtels à l’américaine) donnait sur la brasserie Excelsior, un bel immeuble nancéen de style Art Nouveau, qui me donnait l’impression d’être plus à l’est, à Munich ou à Vienne. J’avais mangé en mai 2003 dans ce très beau cadre perdu dans le temps, avec vitraux de Grüber, lampes aux formes florales de Gallé et rampe d’escalier, de style postérieur, art Déco (construite, elle, 40 ans après l’ouverture du lieu par le fils de Victor Prouvé, Jean, également concepteur à la fin de sa vie des arrondis vitrés du Forum des Halles parisien, temple consumériste à rats disséminés de H&M à Zara, via Muji et Habitat). Bouffe correcte sans plus, caractéristique des établissements du Groupe Flo, : Beau décor bourgeois et assiette décevante.
Mais revenons aux casinos Partouche, dont la consonance évoque pour moi une bande de flambeurs passés écumant leurs chiffres d’affaire et leur croissance à 2 chiffres des bonnes années sur les Côtes d’Azur et Deauvilloise.

Suiker Douwe Egberts,
Utrecht, anno 1753.
J’aime bien le tintement à l’oreille de Sui-ker (néerlandais). Cette légende me donne l’impression de provenir d’un tableau de maître hollandais, Utrecht, vous pensez ; la contenance de 5 g est indiquée. Précision toute nordique.

Illy
Attention, le sucre banal s’est transformé en :
Zucchero semolato setacciato extrafine, solubilita immediata,
Immediatly and totally soluble sugar
Ce sucre synonyme de qualité à l’italienne est habillé dans un vrai emballage techno. C’est un vrai packaging, plat, rectangulaire, très début de vingt-et-unième siècle. Plastifié, discrètement argenté. Not to be sold Separatly, of course.
Comme il est produit par Figli di Pinin Pero & C. Spa à Nizza Monferrato (Italy), je me dis qu’il a été designé par les fils de Pinin Farina, certainement en même temps qu’un bolide de course automobile, le sucre Farina, ça sonne bien pour adoucir l’expressi avant de s’élancer sur le basalte afin de prendre la tête du Grand Prix, non ?

Les Cafés Malongo
Me rappellent la robustesse un peu âpre d’une force de la nature africaine. Puis, tout en vrac, la noirceur luisante, l’ébène, la chaleur brillante sur des peaux satinées d’élégantes ethnies africaines, la savane, Salambo de Flaubert, mon voyage au Kenya, le grand Peuhl de 2 mètres d’une folle élégance naturelle qui me conduisit à notre case au Kilimandjaro Lodge au pied de la montagne éponyme. Cela me donnait, non pas le peuhl susnommé, mais cette belle dérive kenyane en van jusqu’à la montagne, en provenance de Monbasa, via la rouge et lunaire région rocheuse de la Rift Valley (berceau présumé de l’homme préhistorique) et la réserve d’Amboseli l’impression d’être pour une fois dans la peau de l’écrivain Hemingway (plutôt que dans celle d’un correspondant téléphonique devenu journaliste dans la presse d’entreprise. L’écrivain adorait venir chasser sur les belles réserves de plus faibles grands fauves que lui (parfois moins portés aussi sur les alcools forts). C’était pour moi un cheminement de l’ordre d’au dessous du Kilimandjaro plutôt qu’Au dessus du volcan. Je me souviens que j’avais fait mettre au frais par le barman de cet hôtel à l’architecteure sur pilotis marquée sixty-savanière une bouteille de champagne millésimé 1993, amenée par mes soins jusque là de France pour des raisons de qualité supérieure et de prix inférieur à ceux pratiqués pour pareil breuvage en pareille contrée.

Et puis aussi, par association d’idée, Robert Mugabe, dictateur fort de café et le fameux combat disputé à son époque (vers 1973) dans le stade de la capitale kenyane par le boxeur Cassius Clay devenu Mohammed Ali, cocktail victorieux à base d’esbroufe agressive, de tchatche on the ring pour déstabiliser l’adversaire et de puissance de frappe réelle. Ce mélange unique fut retracé dans un bon documentaire de Wizeman, je crois (pas le chroniqueur mondain Ariel, hein, non, je veux dire Robert) et Patrice Lumumba, martyr de l’indépendance massacré, ce qui me fait bifurquer vers le paradigme tropico-engagé des Black Panters et de Malcolm X, émanation du Black Power propre au breuvage, et par extension à une authentique mentalité « café-innée ».
Encore un effort et j’entendrai barrir les éléphants aux roots reggae de Bob Marley rompant les chaînes de leur servitude (slavery).

Malongo me rappelle aussi que cette marque, surfant de digne façon sur un tout petit air du temps d’économie responsable, a lancé￿ une gamme de café issu du commerce équitable, en association avec le label référence en la matière, Max Havelaar, précurseur en ce domaine et seulement connu par 15 % des Français, selon un sondage effectué après la « Semaine du développement durable » qui a eu lieu début juin ￿￿￿￿￿en France.
J’ai discuté lors d’un Salon marchand des « terroirs du monde » avec l’une des 4 permanentes de la seule marque de commerce équitable implantée à ce jour en France, Alter Eco. Crée en 1999 par un ancien de… L’Oreal (amusant, non ?), cette structure produit et distribue depuis une série de produits issus du commerce équitable, qui va du chocolat à l’huile d’olive, en passant par une douzaine d’autres denrées. ￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿, sympathique goutte d’eau ￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿dans mer, dont j’espère, que même vœu pieux, sa part ira s’accroissant et, surtout, sortira du ghetto chic de la distribution auprès des consommateurs du seul segment marketing des CSP +( Catégories socio-professionnelles supérieures) qui les trouvent ches Monoprix ￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿et dans les 130 magasins Artisans du Monde, premiers acteurs du genre depuis les années soixante-dix.￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿￿

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￿Le Marché du Commerce Equitable :
Chiffre d’affaires dans le Monde : 400 M USD.
Chiffre d’affaires en France : 9.9 M euros.
Chiffre d’affaires du café : 7 M euros (6 M euros en grande distribution et 0.7 M euros dans les magasins spécialisés). Part de marché : 6,5%.7 hypermarchés sur 10 et 3 supermarchés sur 10 vendent du café labelisé Max Havelaar. Potentiel de croissance très fort : 90% des consommateurs déclarent être prêts à acheter un produit du commerce équitable s’il est au moins aussi bon.

Le Consommateur : Cible clé : 25-59 ans , 70% de femmes, principalement une population urbaine, de classe moyenne et supérieure. Attiré par le concept innovant du Commerce Equitable. La qualité est une impulsion d’achat majeure pour le consommateur (ça, c’est le genre de donnée d’étude qui ne mange pas de pain bio).
Taux de satisfaction : 98.2%
Un consommateur extrêmement fidèle. Carrefour est la première enseigne citée par les consommateurs comme lieu d’achat pour les produits du commerce équitable
Handicaps majeurs : – manque d’informations, un réseau de distribution sous-développé. Mais ça vient. Bon, ça me rappelle quand même un peu le sympathique café au lait de luxe bien pensant qui voulait « changer le monde avec des bouquets de fleurs ». Mais de bonnes intentions valent mieux que rien du tout, non ?

55) Tous les endroits du monde
A few places where i’ve been pissing away and pougning my dick in this wonderful world

J’ai pissé partout,
Au fil de mes déplacements,
Passage de l’Ermitage,
Rue du Château des Rentiers,
Rue Vandrezanne,
À Rio comme à Munich,
À Sintra comme à Kiel,
Ou je me suis aussi branlé
Dans un champ de blé
Derrière chez ma tante Tony.
Ce jour-là,
J’ai pris ma verge en érection
En photo souvenir.

Animal en été
Animale de bas étage
Hissant haut l’étendard
De la miction interdite
Par arrêté préfectoral

Érections, éructations,
Je n’ai vraiment honte de rien.
Je me suis branlé dans les caves
De tous les immeubles anciens
Où j’ai vécu, avec beaucoup de délectation
Et un tout petit peu de honte.
Je me suis branlé à Clamecy
(passé simple du verbe clamser),
Dans le dépôt attenant à la gare,
Entre 2 wagons, et 3 coups de pilon
Des machines aux alentours.

J’ai pissé dans des dizaines de milliers
De lieux publics
Et à des dizaines de lieux
Du domicile conjugal
Que je m’étais inventé.

Une fois, la plus crade,
J’ai pissé dans la loge
D’un distributeur automatique de billets,
Ce qu n’était pas gentil pour mes successeurs,
Mais pisser dans l’automate à fric,
Dans le distripute de la Banque de France,
Une seule fois tant c’est sale,
J’y étais bien obligé.

Jouissale jouissif,
Hâtif, haleur et hâbleur,
Ponctuel dans les cons
Des femmes que j’ai aimées
À toutes les heures
(Ce n’est pas tout à fait vrai, ça)

Je m’en donne
À corps joie,
Pour ne pas perdre de vue
Ma raison d’être ici-bas.
Baissant mon pantalon,
Mon caleçon,
La sortant
Dans les champs à chaque promenade en vélo l’été,
Pour dorer ma pile au soleil
Jusqu’à que jouissance s’ensuive.

Tiens, et à Lisbonne aussi,
Sur le balcon de l’appartement de Picheleira,
Face au Tejo et face
À bien d’autres fleuves encore,
Épuisant mes ressources intérieures,
Ce surcroît d’énergie
(La notion de dépense)
Qui est tapi au fond de moi,
Le dépensant sans compter
Pour rester vivant.

Mon capital énergie ?
L’ai-je dilapidé
En me branlant dans les neiges,
Les sables et les eaux
Des mer (e) s du monde entier ?
Je ne sais trop.

Dans les chiottes de l’aéroport de Berlin ;
Vers 1979,
Après en avoir fumé un à l’afghan.
Oui, car jouir
Est toujours plus jouissif
Après la fumée haschischine inhalée.
Ah, pour ça,
« il ne fais pas de chichi
Comme pour aller au lit ».

