Espace Dali : 22 street artistes s’y collent

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novembre 13, 2014 par Parallèles Potentiels

Comment renouveler la licence de l’ami Dali en son Espace montmartrois; Paris dix-huitième ? En le rhabillant Street art pour l’hiver, jusqu’au 15 mars, terme de l’exposition. le voici redevenu attractif, si ce n’est Avida Dollar. 22 artistes s’invitent pour cela. Un mariage qui se laisse voir. Quelques surprises. C’est décevant parfois car on a du mal à aller au delà de l’imitation, d’une certaine duplication folklorique des motifs daliens (qu’on s’en va énumérer plus bas, tant on les aime). Cest matière rêvée à bien des récits au saut du lit dalien. ais cela vaut le détour. voici mes toiles préférées. On commence par les deux Arnaud Rabier Nowart. Cet artiste fit déjà de même avec Van Gogh l’année dernière à Auvers-sur-Oise, c’était pas mal, mais ça vire vite au procédé.
D Arraez-7295

D Arraez-7298

D Arraez-7299

Ensuite, l’ami Jérôme Mesnager ( frère de la Commissaire, Véronique) a eu carte blanche pour corps blancs éléphants, d’autres s’en sont donné à coeur joie, Paella et son espèce de spirale (ex Paella Chimicos, nom qui m’avait bien fait marrer dans les 80’s sur les murs d l’Est parisien) fait sa Paella, logique. C’est un peu inabouti, mais l’occasion d’aller à Montmartre est belle et ce lieu distrayant une fois l’an ou tous les deux.
D JEROME MESNAGER - La charge des Eléphants surréalistes (c) Espace Dali
D ARNAUD RABIER NOWART - Cochon-tirelires déguisés en éléphants Daliniens avec apparition Avida Dollarsienne (c) Espace Dali

D ARNAUD RABIER NOWART - Dali fait le mur (c) Espace Dali
On pourrait continuer jusqu’à la Halle Saint-Pierre en contrebas pour s’imprégner d’art brut multiforme, non cantonné à l’exercice de style pastiche du cathartique moustachu paranoïaque qui fait le mur, s’emmure, traversant toujours ceux du temps avec sa cape d’aura mondiale…

Détails : depuis le 11 septembre. Dalí ne fait pas sauter de tours, il fait le Mur, n’aura pas su que celui de Berlin avait sauté non plus.
Polymorphe, explosive, rebelle, déconcertante, drolatique, insolite, anticonformiste,
populaire : s’agit-il de définir la démarche dalinienne ou celle du street art ?
Au-delà de la démarche artistique, ce qui rapproche ces créateurs, c’est cette façon de
dévoiler le monde : provocatrice, iconoclaste et sauvage. À l’instar de Dalí, les artistes du
street art ne s’imposent aucune limite dans leurs sources d’inspiration, leurs matériaux,
leurs supports, leurs revendications.
Une vingtaine d’artistes urbains ont ainsi relevé le défi. En dialogue avec les oeuvres
exposées à l’Espace Dalí, chacun d’eux a créé une oeuvre qui ose confronter l’univers
surréaliste au vocabulaire et aux codes de l’art urbain : peinture, pochoir, dessin, lumière,
son, installation.
Akiza, Artiste Ouvrier, Fred Calmets, Codex Urbanus, Hadrien
Durand-Baïssas, Jadikan, Jérôme Mesnager, Les King’s Queer,
Kool Koor, Kouka, Levalet, Thomas Mainardi, Manser,
Nikodem, Nowart, Paella, Pioc PPC, Sack, Speedy Graphito,
Valeria Attinelli, Zokatos.

Et autour de Keith Haring, autre figure tutélaire du Street, que je vis taguer lors d’une perf devant Beaubourg, sans réaiser alors que c’était « historique », il y aura des événements : fresque murale dans la rue Poulbot, rencontres signatures avec les artistes. Atelier street art enfants pour tirer les marrons du feu.
Plus : Espace Dali

Index de symboles daliniens où l’on apprend plein de croustisavoir
Une étude de l’œuvre de Dalí, révèle quelques symboles systématiquement présents dans tous ses travaux. il s’agit d’objets fétiches qui, apparemment, ont peu de points communs : béquilles, oursins, fourmis, pain…

Dalí utilise ces symboles de manière à rendre plus prégnant le message de sa peinture. Le contraste d’une enveloppe dure et d’un intérieur mou est au cœur de sa pensée et de son art. Ce contraste extérieur/intérieur (dur/mou) s’accorde avec la conception psychologique selon laquelle les individus se fabriquent des défenses (dures), tout autour de la psyché vulnérable (souple). Dalí connaissait très bien l’œuvre de Freud et de ses disciples, même si son iconographie ne dérive absolument pas de la pensée psychanalytique.

ANGES
Ils ont le pouvoir de pénétrer la voûte céleste, de communiquer avec Dieu et d’accomplir ainsi l’union mystique qui préoccupe tant le peintre. Les figures d’anges peintes par Dalí empruntent souvent les traits de Gala, incarnation, pour Dalí, de la pureté et de la noblesse.

