Univers caché, crash SpaceShip II, Interstellar, tourisme spatial équitable

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novembre 10, 2014 par Parallèles Potentiels

Dans la famille des « manifestes improbables », je demande
le Manifeste pour un tourisme spatial équitable
Il irait de la Géode et son film « Hidden Universe »
en barbe à papa stellaire
aux trous noirs gargantuesques d’Interstellar
dont on ressortiraient tous indemnes
après essorage en labyrinthe biblio-borgésien
grâce à un ami ordinateur sympa
ne tournant pas mal comme Hal
dans 2001

Al dente ? Les chercheurs du Cern, grand collisionneur de possibles nucléaires, aiment à dire :
Je néant vie de rien
Et rappellent que les protons qu’ils ont fait jouer dans leur grande roue ont « la vitesse d’un moustique »
quand ceux du Big bang avaient celle d’un TGV. Ils ne précisent pas hélas
qui évoluait dans la Cour des grands
de la baie du Mont Saint-Michel
à la vitesse d’un cheval
cosmique au galop

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Revenons à nos moutons :
Ceux d’Interstellar
On ressortirait indemne de leur séjour en trou noir
à l’écrasante densité
grâce à sa grâce
grâce à la petite magie
d’être au monde un temps donné
en deux dimensions
en 3D
ou en cinq dimensions transcendant l’espace temps
abolissant le temps,
notion caduque,
Pour n’en garder que la durée

Nb: pas la marque de macarons et rites socio-pâtissiers pour momies bourgeoises, non.
eux et elles seront farcément écrasés dans le trou de ver
Entité procédant comme dans l’antique série La Cinquième Dimension
donc morale à cent balles à la clef :
écrasant donc les vieux riches formant queue
rues du Bac et des Saint-Pères
devant les temples pâtissiers

Scoop it : Oui, le tout noir d’Interstellar broierait enfin
(comme on trait)
des momies envuitonnées
revenant de chez Ladurée
rue des Saints-Pères
en son sein généreux
de sanibroyeur de mortes vivantes
envuitonnées des
beaux quartiers
aux petits cartons de macarons
Ce serait un vrai carton !
Non, erreur de casting, bon !
Calmons-nous à présent.
Reprenons en
choeur :

L’oeil qui regarde a la même forme que l’univers
je veux parler de la petite magie du « Da sein  » préservé
de l’âtre d’ici, de la joie ulysssienne de revenir
d’un long voyage sur l’ardent
du zétro absolu
d’Absalon
vers notre beeeelle planète.
Certes un peu pourrie, en mode banquise décongelée
par 150 ans de bonnes pratiques de la secte
du casino libéral financier
des grandes marques mondiales
du club « Styx Cac 40 »
opérant depuis la première révolution industrielle,
(seule notable finalement)

On sortirait d’un trou noir
avec moins de séquelle
qu’un repas chez
MacCrado

On serait passé par 14 milliards d’années balbutiantes depuis le grand tout des débuts
par Rosetta et Phylae
en mangeant des physalis boules jaunes au goût muscé
On aurait réchappé au crash du SpaceShipTwo de Virgin Galactic
et la non moins récente explosion de la fusée de ravitaillement de l’ISS
(Ils vont encore manger du corned beff pendant 6 mois la-haut, du coup)

IMax, mon divin atterré, mon univers est tout tâché ! Vite, de l’antitâche(ron), svp !
Dieu que ces univers anciens et galaxies lointaines sont féconds d’impossibles tentants, proches comme un frigo vide du côté de La Géode, Mecque de l’écran semi-hémisphérique concave, non, convexe. Ah zut, j’ai encore oublié lequel est « ( » et l’autre « ) ».
La Géode Cette grosse boule argentée de Noël rutilante, rubiconde qui nimbe la post soviétique et Portzampacienne Cité des Sciences et des Techniques de la Villette, posée sur un lac d’eau croupissante et bordées de maisons Folies post Bauhausiennes…
Evidemment, la Villette, ce n’est pas la galaxie à côté pour les natifs de l’Ouest parisien. Mais qu’ils fassent un effort métropolitain, voire téléporté. Puis qu’ils s’acomplissent dans la lumière en faisant la marche initiatique les menant à la divine boule géodienne en Imax, à 10 minutes du métro Porte de la Villette le bien nommé.
Oui, qu’ils viennent, tous les humains, indigènes et allogènes franciliens, aliens tant qu’on y est : ils en seront récompensés par Hidden Universe. Ce film de 45 petites minutes longues comme la possibilité d’une vie après le fromage réduite à néant par l’esprit cartésien sans Nutella bourré d’huile de palme, mais magnifiée pour cette même raison. Un film présentant les téléscopes géants du désert de l’Atacama, ceux actuels, celui à venir en 2020 si tout va bien. Une production superbe : on voyage dans la peau d’un astronome créant ces fameuses, chromatiquement fallacieuses et superbes visions d’artiste de galaxies retouchées. L’astronome narrateur est basé dans l’un des Observatoires du désert de l’Atacama, que l’ambassadeur du Chili présent un soir prononce desserts. Histoire de tromper la monocorde tendance au noir et gris de l’infini. Par exemple celle du Centaure NGC 5128, ma chouchoute… d’une nanoseconde.
Car je suis ausi versatile que l’Univers des univers.
Et rien ne me fidélisera à cette dispensable Terre qui me vit naître
et partir vers de nouvelles aventures lavant plus durable, si ce n’est plus blanc ou vert…


Oui, l’homme part pour de nouvelles aventures greenwashed, fraîchement rasé juste après décongélation en compartiment ***

Il embarque sur fond de barbe à papa bleu Curaçacosmique des visions lyriques 18 étoiles
Mon dieu, mon univers est tout tâché, mon Hidden universe « 33D » tout révélé. Aujoud’hui, mon stupide horoscope m’informe que « Le bonheur est à deux pas »
Si et suelement si
je ne me presse pas trop pour le ramasser
sinon il s’échappera
ver luisant de bonheur sans nom
que nommer abolit.