Cela me rappelle à quel point j’aime les minous,
Les vulves, les lèvres, les chattes, les clitobsessionnels,
Petits bourgeons sous la langue,
La rosée du désir,
L’instant de la pénétration, fouille, légère effraction suivie de velours progressif
Au fil du va-et-vient se transformant en marée,
En nappe d’huile ;
En tache de renard,
En absorption ultime et irréversible dans les sables mouvants du Rubicon féminin.
Partir revenir sans cesse, sortir, re pénétrer pour se souvenir à chaque fois
À quel point c’est bon.
Entendre les vilains petits bruitages adorés de suspension hydraulique du désir, Les splashhhhs llllccchuuutiiiiiippppllleueu pleup pleueueueppp ! pleins de salive
De la fusion thermodynamique des sexes.
Coller ma bouche contre le coquillage mouillé et et y entendre la musique des vents.
M’enfoncer au fond du trou noir,
Petite mort sans heurt.
Quand ma bite est une batte ou une épée de velours dans un gant oléagineux.
Pour mieux me pénétrer du néant avant l’heure.
Savoir que je ne vais nulle part, sinon vers les vagins mouillés à l’heure du plaisir, sire.
Sucer et saucer les tréfonds des soupières féminines avec ma sainte verge galvaudée.
J’ai toujours adoré la mie de pain bien fraîche, l’huile d’olive et l’eau qui coule.

PS : Penser à enduire une petite chatte anglaise de miel au basilic.
Pour la transformer, la sainte relique aux lèvres bien serrées
(Elle n’a pas desserré les dents un seul instant)
En basilique,
En mausolée,
En tombeau de mon être tout tendu,
En cathédrale pleine de râles
Très catholique.
Choral, chœur, corps : avoir de l’entrejambe plein la coupe.
Etre la goutte d’eau qui la fera déborder,
Cette vase exquise
Et surtout pas excise.

Baptême au grand air

Quand j’y suis, à Bécy, je prends le vélo et me fais mon baptême de Cure incognito, le long de la Vernaux, en suivant la rivière. Conditions : qu’il fasse beau, chaud, qu’après un tour en vélo, le cheminement m’amène à un endroit au bord de l’eau que Viviane m’a fait connaître. Là, bien échauffé par l’été, le parcours et mes sens excités, je me trempe tout d’abord les pieds dans l’eau glacée d’un ruisseau qui coule depuis le Morvan. Cette eau se fond dans la Cure, où je m’enfonce jusqu’aux genoux, cuisses, bourses et entrejambes. Là, je me branle les yeux mi-clos, visage faisant face au soleil, plante onaniste. J’absorbe l’énergie solaire et sens peu à peu le plaisir m’envahir par vaguelettes successives.

Alors, je m’arrose les testicules et le gland d’eau bien fraîche (frescinha) d’où l’idée de baptême précitée. Je m’arrête régulièrement pour faire durer le jeu, jusqu’à que ma bite devienne dure comme la pierre. Quand c’est chose faite, je m’asperge encore d’eau granitée du Morvan, qui me glace délicieusement les couilles. Je décide alors de me laisser aller sur la hampe de décollage, en m’astiquant très lentement, comme au ralenti.

Enfin, la chaleur se fond partout en moi jusqu’au moment où, yeux fermés, je laisse la colonne montante, après pas assez de ralentis à mon goût, me submerger.

(cent fois sur le métier remets ta rage)

Le sperme jaillit comme chantilly gluante en mille feux.
Comme je l’ai déjà écrit, j’ensemence alors la rivière, dans l’espoir secret de quelque descendance sylvestre ou mandragonesque.

Je vois la vie qui jaillit dans la mort et vice-versa. C’est si bon d’être partout et nulle part à l’instant de cette petite jouissance
Trique tout-à-trac !

Puis, je caresse distraitement mes boules du bout des doigts, tout en frottant pensivement ma barbe de deux jours (de l’autre main). Puis le contraire, sans changer de main. Un sentiment d’éternité animal fugacement m’habite…

105 ) Venus in fur
Vénus en pelisse
Enveloppant une peau lisse
De femme en
Fourrure et bottes de cuir
Vénus en fourrure

Renarde à poil long
Mont de Vénus
Au duvet soyeux
De « cache-mire »

Et Mont
Qui n’est pas
Sans faire penser
A une de ces
« Pâtes de Luxe «
Surgie d’une comédie française seventies
Mélodrâle en diable

Bref, on en mangerait
Pas des poils
Non, mais des peaux lisses
Comme la soie
Enveloppées de pelisses
sadiennes ma non troppo

Des pelisses en oreilles
De rabbit 100 % Ogm
Des Anne en ananas
Pendant des années
On dévêtirait
Et tisserait

Tour à tour
Ver à soie et fil de terre
Conducteur de lumière
À l’air chargé d’électricité
Statique quand crisse
La pelisse de fourrure
sainte éthique
Qu’on ôte comme un gant

Vive la pelisse de maman
Surtout si l’on sait
Qu’elle recouvrît longtemps
La peau d’une salope
invétérée si ce n’est invertébrée
C’est sa fille aînée qui le dit, not me

Revêtir rêver la vague, parcourir l’écume

Ps : Et éluder la bave de fin de partie récoltée en unité de soins palliatifs.

Donc, c’est décidé,
Perdu pour perdu
Je vais aller mener
L’enquête à Turin
Par le prochain train.

Or, il s’avéra que le rital n’était autre
Qu’un capo mafieux de renom
Il lança ses hommes à mes trousses
Et j’eus beau leur déclamer
Dye another Day
La chanson titre du James Bond
Interprétée par la Madonna
Rien n’y fit
Ils me laissèrent tout rouge sur fond blanc
Truffé de balles au plomb
Dont le « pfffffuit » feutré
Dénotait l’emploi
D’un discret silencieux
De toute dernière génération.

À part ça, la glisse sur les cimes neigeuses, c’est vraiment une ébauche du divin (un peu comme ses embauchoirs, donc).
Quant à la montagne paisible qui vous entoure pendant les descentes de rêve, elle a tout ce dont je serai à jamais incapable : la majesté, le silence, l’économie de moyens, l’élégance… Moi, flottant dans mon fuseau rouge et mes skis Fisher jaunes trop grands, je n’ai contemporeanamente pas du tout la classe…Mais au moins, j’ai traversé une frontière et lu des noms de plats sur une carte de ristorante, donc, ainsi, j’ai un peu voyagé, ce qui me transporte, comme vous le savez bien…

Divagation À propos de chaussettes, utilisées dans les œuvres de deux artistes contemporaneos:

Envoyé le 8 mars à Santiago Reyes, un artiste équatorien exposant 81 portraits photographiques d’individus à chaussettes apparentes * au centre artistique du Plateau, qui vient d’ouvrir ses portes.

* auxquels il a fourni 162 chaussettes dépareillées

Objet : Arty socks from Plateau to Tokyo

Mister Santiago, bonjour

Ayant participé (avec plaisir) à la genèse de votre
Oeuvre exposée au Plateau
Depuis le 7 mars et jusqu’au 1er juin prochain
J’ai hérité de 2 chaussettes
Pas plus dépareillées que mes désirs.
Vous en mîtes 81 paires en circulation
Créant, disiez-vous,
Quelque lien ponctuel entre des personnes
Déambulant ainsi enchaussetées.

Je voulais vous dire
Que je vais faire don de mes 2
Chaussettes (marron et noire)
Au plus offrant,
C’est à dire au Palais de Tokyo
Où l’une de vos consoeurs,
Une dénommée
Pascale Marthine Tayou ,
Doit réunir 5000 paires
De chaussettes usagées

Les miennes, qui sont neuves
Vais donc les user aux micro-ondes
Et à la brosse à chiendent

Au terme de son exposition
Je vous réexpédierai les 10 000 socks
Jusqu’à plus soif
Pour ce que de droit

Sincerly yours

Christophe Riedel

Sinon, on a fait de la luge avec elle et on est allé coté Italien à ski, ce qui ne change rien sauf quand tu prends un panini con sanpellegrino dans un ristorante. T’as l’impression d’être ailleurs pour le même prix ! et quand, en plus, tu repars comme un crétin avec des skis râpés et des bâtons trop longs sans même t’en rendre compte, alors, tu renverses négligemment la tête en arrière comme quand tu poses pour une photo et tu commandes d’une voix stridente de fausset un capppppuuuuucccccinnnnnno ! !

Réflexion autour des notions d’usager/usagé :
———-
De : Riedel
Date : Fri, 22 Mar 2002 15:06:28 +0800
À : Pierre Antoine
Objet : Re: ____INVITATION____ 3 AVRIL À PARTIR DE 18 H

amigo pietrantonio

Ah, le soir de ton vernissage, je serai en Charentes !

Je note au passage avec enthousiasme dans le texte qui accompagne ta démarche que, pour toi, les usagers d’un lieu sont des déchets :

« (…) La pièce interactive de Pierre Antoine, proposée pour le projet destiné à l’Université de Lille, utilisant le mouvement des usagés à l’intérieur du bâtiment (…) »

communiqué

Le papier peint que présente Pierre Edouardo à la galerie Janos s’inscrit dans un ensemble d’œuvres qui convoquent, sous différentes formes, des objets ou des situations interrogeant « fonctions » et « usages » des lieux. Qu’il s’agisse de points de vue (La table d’orientation, Précipité), d’espaces privés (Pièces d’intérieur) ou du champ économique (Monochrome Delhaize, affiche Delacroix) ces œuvres se proposent de construire des réalités suivant des processus démultipliant les écarts entre elles-mêmes et les modèles auxquels elles se réfèrent. Ainsi la photographie sert tout autant à des fins descriptives que projectives. La plupart de ces travaux partent d’une approche du monde qui considère l’individu dans son rapport au « construit », qu’il soit physique ou mental. L’architecture y tient une place particulière, d’une façon directe comme dans la pièce interactive, proposée pour le projet destiné à l’Université de Lille, utilisant le mouvement des usagés à l’intérieur du bâtiment, pour transformer la représentation que l’on s’en fait et par la même son usage, ou bien encore de façon indirecte comme dans Engrammes, modèle sous-jacent, élément structurant, d’une mémoire en mouvement. Comme il en parle lui-même, il est ici souvent question d’une négociation entre un vécu et sa représentation.
 » Je tente dans mon travail de concilier une vision, des lieux, des moments, des relations, à la production d’événements singuliers aptes à rendre remarquable ce qui par un léger déplacement du regard et de la pensée produirait une forme d’inflexion dans nos habitudes perceptives et cognitives. Trouver dans ce mouvement les termes d’un échange productif « .

