Manifeste pour un jeune amour

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juillet 15, 2014 par Parallèles Potentiels

Manifeste pour un jeune amour

Donnez l’éternel amour du premier jour, sans obligation d’achats en couple ni coupons.
Faut-il regretter cet «  état gazeux et nébuleux, où rien n’est fixe ni très précis, et où néanmoins circule un nectar vital d’une force inouïe «  ?
L’adolescence de l’être, en début de crescendo d’idéal non filtré à l’aune du réel.
Jamais on ne regarde les choses d’un seul point de vue.
D’où le besoin de rebâtir l’être en diamant à facettes désirantes.
Feux d’artifice à vie
14 juillet et demi

Oubliées,
les relations marchandes entre les $êtres$
devenant eux-même les marchandises de leurs échanges contractuels
de leurs compromis transactionnels
au jour le jour
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Oubliées, leurs séparations
pour un oui
un non

Oui
C’est ça
lune aspiration à l’amour frais
théorème comme éternel d’une fontaine
qu’on soit en 500, 1005 , 2015 ou 2555
c’est du pareil au même
Pourvu que sur le long terme
sur le long thème
On s’…

Oublis les-les donc un peu
Ces ailes brûlées
même si cela doit t’ôter
un peu de ton âpre beauté !

2014-07-03 10.44.402014-07-03 10.48.58 Oubliés, au moins le temps du plaisir d’une vie, ces compromis avec le réel.

Par capillarité digressive, j’aborde un temps les rives du
Capitalisme marchand ou financier, en pilote automatique algorythmique,
passant parfois en manuel.
Sous la houlette d’un flibustier-trader laissant le monde
considéré comme sa chaîne alimentaire
Comme une pyramide de Ponzi bitcoinique,
prochaine bulle spéculative annoncée par un enthousiaste du lundi
(qui y a pourtant déjà laissé des plumés en hiver)
pour compte de tout solde.
En repartir vite

Tant pis pour la vraisemblance
Revenons à L’amour
cristallisé
Au juteux d’oranges sanguines
aux maltaises
d’un premier jour sans fin
et c’est tout !

Viens ici, terre !
Come here, earth !
Viens nous réapproprier l’animalité,
l’odeur de la terre
et des plantes après la pluie
don’t leave me
Cette animalité sacrée à retrouver
ne pas la désincarner dans des zoos sociaux, citernes si ternes
dans d’insipides conventions nécessaires
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Prospero et la sphère des instincts
Peupler cette île de ville de Caliban
Never hide, dit une publicité pour des lunettes d’aviateur en guise de mythe de la liberté policée.
alors que le moi social est caché, tapi dans l’ombre des rôles
qui nous jouent, se jouenet de nous

Shakespeare avait-il lu le texte sur la liberté des cannibales de Montaigne ?
Cette civilisation du doute sur une branloire pérenne ?
Une pensée du doute, cartésien il y a quatres siècles
ou de communication de crise du jour
Cette pensée où la gauche perd son âme post 68 tarde
pour pactiser avec le côté obscur de l’argent roi réhabi(li)té
Ne pas décourager les investisseurs
quelle sacralité !
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L’impossibilité de voir clair de Macbeth
et la possibilité d’une espérance à la fin de la nuit.

Cette nuit,
ce noir est clair et le clair est noir
ce feu d’artifice
Gguerre et paix » d’une nuit de juillet parisienne
cette beauté qui se lève au-dessus de la nuit de Macbeth
Cette plongée dans l’anglais de Shakespeare
pour survivre à la catastrophe de la tragédie
érigée en tragicomédie
Cette année encore
c’est le Groupe pyrotechnique FF qui avait remporté l’appel d’offres
de la Mairie pour le feu d’artifice.
Normal, ils transcendent le genre
à la hauteur d’une poétique céleste.
A Arles, sur le Rhône, ils avaient fait de même
pour le lancement de Marseille 2013 en janvier
vu d’un bateau sponsorisant
vu d’un bateau
les feux formant des petits bateaux passant sur le Rhône
avec barques réelles en filigrane