Mais revenons aux espèces d’espaces :
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galactique cicatrice
résiliante au fourneau
au déla, far away
des tombeaux
longs dos
des vio
des sangs
des lots
a la déli
de l’eau

Mon oeil s’y rince déjà
sans tralala.

Rosetta, tous les regards sont sur toi
le 12/11/14, sur la comète du grain de beauté de l’épaule gauche
d’une odalisque grecque ou d’un pâtre teuton
tu te poseras…
maybe

Pour autant, je préfère – de loin – tendre mon cou de tortue ptérodactilée vers le ciel pour m’y enfouir en Hidden universes, univers cachés, multivers dans la pomme et trou de ver passant à portée de ma rétine à la bienveillante neutralité quasi helvète.
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Et je serai à tout jamais mon propre soleil nombrilaire à l’ére de toutes les éres superposées d’interstellaire façon, malcommode parfois.hidden_universe_b_0

Version courte
Hidden Universe, 3D
‎45min‎‎Documentaire‎‎ – VF‎
À partir du point de vue extraordinaire de la base futuriste de l’ESO (Observatoire Européen austral) les spectateurs découvrent les plus anciennes galaxies, la naissance d’étoiles au coeur de nuages de gaz et de poussière, la collision de deux galaxies. Ils ont droit également à une promenade à la surface de Mars et du soleil…

A voir à
La Géode
26 avenue Corentin-Cariou,
Paris,
La Terre provisoire
et un trou noir d’économistes atterrés
par terre, là, devant vous.
se trémoussant comme des souris fatiguées
dans le RER de pointe
en zone imaginair
d’hymne à la terre


Version plus aguichante
Synopsis : À partir du point de vue extraordinaire de la base futuriste de l’ESO (Observatoire Européen austral)dans le désert d’Atacama au Chili et en compagnie de deux jeunes astronomes, les spectateurs pourront découvrir les plus anciennes galaxies, admirer la naissance d’étoiles au coeur de saisissants nuages de gaz et de poussière, être témoins de la collision de deux galaxies avant de s’engager dans une promenade insolite à la surface de Mars et du soleil.
Hidden Universe présente pour la première fois en format géant les images spectaculaires et très récentes de l’Univers prises par les télescopes les plus puissants du monde comme le VLT (Very Large Telescope) survolant le CERN et le grand, le si large, le magnanime collisionneur dé électrons, de particules d’Hadès ad patrès. Mais pas sur la ligne B à 18h42 entre Marne Les Vallées et Nanterre-Préfecture svp. Et exclusivement avec Christine & The Queens : encore des transfuges du genre, mi-drag queens londoniennes nimbées d’iréel, mi chaussettes séchées à la voix rauque de sèche-cheveux divin au vent.

Postulat
Il y avait ces temps ci une tendance à la trans :
comme une envie de transcendance du petit tout
comme une tendance au trans-tout,
Récapitulons tout cela
à tête reposée sur l’oreiller cosmique au lit
afin d’ivoire clair :

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-Transgenre, pour dépasser, ou disons dépoussiérer les genres masculin/féminins, qui seraient un peu fanés, rebâchés, en les fusionnant un chouilla. Oh je suis d’accord sur le papier poir prendre le meilleur des deux mondes, sacquer le viril vulgaire, l’hybrider avec le féminin a tendresse de la laitance humaine et de l’humour fou des petites reines russes, à monter en poupées univers s’emboîtant farpaitement les unes dans les autres ad libitum. Après, avec cette fricassée de genres, tâter de sa belle-mère avec son gendre ajoutera encore du piment à l’affaire, mais gare à l’inceste si l’on se trompe : ça marque mal.
– Abolir/transcender le réel et le virtuel, en tant que catégories dépassées : patience, c’est pour bientôt, Google est sur le coup, veut emporter le morceau.
– transcender la mort à la petite cuillère de thérapie génique aux celleules souches de nmbril de nouveau né, en renversant du blanc d’oeuf sur le carrelage de la cuisine, ce qui vous rend poisseux les pieds pour mille vies à venir. Et moi de méchante humeur quand ça tombe une heure après le passage hebdomadaire de la femme de ménage, mon Olga bien aimée, respectée, plus encore que ma lapine Rosa, dont j’ai hérité de force, donc du apprendre à aimer au triple, ce qui ne fut pas si aisé que c’en a l’air…
– transcender le temps (celui de Marcel et de Marvel) et la gravité d’Isaac sans coup férir,
en allant voir Inter Stellar, film qui tient très bien la route en la matière, n’en déplaise aux constipés atones de notre espèce.On en pense ce qu’on voudra, mais il y a beaucoupe de possibles qui s’entrecroisent la-dedans en lisière de trou noir gargantuesque.
– transcender la relativité d’Alfred Eins. de l’infiniment grand et celle du tout petit petit de la physique quantique

Transition vers
Les puces touristes spatiales élevées au jus de riche enrichi à la truffe
tentant la transcendance hors de l’orbite terrestre, histoire d’avoir fait sa petite projo sur la terre avant d’y passer :

J’aime le ton de ce monsieur là, bien connu des services de la pensée, critique scientifique à Libération
début de la source : ScienceBlog Libération Sylvestre Huet ( 1 novembre 2014):

Le crash du SpaceShipTwo de Virgin Galactic jette une lumière crue et cruelle sur les projets de tourisme spatial
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« Cruelle car un pilote est mort dans l’accident survenu dans le désert du Mojave en Californie, la défaillance de l’engin a frappé peu après qu’il se soit détaché de l’avion porteur le WhiteKnightTwo et entame son vol autonome. Et le second est gravement blessé. Crue car cet accident repose la question de l’utilité sociale du tourisme spatial alors que des crédits publics ont déjà été dépensés par millions de dollars aux Etats-Unis pour attirer cette activité et qu’il y a quelques années Astrium (aujourd’hui Airbus Defense and Space) demandait un soutien public à son projet d’avion spatial pour touristes très friqués. »

PUBLICITÉ MENSONGÈRE ?
L’accident qui frappe l’engin de la firme du milliardaire britannique Richard Branson devrait encourager une reflexion critique sur ces projets et à tout le moins bloquer tout financement public et inciter les Agences chargées de la sécurité à considérer les risques qu’ils peuvent faire courir aux passagers et aux citoyens en cas de crash au sol. Ces projets sont en effet portés par une publicité demesurée et souvent mensongère si l’on se souvient des annonces de vols commerciaux « pour bientôt » régulièrement lancées et démenties.
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Au delà des problèmes techniques que pose l’accès à l’Espace, qui exige de concentrer de l’énergie et donc de prendre le risque de sa perte de contrôle, l’intérêt social de ces projets de tourisme pour millionnaires portés par des milliardaires et le message de consommation à outrance qu’ils représentent doivent être questionnés. Cet accident survient peu de jours après la destruction d’une fusée Antares emportant un cargo vers la Station spatiale internationale.