Déjà que quand on est « du » public (oui, comme un matériau), on a souvent l’impression d’être évacué comme tel. Par exemple à la sortie d’un film au multiplexe culturel mk2 situé Quai de Seine où l’on a même pas le droit de sortir par le haut de la salle pour aller uriner; Non, il faut évacuer par les voies basses pour ne pas faire perdre de temps et ne pas être tenté de rentrer dans une autre salle voir un autre film…
Alors, ,oui, effectivement, reste à « Trouver dans ce mouvement les termes d’un échange productif « .
Christophe, usagé ma non troppo

106) Proposition de
Chronique qui pique
Post scroitum : à développer si preneur il y a au sein de votre émission pour une telle chronique
Christophe Riedel
aka nudiste du sud intérieur

La voici-dessous-dessus !

Titre :

Standard et Pauvre, I mean Standard & Poor (qui pique)

Zone euro : sonnée, mais pas (encore) K-O

L’agence Standard & Poor’s
a placé la note de la zone euro 1 à 5
sous surveillance négative
Sur fond de système hospitalier dégradé par les purges et les pression
Notons que les noteurs de la notation
ont un nom sibyllin, voire zarbi,
pour juger de toutes choses
et menacer d’abaisser de deux crans
notre triple A français
d’Andouillettes Ancien Age
rongées par le nouvel âge libéral

S’appeler Standard et Pauvre
pour faire pression sur les masses
Isnt’ it strange doctor ?

Faudrait-il un super héros ?
Oui ! Et c’est Friedrich-Wilhelm Nietzsche
René en apnéeiste Herbert Nitsch,
triple recordman du sauvetage mondial
qui fera le sale boulot
à Dean’s deep Blue hole,
son trou bleu de 203 mètres
il ira toujours plus loin
No limit, mais sans Niké

Le plus gros problème viendra de la bande son :
Comme dans le dernier film d’Eric Besson
Sur la très émouvante Aung San Suu Kyi
Son compositeur attitré, Eric Serra,
a encore sorti les big blue violons

On s’y noierait dans une flaque d’eau
Un soir d’ivresse bretonne
Tel camembert
normand
coulant
in fine
Christophe Riedel
aka nudiste du sud intérieur

Le sauveur de secours, dit le plan C,
à déjà quitté terre :
sans cordes ni mousquetons,
probable mousquetaire,
Agé de 48 ans, Alain Robert

Il a déjà escaladé à mains nues plus de 80 gratte-ciel autour du monde,
dont les tours du quartier d’affaires de La Défense, près de Paris, mais aussi la tour Eiffel et la tour Montparnasse, ainsi que l’Empire State Building à New York.
Le Taïpeh 101 à Taïwan, l’immeuble le plus haut de la planète avec 508 m, ne lui a également pas résisté.
Dernièrement, le 30 août 2010, il a escaladé les 150 m des tours Lumière dans le centre de Sydney en 25 minutes, sous le regard et les applaudissements de dizaines de curieux, avant d’être arrêté par la police.
Avant de s’attaquer à l’ascension d’édifices urbains, Alain Robert était considéré comme un des meilleurs spécialiste de la « grimpe » des falaises. Sa passion a failli lui coûter la vie en 1982 quand une chute l’a rendu invalide à 66 %. Une lésion à l’oreille interne le rend depuis sujet au vertige.

Il prend toutefois bien soin d’avertir le public que ce sport, l’escalade en solo intégral, «peut être mortel ». Et plus vite qu’en fumant un paquet de tiges cancérigènes pendant trente ans.

Le costume de Spiderman qu’il arbore,
de même que les arrestations suivant ses escalades
pour la plupart non autorisées,
font partie intégrante de sa stratégie de communication.
Ce en quoi, il tire le fil improbable qui le relie à Standard and Poor. Qui pique !
Et qui jouera comme d’habitude sur les
pertes et dettes souveraines
comme araignée en bourse

In English, without Johnny :

Eurozone: rung, but not (yet) K-O
The Standard & Poor’s
placed the note in the euro area from 1 to 5
on negative watch
Against the backdrop of the hospital system degraded by the purges and the pressure
Note that the raters scoring
have a cryptic name and even weird,
to judge all things
and threaten to reduce by two notches
our triple A French
of Old Age Andouillettes
eroded by the new age Liberal
Standard and Poor call
to put pressure on the masses
Is not ‘it strange doctor?

Should there be a superhero?
Yes! And that is Friedrich Wilhelm Nietzsche
Reborn in apnéeiste Herbert Nitsch,
Triple world record holder of worldwide Rescue
he shall do the dirty work@
Dean’s Deep Blue Hole
his favorite blue hole of 203 meters
He will go even further
no limit, but without Niké & corp I hope
And then occupy Wall street’s and La Défense
climb until the old world’s end & renewal date
You know
Like that french spider tower’s climberman
Alain Robert, qui a déjà escaladé à mains nues plus de 80 gratte-ciel autour du monde,
As in Eric Besson’s last movie (The lady)
On the very moving, real and respectable Aung San Suu Kyi

The biggest problem
will come from the soundtrack: Its resident composer, Eric Serra,
released the big blue violin so sticky
One would drown in a puddle
One drunken evening in Brittany
Like a Norman mailer’s Camembert cheese
flowing
ultimately

Christophe Riedel
Aka nudist south within
Cordialement

Oups, by the way :
Here comes the savior aid :
Aged 48, Alain Robert has climbed bare hands for more than 80 skyscrapers around the world, including tours of the business district of La Defense, near Paris, but the Eiffel Tower and the Montparnasse Tower, and the Empire State Building in New York. The Taipei 101 in Taiwan, the tallest building in the world with 508 m, also did not resist. Recently, 30 August 2010, he climbed the light towers 150 m in central Sydney in 25 minutes under the gaze and applause of dozens of onlookers before being arrested by the police.
Before tackling the rise of city buildings, Alain Robert was considered one of the best specialist in the « climb » the cliffs. His passion almost cost him his life in 1982 when a fall has made it invalid to 66%. Injury to the inner ear makes for head for heights.
However, it takes care to warn the public that the sport, climbing solo full, « can be fatal. »
The Spiderman costume he wears, as well as his arrest following escalations – for most unauthorized – are integral part of its communication strategy. Ant that might be what he has in common with Standard et Pauvre. I mean Standard & Poor.
111) Avoir eu un entretien avec l’architecte Proposition de
Chronique qui pique
Post scroitum : à développer si preneur il y a au sein de votre émission pour une telle chronique
Christophe Riedel
aka nudiste du sud intérieur

La voici-dessous-dessus !

Titre :

Standard et Pauvre, I mean Standard & Poor (qui pique)

Zone euro : sonnée, mais pas (encore) K-O

L’agence Standard & Poor’s
a placé la note de la zone euro 1 à 5
sous surveillance négative
Sur fond de système hospitalier dégradé par les purges et les pression
Notons que les noteurs de la notation
ont un nom sibyllin, voire zarbi,
pour juger de toutes choses
et menacer d’abaisser de deux crans
notre triple A français
d’Andouillettes Ancien Age
rongées par le nouvel âge libéral

S’appeler Standard et Pauvre
pour faire pression sur les masses
Isnt’ it strange doctor ?

Faudrait-il un super héros ?
Oui ! Et c’est Friedrich-Wilhelm Nietzsche
René en apnéeiste Herbert Nitsch,
triple recordman du sauvetage mondial
qui fera le sale boulot
à Dean’s deep Blue hole,
son trou bleu de 203 mètres
il ira toujours plus loin
No limit, mais sans Niké

Le plus gros problème viendra de la bande son :
Comme dans le dernier film d’Eric Besson
Sur la très émouvante Aung San Suu Kyi
Son compositeur attitré, Eric Serra,
a encore sorti les big blue violons

On s’y noierait dans une flaque d’eau
Un soir d’ivresse bretonne
Tel camembert
normand
coulant
in fine
Christophe Riedel
aka nudiste du sud intérieur

Le sauveur de secours, dit le plan C,
à déjà quitté terre :
sans cordes ni mousquetons,
probable mousquetaire,
Agé de 48 ans, Alain Robert

Il a déjà escaladé à mains nues plus de 80 gratte-ciel autour du monde,
dont les tours du quartier d’affaires de La Défense, près de Paris, mais aussi la tour Eiffel et la tour Montparnasse, ainsi que l’Empire State Building à New York.
Le Taïpeh 101 à Taïwan, l’immeuble le plus haut de la planète avec 508 m, ne lui a également pas résisté.
Dernièrement, le 30 août 2010, il a escaladé les 150 m des tours Lumière dans le centre de Sydney en 25 minutes, sous le regard et les applaudissements de dizaines de curieux, avant d’être arrêté par la police.
Avant de s’attaquer à l’ascension d’édifices urbains, Alain Robert était considéré comme un des meilleurs spécialiste de la « grimpe » des falaises. Sa passion a failli lui coûter la vie en 1982 quand une chute l’a rendu invalide à 66 %. Une lésion à l’oreille interne le rend depuis sujet au vertige.

Il prend toutefois bien soin d’avertir le public que ce sport, l’escalade en solo intégral, «peut être mortel ». Et plus vite qu’en fumant un paquet de tiges cancérigènes pendant trente ans.