BÉQUILLES
Elle peut constituer le seul appui d’une figure ou le support nécessaire d’une forme incapable de tenir debout toute seule. Dalí la découvre, enfant, dans le grenier de la maison paternelle. Il s’en empare et ne pourra jamais s’en séparer. Cet objet lui donnait une assurance et une arrogance dont il n’avait jamais encore été capable. Dans le Dictionnaire abrégé du Surréalisme (1938), Dalí en donne la définition suivante : « Support en bois dérivant de la philosophie cartésienne. Généralement employé pour servir de soutien à la tendresse des structures molles. »

ÉLÉPHANTS
Les éléphants daliniens sont habituellement représentés avec les longues pattes du désir invisible, à plusieurs rotules, portant sur leur dos l’obélisque symbole de puissance et de domination. Le poids supporté par les pattes frêles de l’animal évoque l’apesanteur.

ESCARGOTS
L’escargot est lié à un événement marquant de la vie de Dalí : sa rencontre avec Sigmund Freud. Dalí pensait que rien n’arrive simplement par accident, il avait été captivé par la vision d’un escargot sur une bicyclette hors de la maison de Freud. Le lien se fit alors en lui entre une tête humaine et l’escargot, qu’il associa plus particulièrement à la tête de Freud. Comme pour l’œuf, la partie extérieure de la coquille (dure) et le corps (mou) intérieur de l’escargot le fascinèrent et la géométrie de ses courbes l’enchantèrent.

FOURMIS
Symbole de la pourriture et de la décomposition. Dalí rencontra les fourmis la première fois dans son enfance, en observant les restes décomposés de petits animaux dévorés par elles. Il les observait avec fascination et répulsion, et a continué à les utiliser dans son œuvre, comme symbole de décadence et d’éphémère.

MONTRES MOLLES
Dalí a souvent dit, « la matérialisation de la flexibilité du temps et de l’indivisibilité de l’espace… C’est un fluide. » La mollesse inattendue de la montre représente aussi l’aspect psychologique par lequel la vitesse du temps, quoique précise dans sa définition scientifique, peut grandement varier dans sa perception humaine. L’idée lui vint après un repas alors qu’il contemplait les restes d’un camembert coulant. Il décida alors de peindre sur le paysage qui lui servait de toile de fond deux montres molles dont l’une pendait lamentablement à la branche d’un olivier.

ŒUF
Symbole chrétien de la résurrection du Christ et l’emblème de la pureté et de la perfection. L’œuf évoque par son aspect et sa minéralité une symbolique chère à Dalí, celle de la vie antérieure, intra-utérine et de la re-naissance.

OURSIN
Son « exosquelette » (la coquille se trouve à l’extérieur), hérissé d’épines, peut vous rendre très désagréable un premier contact avec l’animal. La coquille contient en revanche un corps mou (un des plats préférés de Dalí, qui était connu pour en manger une douzaine à chaque repas). La coquille de l’oursin, débarrassée de ses épines, apparaît dans nombre de ses peintures.

PAIN
Est-ce par peur d’en manquer, Dalí le représente dans ses peintures et se met aussi à confectionner des objets surréalistes avec du pain. Dans ses tableaux, les pains ont le plus souvent, un aspect « dur » et phallique, opposé au « mou » des montres. Dalí a toujours été un grand admirateur du pain. Il tapissera de pains ronds catalans les murs de son musée de Figueras.

PAYSAGES
Espace traditionnel (fondé sur la perspective et la peinture de la Renaissance). Paysage réaliste semé d’objets étranges et irréels situés dans un environnement naturel. L’arrière-plan et la façon d’utiliser les paysages sont une des forces de l’art de Dalí. Ils contribuent à créer l’atmosphère d’irréalité de ses tableaux (paysage de sa Catalogne natale et vaste plaine d’Ampurdan qui environne Figueras).

TIROIRS
Les corps humains qui s’ouvrent par des tiroirs se retrouvent à maintes reprises dans les peintures et les objets de Dalí. Ils symbolisent la mémoire ainsi que l’inconscient et renvoient à la « pensée à tiroirs », un concept hérité de la lecture de Freud. Ils expriment le mystère des secrets cachés. La plupart des enfants explore chaque tiroir, cabinet et armoire de leur maison.

VÉNUS DE MILO
Elle fait partie depuis longtemps de la mythologie personnelle du peintre. Elle est la première femme qu’il modèle enfant en argile d’après une reproduction qui ornait la salle à manger familiale. Elle est aussi celle qu’il a découvert sur une boîte de crayons à New York. Il trouve stupide l’expression de son visage qu’il considère néanmoins comme propre à la beauté féminine parfaite mais inadéquate chez une femme élégante dont le regard doit être ou paraître intelligent. Dalí a réalisé plusieurs transformations de la Vénus : la Vénus spatiale, la Vénus à tiroirs…

MOi
Toujours moi et mon nombril pachydermique, dans le métro, répondant à un exercice de style autour des affiches, proposé par Véronique Mesnager sur Facebouc :
que chacun s’y colle en self !
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