Voici donc des éléments d’information sur ce sujet avec la note d’octobre 2010 qui revient sur deux points: l’impact climatique d’un tourisme spatial de millionnaires, et ma vision très critique du projet de tourisme spatial que poursuit encore Airbus Defense and space, à l’époque Astrium EADS.
Ma conclusion de 2007 s’appliquait au projet d’Airbus Defense and Space, elle s’applique à celui de Virgin Galactic et reste valable : «La vraie question posée par ce projet ne réside pas dans sa possibilité technique. Il y aura bien un jour ou l’autre un accident. Il y aura bien, si l’on suit le concept d’Astrium, un des passagers qui, vomissement aidant, ne sera pas dans son siège lorsque le pic à 4,5 g surviendra lors de la rentrée dans l’atmosphère. Mais on peut faire confiance aux ingénieurs d’EADS pour trouver des solutions techniques, aux opérateurs pour bâtir le complexe touristique où les happy few seront accueillis, aux assurances pour calculer la prime, aux pouvoirs publics pour écrire la réglementation nécessaire. Reste la morale de l’histoire. Pourquoi fabriquer cet engin ? Ouvrir la route de l’espace ? Déjà fait depuis 1961. Explorer l’espace compris entre 20 et 100 km d’altitude ? Mauvais outil. Créer de l’emploi ? Pour un milliard d’euros, il est possible d’en créer beaucoup plus pour des activités socialement utiles. Innover ? Il vaudrait mieux filer cette somme aux centaines de projets proposés par les scientifiques et non financés par l’Agence nationale de la recherche. Innovation sociétale ?

« Réserver aux plus riches les loisirs les plus chers et les plus polluants, on sait faire depuis les pharaons d’Egypte. Ce projet high-tech fait du vieux avec du neuf, le nouveau comble de l’ingénieur. »

1000 VOLS PAR AN: ET LE CLIMAT ?

Voici une note publiée le 22 octobre 2010.

Le tourisme spatial, c’est aujourd’hui réservé à quelques milliardaires qui se sont envolés en Soyouz depuis Baïkonour. Mais le tourisme spatial sub-orbital – un petit tour de quelques minutes à près de 100 kilomètres d’altitude et on redescend – pourrait demain s’ouvrir à des dizaines de milliers de millionnaires. Or, révèle un article qui paraît dans Geophysical research letters, si on en vient à de telles quantités, cette activité d’ultra-riches deviendrait un facteur important, massif même, de changement climatique.

Après une décennie de vols, à raison de 1000 par an, ce qui n’est pas très éloigné des objectifs des industriels, la contribution au changement climatique de cette activité serait égale à celle de la totalité des vols d’avions actuel. Pourquoi ? Parce qu’elle proviendrait du dépôt dans la stratosphère d’une suie très fine et très efficace pour piéger le rayonnement solaire.

Ce sont trois scientifiques, Martin Ross de l’Aerospace Corporation, Michael Mills (Earth System Laboratory, à Boulder, USA) et Darin Toohey (université du Colorado à Boulder) qui se sont coltinés les calculs. Ils ont bien entendu fait quelques hypothèses, sur les moteurs utilisés et le rythme des vols.

Mais les hypothèses n’ont rien de farfelues. Elles proviennent des projets annoncés par Virgin Galactic, EADS, Planetspace ou Space Adventures. EADS évoque un marché de 15.000 passagers par an en 2020. Virgin Galactic affirme avoir déjà des réservations pour 30 000 billets à 200.000 dollars (avec un accompte de la moitié si on veut faire partie de la première année de vols). Tous ces chiffres comportent une part importante de publicité et de propagande et les spécialistes sont dubitatifs, surtout sur les rythmes et les calendrier annoncés. Toutefois, il n’y a là rien de vraiment rédhibitoire en matière de technologie, seuls les coûts et la sécurité semblent reposer sur des paris.

Du coup, puisqu’il faut se projeter un peu loin dans le futur, il n’est pas inutile de voir si cette activité d’ultra-luxe ne serait pas un de ces trucs avec lesquels « les riches détruisent la planète » comme l’explique bien mon confrère Hervé Kempf du Monde (qui me demande de préciser qu’il n’y est plus aujourd’hui, mais à Reporterre).

Les trois scientifiques ont donc fait tourner des modèles de climat et de chimie atmosphérique (en particulier le cycle de l’ozone) avec la pollution émise par les moteurs de ces fusées. Cette pollution se décline en aluminium, fins débris métalliques, particules de suies qui vont modifier la chimie de la stratosphère et son bilan radiatif. L’important à comprendre, c’est que déposé dans la stratosphère, bien plus haut que les altitudes communes des avions, entre 16 et 70 kilomètres d’altitude, cette pollution va y rester longtemps, au moins dix ans après son émission. Et même si elle est injectée en une zone très précise – les scientifiques ont choisi un site à 33°N par 107°Ouest – elle va assez rapidement se répandre sur une large bande de 22°N à 45°N ce qui produit un effet surtout sensible sur l’hémisphère nord.

Les scientifiques ont réalisé des simulations numériques sur 30 ans (un test à vide et une avec les émissions dûes au tourisme spatial). Résultats ?