Le costume de Spiderman qu’il arbore,
de même que les arrestations suivant ses escalades
pour la plupart non autorisées,
font partie intégrante de sa stratégie de communication.
Ce en quoi, il tire le fil improbable qui le relie à Standard and Poor. Qui pique !
Et qui jouera comme d’habitude sur les
pertes et dettes souveraines
comme araignée en bourse

In English, without Johnny :

Eurozone: rung, but not (yet) K-O
The Standard & Poor’s
placed the note in the euro area from 1 to 5
on negative watch
Against the backdrop of the hospital system degraded by the purges and the pressure
Note that the raters scoring
have a cryptic name and even weird,
to judge all things
and threaten to reduce by two notches
our triple A French
of Old Age Andouillettes
eroded by the new age Liberal
Standard and Poor call
to put pressure on the masses
Is not ‘it strange doctor?

Should there be a superhero?
Yes! And that is Friedrich Wilhelm Nietzsche
Reborn in apnéeiste Herbert Nitsch,
Triple world record holder of worldwide Rescue
he shall do the dirty work@
Dean’s Deep Blue Hole
his favorite blue hole of 203 meters
He will go even further
no limit, but without Niké & corp I hope
And then occupy Wall street’s and La Défense
climb until the old world’s end & renewal date
You know
Like that french spider tower’s climberman
Alain Robert, qui a déjà escaladé à mains nues plus de 80 gratte-ciel autour du monde,
As in Eric Besson’s last movie (The lady)
On the very moving, real and respectable Aung San Suu Kyi

The biggest problem
will come from the soundtrack: Its resident composer, Eric Serra,
released the big blue violin so sticky
One would drown in a puddle
One drunken evening in Brittany
Like a Norman mailer’s Camembert cheese
flowing
ultimately

Christophe Riedel
Aka nudist south within
Cordialement
Oups, by the way :
Here comes the savior aid :
Aged 48, Alain Robert has climbed bare hands for more than 80 skyscrapers around the world, including tours of the business district of La Defense, near Paris, but the Eiffel Tower and the Montparnasse Tower, and the Empire State Building in New York. The Taipei 101 in Taiwan, the tallest building in the world with 508 m, also did not resist. Recently, 30 August 2010, he climbed the light towers 150 m in central Sydney in 25 minutes under the gaze and applause of dozens of onlookers before being arrested by the police.
Before tackling the rise of city buildings, Alain Robert was considered one of the best specialist in the « climb » the cliffs. His passion almost cost him his life in 1982 when a fall has made it invalid to 66%. Injury to the inner ear makes for head for heights.
However, it takes care to warn the public that the sport, climbing solo full, « can be fatal. »
The Spiderman costume he wears, as well as his arrest following escalations – for most unauthorized – are integral part of its communication strategy. Ant that might be what he has in common with Standard et Pauvre. I mean Standard & Poor.
112)

Oscar Niemeyer : courbes, verre et lignes de fuite
Traitement : bref entretien, historique, et reportage sur Rio

– Entretien Christophe Riedel avec Oscar Niemeyer à Rio :15 et 30 août
– icono : ektas / prêt : Stéphane Herbert photoreportage Globevision
Oscar Niemeyer, ce nom vous dit quelque chose ? Non, ce n’est pas le petit cousin du fondateur du Bauhaus, ni le l’arrière petit neveu de Kandinsky, mais le mythique architecte brésilien avant-gardiste. Son style est certes daté, puisque son œuvre a commencé… en 1943. Mais il est toujours d’actualité ! Pourquoi ? Tout d’abord parce qu’à 93 ans, il est toujours bien vivant et productif, mais surtout parce que son style, mélange de rondeurs et de lignes de fuite, tient bien la route. Le créateur de Brasilia, du siège du PC à Paris ou, plus récemment, du Musée d’art contemporain de Niteroi, avec vue sur Rio de Janeiro, a en tout cas a influencé bien des designers et architectes contemporains de renom.

2 actualités concernant l’architecte le plus constructif du XXe siècle :
1 ) Oscar Niemeyer a livré le «Serpentine Pavillon» à Londres, ce mardi 1er juillet 2003. Il s’agit d’un pavillon temporaire devant le bâtiment de la dite galerie. Il sera visitable jusqu’au 14 septembre, puis mis en vente. Ce choix rappelle que, s’il est un monument vivant, il est toujours bien ancré dans le contemporain puisque il s’agit de la quatrième commande de pavillon architectural passée par la « Serpentine Gallery ». Les précédentes structures sont dues à Zaha Hadid (2000), Daniel Libeskind (2001) et Toyo Ito (2002).

2) – (AFP /26/6/03) La construction d’un auditorium de musique conçu par l’architecte Oscar Niemeyer à Sao Paulo a été interdite par les autorités chargées de la protection de l’environnement, qui estiment qu’il n’est plus possible de réduire les espaces verts dans la métropole brésilienne. Ce projet, qui remonte à 1954 et avait dû être ajourné faute de ressources, devait compléter un ensemble de bâtiments culturels dans le parc d’Ibirapuera. Dans un entretien au journal Folha de Sao Paulo, Oscar Niemeyer, 93 ans, architecte de Brasilia, a vivement réagi, en estimant que « tenter d’empêcher la construction d’un auditorium projeté il y a cinquante ans est un comble.

Synopsis
Il existe peu de gens comme Oscar Niemeyer dans l’histoire de l’architecture du XXe siècle : acclamé mondialement, aimé dans son propre pays, auteur d’œuvres monumentales qu’il a pu mener à terme dans la plupart des cas, fidèle à ses valeurs tout au long de ses sept décennies de carrière jusqu’à présent.

Ces dernières années, l’architecte traverse curieusement une des étapes les plus prolifiques de sa carrière. Le projet qui confirme son retour dans les bonnes grâces de la presse internationale est le Musée d’art contemporain de Niterói (Rio de Janeiro), terminé en 1995, que je visiterai). Accrocheur de par son audace structurelle et la solution complexe mise en œuvre au niveau de la rampe d’accès, le musée est tout aussi fascinant pour son site, au sommet d’un rocher surplombant la baie de Guanabara, face à une petite île abritant un monastère du XVIIIe siècle. Malgré certaines critiques négatives, ayant trait surtout à l’exiguïté des salles d’exposition et au fait que la vue panoramique de Rio de Janeiro distrait les visiteurs, cette construction est l’un des exemples les plus remarquables de la façon dont une belle œuvre architecturale, qui peut a priori sembler irrespectueuse de son environnement, s’en révèle en fait complémentaire.

A panacher par effet de contexte, avec une promenade descriptive « atmosphère » ( + icono) pour donner le ton du Rio créatif.

Historique
– Dans les années 1940 et 1950, la production de Niemeyer a continué à comprendre des immeubles impressionnants qui ont renforcé sa réputation au Brésil, et à l’étranger. En 1947, il a joué un rôle déterminant dans la recherche d’une solution pour le siège des Nations unies à New York. En 1953, il a construit sa maison à Canoas (Rio de Janeiro) dans laquelle j’irais l’interviewer courant août).
– En 1957, il a conçu le palais d’Alvorada (résidence du président), puis la nouvelle capitale du pays, Brasília, dont le plan directeur avait été établi par son mentor et enseignant, Lucio Costa. L’inauguration de la capitale administrative du Brésil en 1960 a transformé certaines de ses œuvres en témoins-phares de l’architecture moderne, notamment le Congrès national, la cathédrale et le palais du Planalto.
Niemyer y a ajouté des bâtiments par touches jusqu’à l’année dernière
– En Europe, , il a conçu notamment le siège des éditions Mondadori à Milan. En France, il est connu pour la Maison de la culture du Havre et pour le siège du PC Place du cClonel Fabien à Paris. Mais si vous connaissez : une drôle de barre courbe et fumée au sein de laquelle allaite un dôme blanc organique en diable (quelque ode à la seinteté absolue de la courbe?). Je lui demanderai d’ailleurs pourquoi cette forme lui est chère.
– À partir des années 1960, sans doute en réaction à des critiques antérieures au sujet de la plasticité de ses réalisations, Niemeyer commenca à accorder une attention particulière à l’aspect structurel de ses projets. Ses grandes réalisations des années 1980, spectaculaires du point de vue de la structure, passent inaperçues des critiques étrangers, davantage préoccupés par le débat au sujet de l’architecture post-moderne. Niemeyer a aussi survécu à l’exaltation du post-modernisme sans être perturbé, contrairement aux « vedettes » de sa génération, dont Philip Johnson et Kenzo Tange…

Voici 2 actualités

1 ) concernant un ancien projet de réalisation de l’architecte, qui sera l’objet d’une question :

ARCHITECTURE : la construction d’un auditorium de musique conçu par l’architecte Oscar Niemeyer à Sao Paulo a été interdite par les autorités chargées de la protection de l’environnement.

La construction d’un auditorium de musique conçu par l’architecte Oscar Niemeyer à Sao Paulo a été interdite par les autorités chargées de la protection de l’environnement, qui estiment qu’il n’est plus possible de réduire les espaces verts dans la métropole brésilienne. Ce projet, qui remonte à 1954 et avait dû être ajourné faute de ressources, devait compléter un ensemble de bâtiments culturels dans le parc d’Ibirapuera. Dans un entretien au journal Folha de Sao Paulo, Oscar Niemeyer, 93 ans, architecte de Brasilia, a vivement réagi, en estimant que « tenter d’empêcher la construction d’un auditorium projeté il y a cinquante ans est un comble ». – (AFP in Le Monde/26 Juin 2003.)