A Paris
un lundi enfin beau
Mid-summer night’s dream
artificier
vu d’une fenêtre
si beau
feu d’artifice
en forme de T,
vertical autant qu’hozizontal formant lignages

Etre ou avoir
L’amour des prmiers jours à vie, sans redevance
en T
avec en guise d’axe spatio-temporel christique
de croix
la tour Eiffel
dont l’axe horizontal
était traînées rectilignement lumineuses
arborant un siècle après
1914 en étendard thématique
dont bien des Poilus
jamais ne rêveront
auraient tant aimé vivre
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I am not well
disait un autre personnage shakeaspearien
tout est affreux quand il n’y a pas de rédemption par les mythes
celui de l’amour en particulier

Du coup je rêve d’un clone
d’un monde de femmes (où d’amoureux, peu importe)
Un peuple de femmes encapsulés dans une vision idéale
dont voici le cahier des charges :

une femme éternellement amoureuse
comme aux premiers jours du désir
relation amoureuse
d’avant le charme rompu du temps passé

Sans capacité de reproduction
sans la sempiternelle « bonne nouvelle »
à annoncer après 3 jours, mois, ans
à son Compagnon d’humanité
Parce que bon, 7 milliards, ca va, non ?
Plus, bonjour les dégâts !

Sans compter l’éternel tralala
de la poussette
à faire rouler
à avaler
cornichon
russe

Voici, vis ça :

L’amour éternel,
un feu d’artifice amoureux,
14 juillet permanent en fibre patriotique
de l’affect
les marchands de lait en poudre ruinés
une commande d’enfant par progiciel quand bon semble
un cloud pour enfermer la culture du compromis
que crée la vie commune
succédané de con promis
dépérissant sur le long terme
par tacite reconduction
des parties prenantes du couple
à l’ancienne
par explosion, dispersion chez les actuels

Plus de déception amoureuse,
de pleurs d’hiver
de querelles d’intendance
de Sysiphe remontant la pente du quotient familial

Juste les jappements, les clameurs de fontaine
des éternels adolescents sur les quais des fleuves, les plages des mers
la pointe de l’ile du Vert Galant
au Pont Neuf des cadenas
Passer’elle des Arts
gratuite
Passerelle du désir
sans sa rançon
d’obligations
postérieures
moins rieuses

Juste
les jours de beau bleu
les silhouettes de jeunes filles charnelles
et des garçons huit fois mieux bâtis qu’un crapaud
de la génération précédente
1M90, taillés en forces tranquilles
tous recrutés chez Nike
tant ils sont sublimes et simples dans leur barbe de 8 jours élégante
à démache chaloupée
de félin alpha
courant dans le crépuscule de l’aube du désir
aux couleurs chatoyantes
L’amour à vie, sans redevance
vous-dis-je

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En riant de complicité
qur les quais des fleuves
à gorge déployée,
les garçons s’entrechoquant en approche du corps aimé
Avec esprit, ou par clic éphémère de consommation
qu’importe !
retenons le calice
pourvu qu’on ait le rosir
être délivré de l’effet mère.
Jamais on ne regarde les choses d’un seul point de vue

Plus d’accident de parcours
Only the good part, oh Holy wood !
comédie musicale noir et blanc
Chatterton et toiles
Cukor
Allez, juste le feu sacré de la forêt
la rosée du juste né, sire !
la fraîcheur prétendue plutôt
que les abonnements à Télérama
de mère en fille

La romance sans roman ni photo
Bannir les canevas de la résignation à
l’inévitable rupture réitérée
Comme les retours sur investissments souhaités
et les rendements à 20 %
de la psychopathie actionnaire

Juste l’argent du beurrre
de la crémaillère
avec toutes les crémières
du monde, sans leur petit

Constat à l’amiable :
Autant demander au printemps
de ne plus faire de feuilles ni fleurs
à l’automne
Cahier des charges délicat à opérer?
Tant pis, on s’y mets
de choix !