► D’abord une diminution de la couche d’ozone stratosphérique sur les tropiques et les sub tropiques d’environ 1,7%… c’est à dire plus que ce qu’ont produit les CFC bannis par le protocole de Montréal. ►Ensuite, paradoxe : une augmentation de 5% environ pour les hautes latitudes et régions polaires (autrement dit, on ferait là de la géo-ingéniérie réparatrice sans le vouloir, après avoir fait l’inverse). ► Côté températures, il y aurait une hausse de 0,2°C dans la stratosphère entre 25°N et 45°N, ce qui modifierait sensiblement la circulation atmosphérique. Au sol ou en surface de l’océan, l’effet serait également d’environ 0,2°C dans les régions polaires, la plupart du temps, mais avec des pointes à 1°C à certaines périodes. Un tel réchauffement produirait des rétroactions positives, avec une diminution supplémentaire de la glace de mer, donc diminution de l’albédo (absorption de l’énergie par l’océan au lieu de sa réflexion par la glace). En revanche, il y aurait un refroidissement dans la bande entre 25°N et 45°N.

NB : les auteurs préviennent toutefois qu’il ne faut pas prendre ces résultats trop au pied du chiffre. Il y a encore trop d’inconnues sur le rythme des vols, ou la localisation des tirs. Mais plutôt comme une claire indication qu’une activité de tourisme spatial aussi massive que celle recherchée par les industriels qui s’y sont lancés aurait des effets notables. Surtout, ils seraient essentiellement dûs aux particules de suies, dont l’efficacité en termes de forçage radiatif serait 140.000 fois plus élevé que celui du CO2 émis par ces fusées.

fin source : ScienceBlog Libération Sylvestre Huet, le 1 novembre 2014
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Retour auteur Christophe Riedel : Donc, on la jouerait comme çi : Pour un tourisme spatial équitable, bio dégradable et upgradable, labellisé, votre honneur. Conçu pour et par de petites mains rémunérées à leur juste valeur: The right stuff, en version femino-équitable, plus douce, la matière du staff, svp !
Contre un green marketing de l’espace for rich rats. Improbable notion… Qui verra vivra ? Au délà des seuls rats fortunés et soldats infortunés.
Assez élucubré, place à Rosetta, advienne que p’hourrah !
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Mise à jour du 22 juillet 2014, d’après une source personnelle bien informée :

» Ho ça ne va pas démarrer vraiment je pense pour Virgin Galactic car le moteur pose problème. Mais Xcor va surement marcher et la navette européenne d’Airbus a été annoncée le 16 Juin pour 2020; et celle là atterrira bien sur n’importe quel aéroport européen ! »
A bientôt, donc…

Mise à jour du 14/8/14
A défaut de boucles dans l’espace et dans le temps à la façon d’Interstellar ( récent film, trou noir à happy ending, mieux que Gravity), je me contente
d’exploits de peu

Le slip bleu au Logo superman que j’avais volé en soldes chez H&M (on a les exploits qu’on peut), porté, montré à mes filles a disparu . Je pense par intime conviction qu’on me l’a volé. Pourtant, qui diable serait intéressé par un slip Superman taille S usagé ? Ma femme, mes filles, Olga, notre femme de ménage, qui s’avérerait fétichiste, Rosa ma lapine dépitée ? Autant de pistes improbables. Je lance un avis de recherche car mon slip me manque. Les laboratoires français sont impliqués dans presque toutes les expériences de Rosetta et Philae, l’atterisseur de slipsur comète pour lequel le CNES joue un rôle majeur.

l’affaire est d’autant moins claire que j’avais fait emplette au H&M de la rue de Rivoli, à 2 pas de chez vous.
Pensée paranoïaque pas forcément critique : J’en déduis qu’a mon insu, vous avez du lester mon slip d’une puce traçable et activatrice de téléportation, d’où la disparition de mon inestimable bien, qui seyait si bien à mes cuisses de grenouille. Oh lecteur, tu n’as plus qu’à avouer les faits et tu seras pardonné. Je suppose que ce larcin était destiné à alimenter le « Musée du slip » de l’activiste réalisateur belge Jan bucquoy, qui tient à présent l’estaminet « La taupe », De Daupe Mol, à Bruxelles.

Je vais de ce pas voir s’ils ont encore a mon HM à coté, sur ce petit corps céleste… Argh c’etait la collec d’été.. Tu crois qu’ils en ont en fourrure bien chauds pour l’hiver ? lls feront certainement du moumouté pour l’hiver de Rosetta; dois-je rappeler, sinon, les vertus de la personnalisation par petites mains ? La pelisse de lapin de votre cousine danoise fera très bien l’affaire, assortie de quelques pins christiques pour faire bon poids sur le slob-ard pré-cité. il suffirait d’aller faire un tour au bar parisien Le Calbar pour s’en convaincre…

LE PROGRAMME DE LA MANIFESTATION
(sous réserve de modification)
Retransmission en direct sur le grand écran du hall d’accueil

Séance proposée et animée par Francis Rocard, astrophysicien au CNES, Gilles Dawidowicz, Jean-Pierre Martin et Olivier de Goursac, Société astronomique de France.

15h30 – Mot d’accueil
15h40 – Décrochage de Philae : retour sur l’image d’adieu et les 7 h d’angoisse
16h05 – La mission Rosetta
16h20 – Qu’est-ce qu’une comète ?
16h30 – Atterrissage prévu
16h40 – Démonstration : Fabriquons une comète
16h50 – La comète Churyumov-Gerasimenko : premiers résultats scientifiques de la sonde Rosetta
17h – Confirmation théorique de l’atterrissage (signal harpons tendus)
17h10 – Les caméras de Rosetta : images obtenues lors de la descente
17h20 – La comète : interprétation des images obtenues depuis la mise en orbite de la sonde
18h10 – Présentation des instruments et des caméras de Philae
18h40 – Philae : La séquence d’atterrissage
19h – Les premières images du sol de la comète et les premières réactions des experts

➝ Points d’actualité réguliers avec Frédéric Castel, envoyé spécial au centre de contrôle de l’ESA à Darmstadt (Allemagne).