2 ) Oscar Niemeyer a livré le «Serpentine Pavillon» à Londres, ce mardi 1er juillet 2003. Il s’agit d’un pavillon temporaire devant le bâtiment de la dite galerie. Il sera visitable jusqu’au 14 septembre, puis mis en vente. Ce choix rappelle que, s’il est un monument vivant, il est toujours bien ancré dans le contemporain puisque il s’agit de la quatrième commande de pavillon architectural passée par la « Serpentine Gallery ». Les précédentes structures sont dues à Zaha Hadid (2000), Daniel Libeskind (2001) et Toyo Ito (2002).

http://www.serpentinegallery.org/aac.html

The Serpentine Gallery Pavilion 2003 is designed by the seminal Brazilian architect, Oscar Niemeyer. This, his first project in the United Kingdom, will be sited on the Gallery’s lawn from 20 June to 14 September, admission is free.

Niemeyer was born in Rio de Janeiro, Brazil, in 1907, where he graduated from the Escola Nacional de Belas Artes in Rio in 1934, before joining a team of architects collaborating with Le Corbusier on a new Ministry of Education and Health in the city.

Throughout the 1950s, he designed ground-breaking public and corporate
buildings in Brazil. From 1958 he became chief architect of Nova Cap, the organisation charged with the creation of Brasilia, Brazil’s new capital city. The work he did on this extraordinary project, which included two of his masterpieces, the 1958 – 60 Congresso Nacional and the 1960 Catedral Metropolitana, brought him international acclaim.

In 1964 a political coup forced him into exile in France, where he designed the Headquarters of the French Communist Party, two Universities in Algeria and several important buildings in Italy. With the end of the Brazilian dictatorship he returned to his native country. Among many other international honours, he was awarded the Pritzker Prize for Architecture in 1988.

Oscar Niemeyer says:
“I am delighted to be designing the Serpentine Gallery Pavilion, my first structure in the United Kingdom. My idea was to keep this project different, free and audacious. That is what I prefer. I like to draw, I like to see from the blank sheet of paper a palace, a cathedral, the figure of a woman appearing. But life for me is much more important than architecture.”

Julia Peyton-Jones, Director of the Serpentine Gallery, says:
“Oscar Niemeyer is one of the world’s greatest living architects and we are thrilled that he has agreed to design the Serpentine Gallery Pavilion 2003. It is a privilege to provide a long-overdue opportunity for the British public to see his work at first hand.”

Rudolf Ferscha, Chief Executive Officer of Eurex, says:
“We are delighted to be associated with one of London’s finest and most
accessible contemporary art galleries through our sponsorship of the Serpentine Pavilion 2003 designed by Oscar Niemeyer. Eurex stands for open, democratic access to financial markets. We connect people across borders and in this spirit we support this exciting project.”

Cecil Balmond, Chairman of Arup Europe, says:
“We imagine a park and a Pavilion, nature and a piece of architecture, and Oscar Niemeyer intervening to place his magical mark on both. Arup is delighted to be part of this ambition. We remember the ideals of Ove Arup himself, who spoke for an approach to design, where technique is not laboured and where the whole is greater than the parts. In the work of Oscar Niemeyer we find such simplicity and joy at the highest level, a trace that flourishes in Brazil and now happily comes to London and the Serpentine Gallery.”

The progress of the Pavilion build can be followed by visiting:
http://www.0lll.com/lud/pages/architecture/archgallery/niemeyer_serpentine.
The Serpentine Gallery would like to thank Ludwig Abache for these photographs.

As in previous years, the Pavilion will be offered for sale at the end of the Summer to contribute towards the costs of this addition to the Serpentine Gallery’s Exhibition Programme. Please contact Richard Ford at Knight Frank on 020 7647 6600.

Notes:
This is the fourth Pavilion in the Serpentine Gallery’s series of Architecture Commissions, following structures by Zaha Hadid (2000), Daniel Libeskind with Arup (2001), and Toyo Ito with Arup (2002).

Park Nights, a programme of late Friday night open-air film screenings, architecture talks and live readings, with a licensed café, will run from 4 July – 29 August 2003. The Cindy Sherman exhibition, which is sponsored by FCUK, (3 June – 25 August 2003) and will stay open on these nights until 10pm.
Booking Information: TicketWeb 08700 600100

Press enquiries: Annabel Friedlein at the Serpentine Gallery on + 44 (0)20 7298 1520 or annabelf@serpentinegallery.org. The Serpentine is open daily, 10am to 6pm. Recorded Information: Tel: 020 7298 1515

Maria Stella (parle français)
Fundação Oscar Niemeyer
Rua Conde Lages 25 Gloria Rio de Janeiro

Endereço:
Rua Conde Lages, 25 – Glória
Rio de Janeiro, RJ – Brasil
CEP: 20241-080
Tel/Fax- 55 21 2509 1844
55-21-5091844
fundacao@niemeyer.org.br
http://www.niemeyer.org.br/sede.htm

O. NIEMEYER + SAO PAULO + AUDITORIUM
http://www.google.fr/search?q=Niemeyer+%22Sao+Paulo%22+auditorium&meta=lr%3D
lang_fr
http://www.google.fr/search?q=Niemeyer+%22Sao+Paulo%22+auditorium

O. NIEMEYER + IBIRAPUERA + AUDITORIUM
http://www.google.fr/search?q=Niemeyer+Ibirapuera+auditorium&meta=lr%3Dlang_fr
http://www.google.fr/search?q=Niemeyer+Ibirapuera+auditorium

Niemeyer aujourd’hui*

Oscar Niemeyer est l’architecte brésilien le plus connu depuis 1943, époque à laquelle ses projets pour le nouveau quartier de Pampulha (à Belo Horizonte, capitale de l’État de Minas Gerais) ont été annoncés. Il est alors acclamé de par le monde comme l’un des meilleurs architectes de sa génération. Son nom circulait déjà depuis plusieurs années, car il avait signé deux projets ayant fait date dans l’architecture brésilienne moderne: l’édifice du ministère de l’Éducation et de la Santé à Rio de Janeiro (date du projet : 1937, date d’achèvement: 1943) et le pavillon du Brésil à l’Exposition universelle de New York (1939). Dans ces deux cas, cependant, Niemeyer avait agi à titre de collaborateur au sein d’une équipe. Pampulha représente sa première réalisation à titre individuel.

Dans les années 1940 et 1950, la production de Niemeyer a continué à comprendre des immeubles impressionnants qui ont servi à renforcer sa réputation au pays et à l’étranger. En 1947, il a joué un rôle déterminant dans la recherche d’une solution pour le siège des Nations unies à New York. En 1953, il a construit sa maison à Canoas (Rio de Janeiro), puis l’immeuble COPAN à São Paulo. En 1957, il a conçu le palais d’Alvorada (résidence du président), et ce, avant même la construction de la nouvelle capitale du pays, Brasília, dont le plan directeur avait été établi par son mentor et enseignant, Lucio Costa. L’inauguration de la capitale en 1960 a transformé certaines de ses œuvres en témoins-phares de l’architecture moderne, notamment le Congrès national, la cathédrale et le palais du Planalto, qui ne lui ont pris que quelques mois à concevoir.

Niemeyer, en plus de gagner le « titre » incontestable de plus grand architecte brésilien de sa génération, est devenu une vedette politique au pays. Son opposition au gouvernement militaire (établi en 1964) et sa grande sympathie pour le communisme l’ont contraint à l’exil en France et en Algérie. À l’étranger, certains de ses grands projets, tels que le siège du Parti communiste à Paris et l’université de Constantine en Algérie, ont moins fait les manchettes internationales en raison de leur contexte politique très chargé.

Au Brésil, Niemeyer a pourtant gagné en importance. Malgré ses nombreuses réalisations dans le monde (il a conçu notamment le siège des éditions Mondadori à Milan et la Maison de la culture du Havre en France), la quantité de commandes qu’il reçoit au Brésil est stupéfiante.

À partir des années 1960, sans doute en réaction à des critiques antérieures au sujet de la plasticité de ses réalisations, Niemeyer commence à accorder une attention particulière à l’aspect structurel de ses projets. À la même époque, son souci du détail constructif faiblit. Ses grandes réalisations des années 1980, spectaculaires du point de vue de la structure, passent inaperçues des critiques étrangers, davantage préoccupés par le débat au sujet de l’architecture post-moderne. Niemeyer n’ayant fait aucun compromis à cet égard, il a donc survécu à l’exaltation du post-modernisme sans être perturbé, contrairement aux « vedettes » de sa génération, dont Philip Johnson et Kenzo Tange.

À l’heure actuelle, l’œuvre d’Oscar Niemeyer fait l’objet d’une révision critique. Par la même occasion, l’architecte traverse une des étapes les plus prolifiques de sa carrière. Le projet qui confirme son retour dans les bonnes grâces de la presse internationale est le Musée d’art contemporain de Niterói (Rio de Janeiro), terminé en 1995. Accrocheur de par son audace structurelle et la solution complexe mise en œuvre au niveau de la rampe d’accès, le musée est tout aussi fascinant pour son site, au sommet d’un rocher surplombant la baie de Guanabara, face à une petite île abritant un monastère du XVIIIe siècle. Malgré certaines critiques négatives, ayant trait surtout à l’exiguïté des salles d’exposition et au fait que la vue panoramique de Rio de Janeiro distrait les visiteurs, cette construction est l’un des exemples les plus remarquables de la façon dont une belle œuvre architecturale, qui peut a priori sembler irrespectueuse de son environnement, s’en révèle en fait complémentaire.

Deux autres projets récents sont également dignes de mention: l’annexe du Tribunal suprême (2001) et le ministère du Procureur général de la République (2002), tous deux à Brasília. Le premier est un immeuble imposant qui s’insère dans la Praça dos Três Poderes (Place des trois pouvoirs), où se trouve le centre symbolique de Brasília, avec le palais du Planalto (pouvoir exécutif), le Congrès national (pouvoir législatif) et le Tribunal suprême (pouvoir judiciaire). Le second est spécial pour sa structure et sa relation avec la place même.