Simultanément vivre
tous les amours du monde
à en perdre l’irraison
Etre tous les sucs de séductions
aucun des devoirs d’obligation
ni discussions sur les vacances d’été
en guise d’idéal annuel
féminin
Day dreaming, i tell you…
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Réenchanter
disent-ils
en coeur d’elles
Les vivre tous
et toutes, les idylles
et envie d’idoles
au petit déjeuner amoureux
ne devoir rien au quotidien
Le semer
L’éclipser
Ne garder que la pleine lune à pleine bouche
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4h 13
j’entends les derniers cris bourrés en groupe
revenant de la caserne de pompier
Le petit bal de la rue du Jour
paraît t’il le mieux des chics bals de pinpon parisiens
J’hybride avec ceux de feu le Saint Germain existentialiste
qui est devenu un entresac de boutiques
à 5h 13, les premières mouettes de l’aube fugacement
chantent tandis qu’on sème
de petite mort

Construismes que tout cela ?
Accordé, votre honneur
Mais qu’adulescence vitale
a force de manifeste !
Amour de l’amour
sans cuisine ni dépendances
sans dérèglements climatiques
dégradations de l’effet de couple
en serre…

Plus j’aime les chiens et leur animalité débonnaire avec de vrais morceaux de sauvagerie (sauf celle des molosses dressés),
moins j’aime leurs maîtres, régressifs, caricaturaux dans leur rapport à l’animal.
Mention spéciale aux mignardes, gagatisantes intonations des maîtresses chiens sénilisantes à chihu ah ah pékinois canichiens de toute sorte :
« Tu viennnnns, mon bibiii ? » suraigu
Mention spéciale aux chasseurs à chien sûrs de leur Crocs
Un regret pour tous : ne pouvoir inverser les deux tenants de la laisse
histoire de rétablir l’équilibre.

Fugacement conserver l’éternel amour
sans filtre d’Isolde
sans drame de Juliette
ni pesticides
un amour bio
sans femmes malheureuses
devenues mégères
pestes
malgré elles

Bio, l’amour
comme cet ideal
illusion de pureté
selon les normes les plus exigeantes :
celle de la biodynamie allemande ou belge
Dix fois plus contraignantes que celles de l’Europe
Vendue aux Lobbies lobbyant lobotomisant

Allez, on s’accorde la vie Alpha-Roméo
Un amour coupé rouge étincelant
repassé en mat
(pour faire moins flamb’)
mais plein pot catalitique et emphatique
non polluant :
Autant dire un acrobate, si ce n’est impossible,
hybride entre idéal et pragmatisme cohabitant

Mon iconographie d’un discours amoureux du premier jour
Je l’illustre d’abord en maquette
avec ma composition photographique
« pétales, orteils, ampoule claquée, reflets »
à partir d’une rose de Saint-Paul de Vence
cueillie à la la Fondation d’art Maeght
fêtant ses 50 ans pas trop fanés
sur fond de rivalité entre petits enfants
descendants de l’illustre
fondateur Adrien
Mémoires !

Pétales sechès 10 jours après leur prélèvement
en roseraie nurserie déracinée
à gauche de la fondation
construite par Serp
avec des zestes du Corbu
et un brin de Niemeyer

Par capillarité digressive,
j’aborde ensuite les rives lascives
de ce travail construit en commun par Philippe Halsman
(le fabuleux photographe de la série des sautsJumpology)
et son acolyte Salvadoresque : Dali, dollars,
anyway génie
Collaboration en 1951,
10 ans après leur rencontre
et 3 après leur première collaboration, Atomicus.
Cette série s’appelle :
“In Voluptas Mors”
Le Sexe et la Mort, duo classique qui inspira et exhale encore
Jouant sur une base de tableau vivant, ce portrait de l’artiste marque pour son crâne,
formé par sept femmes nues, qu’Halsman a placées durant 3 heures,
pour s’approcher du croquis original de Dali.