Le signal harpons tendus me blance dans l’espace vers cet autre mystère à terre :

« Les évaporés du Japon », de Léna Mauger et Stéphane Remael (Les Arènes)
N’avez-vous jamais rêvé de tout quitter pour changer de vie ? Chaque année, quelque 100 000 Japonais s’évaporent volontairement sans laisser de traces.
La journaliste Léna Mauger (XXI et 6 Mois) et le photographe Stéphane Remael sont partis à la recherche de ces disparus. Une enquête en texte et en images sur la part d’ombre de l’archipel.
www.61paris.fr/lena-mauger-stephane-remael-les-evapores-du-japon
www.facebook.com/events/795169720543987

Ces disparus n’ont pourtant pas été absorbés par le Trou noir Gargantua, dont le héros d’Interstellar, un pilote et génie modeste, ressort miraculeusement indemne, revenant plus jeune que sa fille vers notre bonne vieille poubelle de Terre-mère.Normal, on est à Holywood…

Voici un article de Télérama du 11/11/14 sur le pertinence ds approches dans ce blockbuster sans Keaton, mais avec du burlesque spatial. Le film de Christopher Nolan est-il scientifiquement vraisemblable ? Nous avons demandé à un pro de l’astrophysique son point de vue sur “Interstellar”.
a Terre est à cours de ressources. Jusque-là, le scénario d’Interstellar n’a, hélas, rien de futuriste. Mais même quand il propulse son héros dans l’espace, le baladant de trous de ver en exoplanètes, Christopher Nolan entend faire un film de SF scientifiquement réaliste.
Son odyssée spatiale se démarque par une certaine sobriété visuelle : des vaisseaux au design dépouillé (chaque bouton de commande correspond, paraît-il, à une réalité fonctionnelle), des combinaisons inspirées de celles des astronautes de la NASA, des robots au look quasi-scandinave (de simples rectangles gris articulés).
Quant au discours, le cinéaste a voulu là aussi tenir la corde de la crédibilité scientifique. D’où la précieuse collaboration de l’astrophysicien Kip Thorne, dont les thèses ont en partie inspiré le scénario (censé ne jamais heurter les lois de la physique), et les équations, permis la simulation d’un trou noir.
Nous avons demandé à Eric Lagadec, astrophysicien à l’Observatoire de la Côte d’Azur, et récent découvreur d’une étoile « hypergéante » (« la nébuleuse de l’œuf au plat »), de redescendre sur terre pendant deux heures cinquante : le temps d’aller voir Interstellar au cinéma, et d’évaluer son degré de vraisemblance scientifique. Mission accomplie lors d’une séance tardive « pleine de jeunes hommes ».
Le trou noir : extérieur réaliste, intérieur fantaisiste

« L’élément le plus réaliste du film, c’est le trou noir. Sa modélisation est tellement aboutie que l’astrophysicien Kip Thorne va s’en servir pour un article ultérieur. Je n’en ai certes jamais vu, de trou noir, mais au regard de ce que l’on sait, cette simulation est bluffante. Notamment tout ce qui se passe autour du trou noir : le disque d’accrétion en rotation rapide, c’est-à-dire la matière en orbite attirée par le trou noir. »
Résultat de la mort d’une étoile devenue, en s’effondrant sur elle-même, une boule de matière ultra compacte, le trou noir stellaire est censé tout engloutir, lumière comprise. Pas très spectaculaire, le noir. Sauf que les trous en question seraient aussi nimbés d’un disque de gaz très lumineux, et que, vu l’intensité du champ gravitationnel, les rayons lumineux attirés par lui nous apparaissent de façon distordue. Le trou noir est donc perçu comme auréolé d’un halo.

En digne film de science-fiction, Interstellar ne se contente pas de matérialiser les connaissances acquises, il s’aventure dans l’inconnu et bien sûr, extrapole. « La relativité générale d’Einstein, dont le domaine d’application est l’infiniment grand, et la mécanique quantique, qui permet de comprendre l’Univers à l’échelle microscopique, sont les deux piliers de la physique moderne. Le Graal, ce serait de pouvoir un jour unifier les théories quantiques et relativistes. Or, la clef se trouve probablement au centre des trous noirs, dans la singularité de l’espace-temps, un point d’une masse infiniment grande mais d’une taille infiniment petite.
Dans le film, les astronautes réussissent l’exploit de passer l’horizon du trou noir, et donc de rentrer dedans. Après, évidemment, Interstellar reste un blockbuster hollywoodien, donc ce qui se passe est un rien capillotracté : je ne suis pas persuadé que si on parvient à pénétrer un trou noir, on se retrouve derrière une bibliothèque… »
La pédagogie selon Hollywood

« Le film explique ou illustre très bien certains concepts. Si je devais faire comprendre ce qu’est un trou de ver, je procèderais exactement comme le fait le collègue de Matthew McConaughey : une feuille de papier sur laquelle on trace un trait entre deux points puis qu’on plie. Cela montre bien les raccourcis spatio-temporels que pourraient être les trous de ver. Aujourd’hui, ceux-ci ne sont que des hypothèses théoriques. Contrairement aux trous noirs, personne n’a encore pu démontrer leur existence. Un trou de ver, c’est un peu comme un trou noir inversé. Tellement instable que si on entre dans un truc comme ça, on a de très fortes chances de se retrouver écrabouillé. La possibilité d’y faire entrer un vaisseau spatial et d’en sortir indemne est donc chimérique.