Pour l’annexe du Tribunal suprême, Niemeyer a remis en question sa solution habituelle en réponse à la nécessité de construire des bureaux et un auditorium de grande taille. Dans le passé, il a opté pour un immeuble à bureaux grand ou large, en verre, ainsi qu’un volume solide, presque sans fenêtres, servant d’auditorium. Cette formule, répétée souvent par l’architecte (siège des Nations unies à New York, siège du Parti communiste à Paris, Bourse du travail à Bobigny en France, etc.), se trouve ici inversée. Au lieu d’augmenter le volume créé pour l’auditorium, l’immeuble à bureaux le cache. De cette façon, l’édifice curviligne, recouvert de fenêtres en miroirs, sert d’arrière-plan au Tribunal suprême et réfléchit le ciel brésilien (de telle sorte que Lúcio Costa le décrit comme  » la mer de Brasília « ). L’auditorium, cylindre blanc percé de fenêtres qui semblent rendre hommage à la maison de Melnikoff à Moscou, ne se voit que de l’arrière.

L’importance de ce projet tient principalement à l’exercice intéressant par lequel un complexe architectural reste intact depuis 1960 et à l’aptitude de l’architecte de se montrer original tout en ayant recours à des éléments qui ont marqué ses 50 ans de pratique. L’œuvre représente une espèce de renouveau de son architecture, marqué par des préoccupations contextuelles liées à sa propre production, sachant que Niemeyer a conçu tous les immeubles entourant le Tribunal suprême.

Le siège de la Procuradoria (ministère du Procureur général) est l’une des constructions les plus représentatives des dernières décennies à Brasília. Cette réalisation à elle seule suffirait à prouver le génie créateur de Niemeyer. Âgé aujourd’hui de 95 ans, l’architecte dessine encore des édifices qui font référence dans la ville. La Procuradoria se trouve totalement isolée, même si elle est à moins de 500 mètres de la Praça dos Três Poderes.

La mission était délicate; la solution de Niemeyer a consisté à construire une rangée de pavillons sur lesquels s’imposent deux cylindres de 60 mètres de diamètre, complètement couverts de verre réfléchissant. Pour ces deux volumes, il a proposé deux solutions structurelles, l’une comme l’autre en béton, quoique fort différentes. Un des immeubles a une ossature normale; on remarque plusieurs piliers au rez-de-chaussée qui soutiennent les sept étages revêtus de verre. Le second cylindre, lui, a ses sept étages supportés par 32 attaches suspendues du toit et appuyés sur un noyau central de 20 mètres de diamètre, tout au plus. Ce projet a permis à Niemeyer de répondre à toutes ses propres exigences, retenant des formes courbes, préférant le béton, adoptant des solutions structurelles complexes et faisant preuve d’originalité.

Oscar Niemeyer a dit à maintes reprises que ses confrères n’avaient aucune raison de vouloir marcher dans ses brisées. Il sait qu’il existe de nombreuses façons de produire une  » bonne architecture moderne « . La grande cohérence de sa production a certes causé quelques frictions entre ses collègues, ses critiques et lui. Cependant, l’attrait de ses œuvres pour le grand public demeure constant. Ses premiers projets pour Brasília, par exemple, sont des symboles que les jeunes générations redécouvrent avec enthousiasme. Il existe peu de gens comme Oscar Niemeyer dans l’histoire de l’architecture du XXe siècle: acclamé mondialement, aimé dans son propre pays, auteur d’œuvres monumentales qu’il a pu mener à terme dans la plupart des cas, fidèle à ses valeurs tout au long de ses sept décennies de carrière jusqu’à présent.

Autres projects récents:

« NovoMuseu » (2002)

Sculptures (1999)

« Caminho Niemeyer » (1977)

Association du barreau du Brésil (1997)

Théâtre d’Araras (1990)

Cour supérieure de justice (1989)

Mémorial de l’Amérique latine (1987)

Panthéon (1985)

Mémorial Juscelino Kubitschek (1980)
1960s

Pont Costa e Silva(1967)

Ministère des Relations Extérieures (Itamaraty – 1962)

« Igrejinha » (« Petite Église »- 1958)
Oca (1951)
123)
De facto Mag
http://www.ladefense.fr/cat/defacto-mag/

Rubrique Histoire de

Les Tours nuages au septième ciel

Qui ne connaît les tours nuages à hublots de Nanterre ? Construites en 1977, dans le quartier Pablo Picasso, par l’architecte Emile Aillaud, elles fêtent leurs 33 bougies avec le label Patrimoine du XXe siècle.

Lorsqu’il fut choisi en 1972 pour réaliser l’aménagement de la zone B/1 du sud de La Défense, Emile Aillaud, bâtisseur visionnaire, friand de lignes arrondies et de larges palettes de couleurs, tenta d’imaginer un « récit habitable » Avec ces tours faites de courbes et de contre-courbes. Leur coloration, faite de petits carreaux en pâte de verre, évoque des nuages traversés par des baies de différentes formes. Ce qui, vu de loin, n’est pas évident ! Ce qui l’est, par contre, c’est qu’il a tenté de s’affranchir de la monotonie des grands ensembles.
Pari réussi : Il s’agit bien d’un paysage urbain transcendant son cahier des charges massif : des structures tubulaires de 38 étages pour obtenir la forte densité recherchée (pour cause de coût foncier élevé). Donc, certaines pièces sont circulaires. Une séquence de film de Claude Lellouch y fut d’ailleurs tournée.
Qui dit densité en l’air, dit sol libéré. On pût planter de nombreux arbres (un par logement) s’élevant entre des collines de pavés de brique.Vues d’en bas, les tours se fondent dans ce ventre vallonné assez ludique. En s’y faufilant, on croise des sculptures qui le sont autant : boa géant jaillissant du sol, poire rappelant des toiles de Magritte ou d’Erik Satie… On les doit à la fille de l’architecte, sculptrice.
Les « tours Aillaud » sont emblématiques d’un temps où les priorités de construction de logement n’étaient pas les mêmes. Rénovées en 2007, elles firent polémique au regard du temps. Leurs charges d’entretien semblent coûteuses, mais elles sont bien vivantes. Sont-elles bien vivables ? Pour les collectifs d’habitants regroupés au sein d’associations, trois fois oui ! Ceux-là sont satisfaits qu’elles fassent partie des 40 ensembles franciliens distingués en 2010 par le label Patrimoine du XXe siècle. Crée par le Ministère de la Culture en 2001, sans classement à l’inventaire des Monuments historiques, il veut attirer l’attention sur l’habitat collectif déprécié des trente Glorieuses. Objectif atteint.
Rubrique Tout un art
Dans la famille des artistes s’étant illustrés sur le Parvis (plus d’une cinquantaine), voici Piotr Kowalski. Pour deux œuvres à La Défense 7 : L’Escalier et la Place des Degrés. Une montée des marches !

Cet homme-là, alchimiste qui aimait à s’inspirer d’un universalisme façon de Vinci, fit feu de tout bois et de tous lieux pour les applications de son art. Entre autres à La Défense. Mathématicien devenu sculpteur, c’est tout le corpus de l’expérience scientifique qu’il reconvertit en formes. Il les concevait comme des actions, des machines à défaire les acquis.
Ce qui nous mène à la façon dont il fit ses gammes sur les marches de l’escalier reliant le Parvis à la place du Dôme en 1989. Le grand emmarchement à faible pente trace des lignes claires et sobres, mises en relief par des bacs de fleurs plantés dans lesquels un jeu d’éclairage apporte une touche d’élégant mystère le soir venu. On y retrouve le talent propre à cet architecte à l’âme d’artiste. L’espace, le temps, la relativité, la perception, la symétrie, les miroirs, la lumière… sont autant de champs qu’il investissait en utilisant une palette de matériaux très étendue. Pour les transformer en Gai Savoir.
Avec la Place des degrés, réalisée de 1987 à 1989, il développe sa vision de sculpteur scientifique dans un espace public. Une graduation de trois terrasses étagées sur une hauteur de dix mètres. La progression y est rythmée par des fragments monumentaux : on distingue la forme de deux pyramides, l’une de ses formes sculpturales fétiches. Plus loin, une ligne rouge est une indication donnée au passant pour mieux se retrouver, comme une abscisse ordonnée. A trois pas de là, une vague, ou une traîne d’un granit très marmoréen vient remettre en cause l’ordre apparemment docile des choses inanimées. Un peu comme si sa majesté l’Infini était de passage.
Cette composition savamment mise en place, toujours selon la logique scientifique que lui a donné sa première vie de mathématicien, est ponctuée d’espaces de verdure. Peut-être serez-vous surpris par cette montée des marches géométrisante, ce crescendo entre sphère (le Dôme) et cube (la Grande Arche). Donc un peu initiatique. Mais soyez rassurés : nul magicien ne vous attend en haut pour sceller un pacte faustien !

Biographie
Le Polonais Piotr Kowalski a eu plusieurs vies. Mathématicien né en 1927 en Ukraine, architecte à New York dans les années cinquante, il reconvertit ses compétences scientifiques vers les arts plastiques au début des années soixante. Dans son atelier de Montrouge, il jongle avec les matériaux (verre, acier, plexiglas ou pierre), mais aussi les énergies (lumière, champs magnétiques) pour explorer les chemins de traverse du courant d’art « lumino cinétique ». il s’est éteint à Paris en 2004.

A lire
Piotr Kowalski, monographie de Jean-Christophe Bailly, éditions Hazan.