Le trou noir d’Interstellar a un logo proche de celaui dInternet Explorer, c’est subliminable, non ?
DR
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Le trou de ver d’Interstellar ressemble à la Géode, quele puissance divine a pu la copier 8 milliards d’années plus tôt ? en vérité, je vous le dis : cela est troublant comme une thèse de Pierre Bayard.
DR
Autre concept bien illustré : le fameux paradoxe des jumeaux, selon lequel si l’un des frères fait un aller-retour dans l’espace à la vitesse de la lumière, il reviendra plus jeune que son jumeau resté sur terre. C’est exactement ce qui se passe pour le père et la fille.
Mais en montrant qu’une femme peut être une grande scientifique, le film fait encore de la pédagogie. La parité au sein de la communauté des chercheurs, ou plutôt l’absence de parité, est un vrai problème sur lequel planchent pas mal de gens. Le nombre de femmes en thèse est acceptable mais en poste permanent, elles sont scandaleusement rares.
Pour le reste, on a quand même droit à un petit lot de clichés auxquels, dès qu’il s’agit de représenter la science et les scientifiques, le cinéma ne peut résister : par exemple, l’immense tableau noir recouvert d’équations compliquées. A vue de nez, les calculs ont l’air vrais, peut-être même corrects. Mais je n’ai encore jamais vu de collègues faire le calcul de leur vie au tableau… Evidemment, sur une feuille de papier, c’est moins spectaculaire. »
Moi aussi, je reviendrai indemene de bien des trous noirs, qui m’auront aussi donné la solution pour me débarrasser enfin des points noirs sur mon front et le bout de mon nez nombrilesque si frileux…

===================================
Merci,
perception,
relativisation

J’ai cru un moment que tu me disais que la soirée avec moi avait été enthousiasmante…

Encore une belle soirée de passée,
sur une méridienne du Salon Saint-Jean de l’Hôtel de Ville
dans un grouillement blogeur
picorant des canapés décongelés en
velours rouge pour petites altesses
de la République

Après Rhodes, où l’on réanimerait volontiers
les colosses de la puissance d’être
Egée, toujours être 2gée d’une mer d’azur
le printemps reviendra
les bourgeons s’en iront
en valse hésitation
tango lent
sans violon
(quand on ne sait pas danser de Vienne liégeois).

Quand on naît compromis entre gaufre liègeoise et naine jaune
futur moribond
capable de beaux bonds
de faire faux bond
au nain jaune

Cela ne finira donc jamais ?
Non ! Last, but not Beast :
On rebondit sur notre comète dont
le sillage médiatique déjà s’éloigne
15 novembre :
« Et voilà… Après une dernière nuit à transmettre ses données scientifiques, Philae s’est endormi en attendant des jours meilleurs. Le robot avait encore assez d’énergie hier soir pour tourner et se redresser de quelques centimètres. Ses plus grands panneaux solaires sont désormais « plein sud ». Les ingénieurs espèrent que, après une période d’hibernation, cette orientation lui permettra de recevoir assez d’énergie pour se réveiller lorsque la comète s’approchera du Soleil.
La sonde Rosetta continuera à écouter un éventuel signal à chaque passage au-dessus de la zone d’atterrissage de Philae. Rosetta, désormais replacée en orbite à 30 km d’altitude, va continuer durant plus d’un an son étude de la comète Churyumov-Gerasimenko. Les données scientifiques récoltées vont elles devoir être analysées. Vous pourrez suivre la suite de cette aventure sur Facebook, mais aussi sur notre blog »
http://www.cnes.fr/rosetta-blog
2014-11-12 10.58.38

2014-11-12 22.24.30
Du monde comme
petite musique de piano en gare
plafond à capitons.

Du mode comme âge d’un capitaine
d’humeur volage

Vacances galactiques, toc


Cela n’a rien à voir, sauf l’ univers des vacances
voire Le Corbusier comme indirecte clé d’entrée
de glissement de terrain freudien
Freudian slip en anglais
signifie acte manqué
vers + l’Infini

Signalons donc à propos du Corbu
(grand frère potentiel, en tout cas parmi les mentors de Jean Balladur, l’architecte de la Grande Motte, station littorale au futurisme daté, chez qui celui-çi fit un bref stage)
cette actualité en sa fondation parisienne :

Autre bonus en la rue du Docteur Blanche abritant une autre belle Maison- Fondation Le Corbusier, la villa Roche : Justement, une expo jusqu’au 31 janvier y présente les photos de Lucien Hervé sur le Cabanon du Corbusier à Roquebrune Cap Martin, où il finit ses jours, non plus les pieds, mais la tête dans l’eau. On la visitera volontiers quand faire se pourra, une l’été indien passé, la pluie (cinglant le réel de la résignation à l’hiver) revenue…
Même si cette année, la douceur persista jusqu’à fin novembre : Bigre, il y aurait anguille climatique sous roche ? Cela tombe bien, l’exposition s’appelle : les Vacances.
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Lucien Hervé : Les vacances de Monsieur Le Corbusier
Photo : Lucien Hervé, Le Corbusier devant le cabanon, Cap Martin – Roquebrune 1951
© FLC-ADAGP / Lucien Hervé / J. Paul Getty Trust

Détails ci-dessous
et ce joli billet citant le site de la Fondation du Corbu :

Lucien Hervé : Les vacances de Monsieur Le Corbusier
Fondation Le Corbusier, Paris
Jusqu’au 30 janvier 2015
Dans le cadre du « Mois de la Photo à Paris »
En partenariat avec l’Association des Amis de Lucien et Rodolf Hervé


« Le Corbusier travaille. Il est en vacances au Cap-Martin où il a construit son Cabanon (3,66 x 3,36 x 2,26) au bord de l’eau. Le Corbusier dessine, écrit, déjeune avec Yvonne, son épouse, plaisante avec Thomas Rebutato, son voisin, propriétaire de la guinguette l’Étoile de mer. La mer à quelques mètres. Elle l’attend pour son bain quotidien, cette Méditerranée qu’il a toujours admirée, aimée et qui l’accompagnera dans son dernier voyage. Hervé travaille. Il réalise quelques clichés de Corbu dans l’intimité. Il fixe ces rares moments où le crayon s’arrête, où l’esprit se repose, où le plaisir de l’eau l’emporte.

Une trentaine de photographies réalisées par Lucien Hervé au cours des années cinquante sont présentées dans la Maison La Roche, siège de la Fondation Le Corbusier à Paris ; quelques dessins originaux de Le Corbusier représentant le site du Cabanon de Roquebrune-Cap-Martin complètent cette évocation de sa résidence d’été.

Le révérend père Couturier, directeur de la revue l’Art sacré, fut à l’origine de la rencontre entre Lucien Hervé et Le Corbusier. Après avoir recommandé Lucien Hervé auprès de Matisse, puis auprès de Fernand Léger, il encouragea le photographe à se rendre à Marseille pour y photographier le chantier de l’Unité d’habitation. À la fin du mois de novembre 1949, Lucien Hervé réalisera en une seule journée plus de six cent clichés de l’œuvre monumentale avec son Rolleiflex.