Rubrique « personnalité invitée »

Roland Castro
Architecte

« Ma perception de La Défense a changé quand la Grande Arche a été édifiée en 1989, en alignement sur l’Axe Historique de Le Nôtre. La cité d’affaires un peu monomaniaque est ainsi devenue un lieu du Gand Paris tel que je le conçois, multipolaire, identifiable à l’échelle métropolitaine. Mais les gens tracent, sauf s’il fait beau. Cela manque d’espoirs de flâneries et… d’amoureux dans les cafés le soir. Bon, cela se prolonge maintenant vers Nanterre, j’espère qu’on va faire une passerelle ou un pont de Brooklyn vers Neuilly. Je milite aussi pour qu’on fabrique, y compris à l’intérieur du Grand Axe, un système de petites folies (cafés, lieux culturels, etc.) créant l’animation manquante. Car c’est une île qui ne profite pas de son statut d’insularité, qui manque d’urbanité. Et dont une certaine violence austère gagnerait à être adoucie. Justement, la création de De Facto devrait aider à mieux prendre en compte ce qui se passe au sol. Car l’espace public n’y est pas clair : actuellement, on a des pieds de tour, ce qui n’est pas une bonne manière d’y entrer.
Pour l’Epad, j’arrive à la fin d’une mission de maîtrise d’œuvre urbaine de 2 an. Il s’agit d’adoucir le rapport de la partie Sud de La Défense vers Puteaux. Pour qu’il n’y ait plus cette immense coupure autoroutière de La Défense vers Puteaux. Pour que le boulevard circulaire devienne un boulevard urbain. Donc, il s’agit de créer des porosités. Sous la forme de grands accès, de mails plantés, avec du ciel, car il n’y en a pas sur les côtés de La Défense. C’est un travail gigantesque, j’espère aboutir. Il va falloir fabriquer maintenant… Il faudra être à la hauteur !
Je vois l’avenir avec plus de mixité d’activités, entre bureaux et logements. Il y a un aussi un gros travail entre la surface et le sous-sol pour arriver à faire ce que j’appelle une Défense by night, pas simplement aux heures de bureau. »

Jean Giraud, (it Gir ou Moebius)
Dessinateur scénariste

« J’aime beaucoup cette idée d’un pôle architectural de bureaux et de services un peu délirant. A la fois ordonné et plein de ce bric et broc qui donne la vie, la richesse et le futur d’un pays. En ce sens, la Défense a été un bon choix, dans un alignement prestigieux. Et je vois que ça continue, avec les projets de tours de plus de 300 mètres. Je n’ai jamais dessiné ce quartier, mais j’ai représenté cet archétype tout en hauteur. Depuis, mes utopies se sont déplacées dans le sens d’un rééquilibrage de la modernité vers un milieu naturel réhabilité, Mon rêve serait que la Défense devienne grâce à l’ingéniosité humaine comme un arbre, un ogm sublime construisant en son sein des bureaux comme les alvéoles du bois. A l’horizon 3000, je projette un univers végétal domestiqué, avec des tours de 300 mètres issues d’un végétal programmé génétiquement pour construire à volonté des étages, qui générerait des circulations d’eau et d’énergies. Sans machine, plutôt par une combinaison subtilement intégrée des saisons, des rythmes, du travail , de l’amusement, de la beauté.
Mais revenons à aujourd’hui. à Los Angeles, j’ai vu un quartier équivalent qui s’appelle Century City. L’ampleur des espaces alliée à un souci du monumental soigné m’y avait frappé. C’est peut-être ça qui manque à La Défense: on y a reproduit l’île de la Cité et ses petites maisons, mais tout en hauteur ! Ceci dit, il y a tout de même quelques beaux espaces sur le Parvis… des endroits de vie, dont se dégage quelque chose d’assez heureux. Et j’ai été épaté par la construction du grand cube – ah oui, la Grande Arche – qui oblige le regard à se courber. »

Encadré
Jean Giraud est à l’honneur à Paris du 12/10 au 13/3 à la Fondation Cartier. Titre de l’exposition ? « Moebius Transe Forme ». En même temps paraît « L’arpenteur », un album de son personnage Arzak.

à fontaion alias Moebius a touché depuis plus de trente ans à toutes les formes de création graphique, dessin animé (Les maîtres du temps, thru the moebius trip, Arzach…) comme cinéma (le cinquième élément, Willow, Little Nemo…) et a sans conteste inspiré de nombreux graphistes à travers le monde. Ses oeuvres ont été adaptées, Arzach en série de dessin animé sortie il y a quelques années et surtout Blueberry, avec Vincent Cassel dans le costume de Mike “la gueule à Bébel” Blueberry, avec un succès mitigé. Mais il n’est pas forcément connu que l’autre immense série du maître, L’Incal, avait aussi fait l’objet d’une tentative de long métrage. Depuis quelques temps est disponible sur Youtube les séquences créés au studio canadien de Pascal Blais (aujourd’hui spécialisé dans les publicités animées en 3D notamment). Une bande démo sur Arzach suit les premières images de ce long métrage qui n’a finalement jamais vu le jour. Ce serait formidable qu’un film live adapte un jour les aventures du Detective Privé de Classe “R” John Difool. Avec son cycle de l’éternel retour lié à la chute originelle du personnage. L’Incal est aussi la série où apparaît ce grand malade du flinguage qu’est le Méta-Baron, qui a ensuite été magnifié par la peinture de Gimenez dans le cycle aux Humanoïdes Associés. L’incontournable site sur l’animation Catsuka avait aussi montré la chose il y a deux ans et, honte à moi, je l’avais ratée. Il n’est jamais trop tard. Je me rattrape et je vous en fais profiter. Merci qui ?

Leur forme faite de courbes et de contre-courbes, leur coloration, faite de petits carreaux en pâte de verre, évoquent des nuages que viennent perforer des baies de différentes formes. Ce qui, vu de loin, n’est pas évident !

Bonjour Christophe,

Après le succès de Stanislas, seriez vous tenté de refaire l’exercice
avec le dessinateur Moebius ? Une expo lui sera consacrée à la
fondation Cartier cet automne (rien à voir avec La Défense mais on
l’évoquera forcément).
Pour Moebius, il serait intéressant bien entendu, d’avoir sa vision de
dessinateur sur l’univers du quartier d’affaires. pêut-être d’ailleurs
le connait-il car il est alto-séquanais (je crois qu’il habite
Montrouge).
Je vous propose deux autres articles :

-Un article d’un feuillet environ pour raconter l’histoire des tours
Aillaud (tours nuages) rubrique Histoire de… Ces tours viennent de
recevoir le label Patrimoine du XXe siècle.
-Un article de 2000 signes + 500 signes d’encadrés pour la rubrique
Tout un art :
présentation de l’oeuvre L’Escalier de Kowalski, situé Place des
degrés. Et petite bio de l’auteur en encadré.
121 ) les cocktails, forcément, là ou ailleurs…
Bar E7 : Les coups de liqueur de Paolo
Paolo Calvera, péruvien de 22 ans, dont 11 en France, travaille depuis deux ans au Bar E7 de l’hôtel Edouard VII (jadis hôtel particulier de feu ce prince anglais). Notre barman a trois « coups de liqueurs » : coquelicot, sapin (connu durant un voyage) et tabac, que Combier avait présenté à son école. Grand chambellan du Pisco Sour velouté de son pays (qui séduit bien des clients), il s’est diversifié en créant le Chesterfield : Comme le canapé, ce cocktail à la couleur du cuir, en plus sucré, certes. En plus, il est réversible : à réchauffer en main en digestif, à rafraîchir en mode apéritif, d’ou sa présentation. C’est en association avec Ted Breaux (distillateur et expert es absinthes et liqueurs) que Combier a concocté en 2006 la liqueur de tabac Perique. Du nom d’un un tabac rare et recherché, cultivé en Louisiane, réputé pour ses arômes puissants et fruités. D’autant plus savoureuse en des temps où alcool et produits de Nicot deviennent sulfureux…
Le Chesterfield : Sirop de vanille Monin, liqueur de tabac Perique Combier (31°), rhum Bacardi Oakheart, gousse de vanille. A découvrir au bar E7, 39 avenue de l’Opéra.

122) FDLM
Théâtre Cambodge France
Christophe Riedel

Norodom Sihanouk : Solaire renaissance des années damnées

30 jeunes cambodgiens de l’ONG Phare Ponleu Selpak, dirigés par le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine à Paris, se réapproprient sur scène le passé occulté de leur pays. En faisant fi de tabous bien présents.

Ecrite par Hélène Cixous, « L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge », est une œuvre mythique (en deux époques de 3h30) deu Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, d’abord jouée à Paris en 1985.
Pour cette recréation, 30 jeunes Khmers circassiens auxquels il a fallu tout apprendre (la plupart étant analphabètes), ont travaillé cinq ans sur la première partie (quatre heures). À l’heure du procès pour génocide des quatre plus hauts dignitaires du régime de Pol Pot par un tribunal international, audacieux projet que cette épopée shakespearienne, en tournée en France en novembre dernier.
Sous la direction de Georges Bigot – il incarnait Sihanouk en 1985 – et Delphine Cottu, aussi élève et actrice de Mnouchkine, le spectacle interpelle. Il incarne l’idéal de théâtre total, la recherche de vérité historique et scénique dont Ariane Mnouchkine et ses proches ont le secret depuis 35 ans.
En leur maison mère, la Cartoucherie de Vincennes, où on les rencontre. Dans de superbes loges ouvertes aux regards du public. Avant le spectacle, Gorges Bigot encourage Marady, 24 ans, dont la voix fatigue. Cette jeune femme menue joue le rôle titre du roi Sihanouk. Entrée comme cuisinière au sein de la compagnie, elle est devenue comédienne. Son jeu scénique a fait la différence. D’une voix cadencée, haut perchée, elle campe Norodom Sihanouk, ancien roi du Cambodge. Fin politique, petit par la taille, grand par l’aura. Excessif, virevoltant tel un lutin. S’emportant de plaisir ou de rage, surfant sur un fil burlesque chaplinesque. Oui, c’est une femme qui a eu ce rôle d’homme fort, ce qui n’est pas allé sans grincements de dents !