Le Corbusier à qui il avait fait parvenir son reportage est enthousiasmé par son travail. Il décide alors de l’engager pour photographier ses œuvres, aussi bien architecturales que plastiques. Hervé travaillera pour Le Corbusier de 1950 à 1965 et réalisera plus de 20 000 clichés constituant ainsi une documentation de première main sur l’œuvre architecturale – livrée au commanditaire sous forme de contacts recadrés et collés sur des planches de classeurs – représentant aussi bien des reportages sur des chantiers en cours (Chapelle Notre-Dame du Haut de Ronchamp, Unité d’habitation de Rezé-les-Nantes, Usine Claude et Duval à Saint-Dié, Secrétariat,Assemblée et Palais de Justice de Chandigarh (Penjab, Inde), Palais de Filateurs à Ahmedabad (Gujarat, Inde), etc., y compris des clichés des maquettes des œuvres in situ…) que des réalisations antérieures pour lesquelles Le Corbusier souhaitait mettre à jour l’iconographie (Villa Savoye à Poissy, Cité de Refuge de l’Armée du Salut à Paris).

Hervé se verra ensuite confier la couverture photographique de l’œuvre plastique de Le Corbusier : peintures et sculptures, carnets de dessins, gravures, etc. Il réalisera également des portraits dans l’immeuble de la rue Nungesser et Coli : l’artiste au travail dans son atelier, images de Le Corbusier et d’Yvonne dans l’intimité de l’appartement. Un séjour dans le cadre exceptionnel du Cap-Martin sera également l’occasion de produire une série de clichés de vacances qui demeurent l’un des rares témoignages de la vie chaque été au Cabanon. Ces portraits témoignent de la grande proximité entre les deux hommes et de cette relation exceptionnelle entre les deux artistes qui dura plus de quinze ans.

Chacun viendra puiser chez l’autre les éléments qui viendront enrichir son travail. Ils sont tous les deux habitués à transgresser les contraintes exercées parleurs pratiques respectives. L’architecte doit faire avec le terrain, le programme, le client, l’économie… Le photographe sait s’adapter à la demande,au climat, aux moyens, à la technique. Ils partagent une même approche formelle de la photographie – Le Corbusier l’a pratiquée en plusieurs occasions et il en a nourri ses créations – l’image originale est un matériau transformable, le document devient vite méconnaissable au bénéfice d’un pur objet plastique. L’usage qu’ils lui assignent sera cependant divergent, pour l’architecte, il s’agit de mettre en œuvre un outil de communication efficace tandis que le photographe cherche à approfondir sa pratique plasticienne. Il construit des images dont le cadre et la composition s’inspirent des formes épurées,rigoureuses et lyriques des bâtiments qu’il capte, les réinterprétant ensuite jusqu’à l’abstraction.

Le travail d’Hervé contribua largement à la diffusion et à la connaissance de l’œuvre de Le Corbusier, celui-ci puisant abondamment dans ces ressources pour illustrer les volumes de son Œuvre complète pour réaliser le livre culte sur Ronchamp ou encore le testament intellectuel de L’Atelier de la recherche patiente. Il les confiera aussi très souvent aux revues et aux magazines qui le sollicitent pour des articles… »

Mais revenons aux espèces d’espaces, tzngibles ou oulipiens, chers à Pérec :
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galactique cicatrice
résiliante au fourneau
au déla, far away
des tombeaux
longs dos
des vio
des sangs
des lots
a la déli
de l’eau

Photo :
NASA – National Aeronautics and Space Administration
Hubble Sees a Spiral in a Furnace: This Hubble image is a snapshot of NGC 986 — a barred spiral galaxy discovered in 1828 by James Dunlop. NGC 986 is found in the constellation of Fornax (The Furnace), located in the southern sky. NGC 986 is a bright, 11th-magnitude galaxy sitting around 56 million light-years away, and its golden center and barred swirling arms are clearly visible in this image.

Barred spiral galaxies are spiral galaxies with a central bar-shaped structure composed of stars. NGC 986 has the characteristic S-shaped structure of this type of galactic morphology. Young blue stars can be seen dotted amongst the galaxy’s arms and the core of the galaxy is also aglow with star formation. To the top right of this image the stars appear a little fuzzy. This is because a gap in the Hubble data was filled in with data from ground-based telescopes. Although the view we see in this filled in patch is accurate, the resolution of the stars is no match for Hubble’s clear depiction of the spiral galaxy.

Credit: NASA/ESA

Voici pour en finir avec l’infini ce commentaire pertinemment analytique sur la chronique du « Blog de l’Odieux Connard » consacrée à Interstellar.
La boucle quantique est bouclée, donc :

« Nouveau commentaire sur Le blog d’un odieux connard

KidA a répondu sur Interstellar, le script aux trous noirs.

en réponse à Lultrason:

« Je me suis posé la même question ; parce que même si les planêtes n’ont pas été absorbées (étrange, quand même), si y a pas ou plus de soleil, à moins d’un trou noir chauffant, il doit faire méchamment froid sur les planètes du système…

un disque d’accrétion autour d’un trou noir peut émettre d’énormes quantités de radiations… en lumière visible sans doute, mais aussi en rayons X, ce qui n’en ferait pas un voisinage de choix pour une planète qui se voudrait propice à la vie (à moins d’avoir la couche d’ozone qui va avec et un bon écran total)…
Le coup du ralentissement du temps est totalement délirant. Bien sur le principe correspond bien à une réalité physique, mais un facteur de ralentissement du temps de 61320 (1 heure = 7 ans sur la Terre) implique soit un déplacement à la vitesse de la lumière (à quelques millionièmes de pourcents près), soit un champ gravitationnel absolument délirant (pas vraiment du genre 130 % de celui de la Terre). Donc là c’est une énorme incohérence dans le scénario. Bien sur le but était d’amener à cette situation intéressante où Murphy vieillit plus vite que son père. Cependant les conditions physiques qui permettent d’aboutir à un tel effet sont hors de portée de nos technologies (les astronautes des missions apollo ont subi un ralentissement du temps d’un facteur 1,0000000008 en voyageant à 12 km/s), ou incompatibles avec le maintient de l’intégrité physique d’une entité biologique du genre homo sapiens sapiens (qui c’est qui nettoie le cockpit, si le cockpit résiste d’ailleurs ?). Sur Wikipedia l’article dédié au film explique que c’est la vitesse de rotation de la planète sur elle même qui est responsable de l’effet de ralentissement, rotation qui ferait qu’un point à la surface atteindrait presque la vitesse de la lumière… Avec une planète de la taille de la Terre en gros, ça ferait entre 5 et 10 tours par seconde (jour / nuit / jour / nuit / jour / nuit, etc… plus le temps d’avoir peur du noir… mais un coup à finir épileptique)
Autre incohérence : 3 planètes propices à la vie dans un système planétaire. Est-ce plausible ? La vie telle qu’on la connait à besoin d’eau liquide. Pour que l’eau liquide puisse exister il faut donc une plage de température restreinte, c’est à dire qu’il faut se trouver à la bonne distance par rapport à l’étoile. Trop près c’est trop chaud, trop loin ça gèle, pas bon non plus. Est-ce possible d’avoir 3 planètes dans le même système solaire sur des orbites suffisamment rapprochées pour qu’elles soient toutes les 3 dans cette zone viable ? Sachant que des orbites trop rapprochées risquent de poser toutes sortes de problèmes (interactions gravitationnelles)…
Le coup du vaisseau qui s’approche tout près de l’horizon des évènements du trou noir est un peu délirant aussi, si proche d’une telle concentration de masse, l’effet de marée gravitationnelle désintègrerait probablement la navette et ses occupants.
Le robots Tars qui passe de l’autre coté de l’horizon des évènements pour ramener les données qui manquent pour fignoler la théorie de la gravitation : le problème c’est qu’il ne suffit pas de passer « de l’autre coté du miroir », ce qui est intéressant dans un trou noir ce n’est pas ce qui se trouve juste à l’intérieur de l’horizon des évènements (à priori du vide), mais c’est la singularité centrale (toute la masse concentrée en un point pour ainsi dire). D’ailleurs tout ce qui franchit l’horizon des évènements est voué à s’écraser sur la singularité centrale… Tars aura beau faire la roue c’est perdu d’avance.
Bref, ce film fait référence à des notions physiques très intéressantes, mais en forçant le trait pour produire des effets scénaristiques palpables, quitte à prendre des libertés avec la plate réalité des chiffres…
Mais le pire c’est que je m’en fous complètement : autant ce sujet me passionne, autant je suis capable d’apprécier le film pour ce qu’il est, de la science-FICTION. J’adore ces histoires de paradoxe temporel, et quoi qu’on en dise (ben oui y’a un truc, c’est comme les escaliers d’Escher, ça tourne un rond et pourtant il y a comme un défaut) ça donne un film des plus divertissants. J’ai adoré, j’ai passé un bon moment, je suis sorti en me posant toutes sortes de questions, que demander de plus d’un film ? »

J’approuve ce qui est ci-dessus, à quoi je ne comprends pas grand-chose.
Et la dernière phrase fut exactement mon propre ressenti… un filet à questions aux mailles larges, un attrape-rêves.
Que demander de plus à un film ? Un Néo-Godard de l’espace ? Allez, Jean-Luc Reloaded into the void, faites-nous du Malick à propulsion sans crin, svp !
Conclusion provisoire à la Gainsbarre :
Viens, petite fille, dans mon cosmic trip,
viens…

Flaubert a dit :

La volonté de conclure est un signe d’imbécilité.

N’empêche qu’avec les filles, çà peut aider…

====================

12314303_10207856330746614_5123104425359189334_oJoseph Trompette ~ Grotesques, Reims, France, ca. 1870-95

Sujet pour Bac philo 2018

Le politique tend-il par essence vers l’obscénité de la posture ? Quelle est la date de péremption de toute prétendue authenticité de campagne, une fois au pouvoir ? 3 mois ?
Quelle serait, si nous prenions leur place, notre propre (im)posture ?
Peut-on se draper dans la volupté de l’honneur du cybercitoyen commentatif conchiant le pouvoir en place, le précédent, puis le prochain ? Un peu comme on se soulage dans l’ombre de la frustration.
On en revient toujours a ce constat :


Le Pouvoir est exécrable, grisant, enviable, plein de basses trahisons shakespeariennes peu enviables. Pourquoi veut-on devenir dirigeant de Parti et le prendre, ce Pouvoir ? Parce qu’on est né mâle Alpha dominant (ou femme, mais il n’y a guère qu’Angèla) dominant de base, bouffi d’égo et d’intelligence froide, capable de tout pour se maintenir, revenir, comme l’autre nabot.


Ferait-on mieux ? Je l’espère tant.
J’aurais accepté Snowden, il aurait même pu camper durablement dans la cour de l’Élysée.

Dieu que la figure du politique providentiel est grotesque. Et vaine en un monde réellement mené par 3000 marques reines, leur lobbying débilitant, les 1% d’hyper riches répugnants. Créant parfois des fondations sur le tard pour se disculper. Ce qui est mieux que rien…

Voila. C’était ma séquence FriedrichArlette. Ma propre posture : mépris du Pouvoir, distanciation vis a vis de son aspect suspect, comme du mien. Par essence. Sur fond de fusion idéologique des camps d’antan.
La nausée de ce qui attend au tournant politique de l’alternance, bien pire a mes yeux que ceux au Pouvoir du moment.

Nouvelle distanciation
Pd: Avant tout, le délice,
le privilège d’exister encore
émerveillé d’être à chaque réveil et coucher
De recommencer
Chaque jour de ma vie est une vie.
Quand même, il y a de la démocratie
Sécurité, liberté…
Tout est politique, je n’aurai pu l’être
trop bêtement sincère.

Ma posture
Mon imposture :
La volupté d’un honneur
Un tantinet misanthrope
Vomissant sur l’idée même
De « meneur d’hommes »
De tribun beau parleur
De manager
De toute espèce

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