Ravy, Marady, Sophol et les autres
Ravy, Marady, Sophol, Bonthuon, Monny… 26 comédiens et 4 musiciens issus de familles défavorisées de Battambang, à 350 kilomètres de la capitale (où une représentation a eu lieu devant les familles, déclenchant l’enthousiasme des spectateurs) ont pu participer. Pol Pot – de son vrai nom Saloth Sar – est incarné par une autre femme au jeu subtilement puissant, Ravy : « Avant de commencer à jouer, nous savions des Khmers rouges ce que nos parents et nos voisins nous racontaient : la faim, les travaux forcés, les disparitions, les tortures. » Marady poursuit : « A travers nos rôles, nous avons compris que les Khmers rouges nourrissaient un idéal pour le pays, mais ils ont basculé dans un autisme qui les a coupés de la réalité et mené à la folie meurtrière. »
Pour sa part, Sophol, qui joue Khieu Samphan, ex-président sous Pol Pot, aujourd’hui sur le banc des accusés, voit en lui « une authenticité dans sa recherche de vérité. Cultivé et intelligent, il a voulu éradiquer la corruption dans le pays. Ce n’est qu’ensuite que tout a dérapé… »

Vision non manichéenne
La jeune troupe a bravé des interdits politiques en rétablissant via une interprétation nuancée des personnages (une centaine dans la pièce), la complexité de la situation. Sous la houlette des metteurs en scène, qui ont consacré 4 ans de leur vie à cette aventure prenante.
Cette vision non manichéenne du passé – et des Khmers rouges – retentit au Cambodge.
La pièce, d’abord programmée dans 19 provinces avant sa tournée française, a été annulée. En dépit du soutien de l’ancien roi et du monarque actuel, son fils. Tous comme Georges Bigot, espèrent qu’elle circulera en son pays. Juste une question de temps ? Dans l’immédiat, il cherche les financements nécessaires pour monter la seconde époque de la pièce.

Encadré
En savoir plus
Théâtre du Soleil : theatre-du-soleil.fr
ONG Phare Ponleu Selpak Née en 1994 dans les camps de réfugiés, « Lumière des arts », mène à Battambang une action éducative et d’insertion auprès de 450 enfants: phareps.org

123 ) FDLM/ dossier travail
Christophe Riedel
3 portraits de l’amour du métier : cuisinier, maîtresse des écoles, menuisier.
Philippe Mille, Chef cuisinier, Domaine des Crayères
« J’ai 37 ans et dirige depuis trois ans à Reims les cuisines du Domaine des Crayères, incarnant l’art de vivre à la française autour des accords entre mets et vins de Champagne. Ma cuisine a été récompensée depuis par 2 étoiles au guide Michelin obtenues en 2011, puis 2012, ainsi que par un titre de Meilleur Ouvrier de France en 2011. La passion a besoin de temps, de réflexion et d’humilité. Je suis un cuisinier classique, pas un fan de l’architecture d’un plat. Je fais une cuisine lisible. Je respecte le bon produit, comme un intermédiaire entre le travail du producteur local et le plaisir du client. Je mets le produit en évidence, sans jamais le dénaturer. La surprise est dans le goût, là et nulle part ailleurs. Superflu interdit. »
Transmission et partage. « Trois chefs brillant aujourd’hui au firmament de la gastronomie française et ayant fait leurs premières armes aux Crayères (Frédéric Anton, Gérard Boyer et Alain Passard) m’ont rejoint pour composer à 8 mains un menu composé spécialement pour l’occasion : le Dîner « Transmission & Partage ». Chacun d’entre eux a invité un lycéen d’école hôtelière à cuisiner à ses côtés le 13 novembre pour le lancement de ce menu d’exception : chacun avait son plat, belle façon de partager notre passion pour ce métier. »
La cuisine est à la mode ? « Tant mieux. Du coup, les gens retournent au marché, découvrent des produits, font et partagent leur cuisine. Le goût revient à la mode. On reparle, enfin, de qualité et les bons producteurs reprennent force. On redécouvre des curriculums plein de motivation, des envies réelles de candidats à la cuisine, plus pour le plaisir de se réaliser que de s’inscrire dans une simple demande d’emploi. Les émissions de télévision Masterchef, Top Chef participent à cette bonne vision du métier : y accéder par plaisir. D’ailleurs, la finale de Masterchef a eu lieu aux Crayères le 8 novembre dernier, et nous avons eu plein d’appels après ! »
Site : http://www.lescrayeres.com

Cécile Coulon, maitresse des écoles
« J’enseigne depuis 15 ans et j’en suis ravie. J’ai été très influencée humainement par un grand-père instituteur dans le Puy-de-Dôme qui avait l’art et la manière de faire toujours découvrir la petite chose de façon très humaine. Pour moi, l’école, c’était un peu lui. Ensuite, j’ai eu la chance de suivre une excellente formation dans un petit IUFM, à Bourg-en-Bresse, où j’ai rencontré des enseignants qui avaient une vraie réflexion sur la façon d’enseigner les disciplines. Toute l’équipe, très enthousiaste, voulait rompre avec la routine, en accord avec les instructions officielles des années 2000 : faire en sorte que l’école permette à tous de devenir un citoyen libre comprenant ce qui l’entoure.
Ensuite, j’ai eu la chance de débarquer à Paris dans des écoles de quartiers populaires, classée en ZEP. Une dans le vingtième, puis trois dans le dix-huitième, dans le quartier de la Goutte d’Or. Par choix. C’était formateur : des enfants en souffrance, dont les familles sont dans la survie, donc des parcours scolaires parfois déjà en échec. Du coup, pour qu’ils comprennent et apprennent, il a fallu que j’apprenne beaucoup et très vite ! C’était une chance car cela m’a permis de rencontrer et d’appliquer les méthodes du mouvement pédagogique d’Education nouvelle GFEN : L’enfant n’est vraiment en activité que quand elle est intellectuelle, pas juste quand il s’active et manipule.
J’ai ainsi mis en place des activités où les enfants, au lieu de remplir des trous, ont à chercher vraiment. Par exemple, la semaine dernière, on a classé des angles du plus petit au plus grand, plutôt qu’entourer seulement les angles droits. Ce qui peut être déstabilisant, mais plus constructif. C’est aussi dans la complexité qu’on apprend un texte. Ma passion pour le métier, c’est de comprendre ce qu’il y a dans leur tête, les voir réutiliser les connaissances pour mieux se les approprier. Ce qui est très fort à l’école, c’est la puissance, l’émulation du groupe, le retour d’expérience qu’engendre le collectif, L’entraide mutuelle entre élèves. Et depuis huit ans, je travaille dans un autre quartier : très peu d’enfants y sont en souffrance, ils sont plus sereins, donc les apprentissages sont plus aisés. Du coup, j’ai réalisé combien l’école est injuste d’un secteur à l’autre ! »

Richard Boyer, Paris, menuisier
« J’exerce depuis 1978. J’ai suivi un stage de formation pour adultes à Tours avec un professeur extraordinaire, qui avait 40 ans d’expérience. J’ai eu le meilleur prix au CAP. Puis j’ai travaillé sur le tas à dans un atelier Sète pendant 3 ans avant de créer le mien, à Paris, dans le vingtième arrondissement. L’essentiel de mon activité concerne les escaliers et les bibliothèques, ainsi qu’en complément tout ce qui concerne la maison. D’ailleurs, j’ai relise plusieurs ouvrages pour l’ancien Président François Mitterrand, qui avait vu une de mes escaliers chez un ami commun. Il m’a fait venir à l’Elysée et m’a d’abord demandé si j’aimais mon métier. Je lui ai explique pourquoi je l’aimais. Et il m’a confié plusieurs ouvrages chez lui. Je travaille à 50 % d’après mes propres dessins. Le reste du temps, avec des architectes. J’aime travailler avec eux.
Chaque année depuis 20 ans, mon atelier accueille de septembre à juillet un jeune en train d’effectuer son tour de France. Cette année, c’est Benjamin, 22 ans, en troisième année. Au terme de sa tournée de ville en ville (en 5 à 7 ans), il fera partie des Compagnons de la fédération du Devoir de la Liberté. Je les connais bien parce qu’en 1984, quand je suis revenu à Paris de Sète, j’ai suivi une formation complémentaire en cours du soir chez eux rue Mabillon pendant trois ans auprès d’un compagnon menuiser, qui m’a appris toutes les ficelles de l’art de construire des escaliers.
Ma vocation relève du goût d’inventer les choses, d’innover, d’aller jusqu’au bout. J’aime être confronté à des situations nouvelles obligeant de concevoir de façon différente. D’ailleurs une de mes premières réalisations concernait un client qui voulait un escalier près d’une bibliothèque dans un espace difficile à traiter. J’ai eu l’idée de faire un fût bibliothèque montant sur 5 mètres jusqu’au toit du deuxième étage au centre de l’escalier à double limon courbe. Sa particularité est d’être un cylindre situé sur un axe mobile. Assis sur l’escalier, on peut donc faire tourner la bibliothèque comme un manège pour saisir le livre de son choix ! »
Site : http://atelier-boyer.com

Si vous avez lu tout cela de mon existence
les 123 premières raisons de l’aimer
je vous aime…

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PS : Boire 4 coupes de Moët dans quelque cocktail, puis aller voir un mini-concert de Philippe Catherine, chanteur qui est parvenu à transformer son côté déjanté en personnalité reconnue. Concert privé, dans le cadre rococo d’un décor dix-neuvième à moulures et fresques de plafond, bar de nuit le Carmen, rue Fontaine. Un disque qu’il a composé pour une créatrice de dessous féminins s’improvisant énième chanteuse. Attendre 50 mn en pleine chaleur dans une salle pour 200 personnes, voilà qui fait chauffer le champagne et craquer les fragiles, discuter avec une fille rondelette qui vous prendrait bien sur ses genoux, ce qu’on refuse on ne sait pourquoi. Regarder devant vous debout serré, assise à deux mètres sur un fauteuil Empire, la blondeur mutine de Julie Depardieu, compagne du moment du chanteur. Boire une bière très fraiche en deux temps après ce concert surchauffé. Voila : moi aussi je peux faire mon Philippe Delherm dee la prmière gorgée de bière et autres plaisirs minuscules. Quand je suis d’humeur.

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