Crédit photos : Philippe Halsman/Magnum Photos

Un vrai cabinet de curiosité
la construction d’une tête de mort bien en vie
digne d’un quatorze juillet et demi
de culs rubiconds
Ne te quittes pas

Plus de photos de la série ? Par ici

Autre amour impossible
celui d’un monde partageur où
le producteur burkinabé
ne crèverait pas de faim
dans les champs de
coton africain
ne me quitte pas
Ni le sdf
en inflation
ici

Un monde où l’abeille solitaire
ne crèverait pas à petits feux pesticices
où l’on ne transormerait pas l’autre en peste
au fil d’une relation maladroite
peut mieux faire

Relocalisons
le désir
sans métro déraillant
à Moscou
ni dans
l’Aine

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Cette aristocratie décadente, jeunesse dorée du Marchand de Venise, qu’en faire ? Cela rappelle les films des petits enfants Coppola nés dans une telle opulence qu’ils n’ont qu’à filmer leurs affres à réenchanter.
Shylock qu’on a traité de chien
demandant si un chien peut
prêter de l’argent
garder le beurre
réserver la flamme
en la femme

La recette
Remettre à chauffer
est
telle
réchauffer réaimer
oublieux de l’effet mer
ressac

Abla con la luna
Abla con la playa
Con el areia
con el chamano
da Serra do Divizor

Ah ma zone
du côté
de l’Acre
sans tête ni mort
juste téter
en fête
les auréoles
aimées en aurores boréales
perlant des voiles
translucides
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L’amour à vie, sans redevance
ni p(r)ix à payer
Tant pis
assez de pis reproducteurs
d’enfants pondus sur la tard
pour s’occuper affectivement
comme des toutous à méméres
occupant sur le tard ces dernières
au parc les promenades quoodienens
jusqu’aux grandes écoles
25 ans
garantis
C tout ce que souhaitent
une femme mère
un bon père
qui font la paire
de cet idéal
sans cesse revenant
car échappant
aux revenants

em>Oublies les-les donc un peu
Ces ailes brûlées
ton babil ardent
même si cela doit t’ôter
un peu de ton envie
d’âpre beauté
partie en
fumée

Je veux encore en toi
décrire des textes flamme
dussent-ils te coûter
ce qui me reste de
vie

En corps en toi décrire
des sexes de vie
dussent-ils nous goûter
ce qui nous reste de lame

encorps à Brest
en mer en toi
écrire ces textes flammes
Dussent-ils aimer
jusqu’aux derniers
maux

Was ? Du willst noch leben ?
citait Robert Antelme
dans son livre
sur les camps.

Hier soir, au petit bonheur d’un soir
il alla se changer les idées
déguisé en chemise à col cassé
pour donner le change
Pour fêter le hasard d’un beau soir retrouvé
sans grisaille
à un mariage feuj au Pavillon Dauphine
où il n’était pas invité
sur la pelouse
la tente des mariées
le buffet des grands jours opulents dressé
L’asti bu, l’aspic de la douleur un temps recraché
les champagnes de passage
le demi-sec déjà trop doux
le foie gras, la foi grasse, le bar aux lentilles de pommes de terre
le thon fondant
confondant

les femmes tellement plus belles que les hommes quand elles le sont

il avait reçu avant d’y aller
d’y rester une heure trente
d’en repartir ventre tendu
bien des offres ne lui étant pas destinées
pour aller contempler d’une terrasse le feu d’artifice
Celle deu Plais de Chaillot,
celle du Shangri-Là Hôtel avec le champagne Krug
celle de l’hôtel Pullmann Tour Eiffel
juste en face d’icelle
« invité personnellement par Marie Brudeau »
à dire en mot de passe à l’entrée

Mais le quartier était déjà bouclé
pa les farces de sécurité CRSantes
il fuit après une tentative vaine de traverser la Seine à Velib
pour rallier le bon côté

Alors va pour
les roses du théâtre marital
L’apéritif
des jeunes mariés
sur un gazon d’été
2014-06-29 13.14.12
Le petit tralala du cérémoniel de mariage
qui fait fondre les donzelles
et sanctifie le pacte de vie
contractuelle
il était l’un des seuls à n’avoir pas de Kipa
juste sa col cassé sans cravate ni noeud
en guise de sauf conduit
personne ne le jeta
les molosses cerbères étaient il est vrai peu présents
il adore les mariages méditerranéens feuj
lui rappelant celle d’une ancienne famille par alliance
25 ans plus tôt
il partit quand tout le monde rentra
Oui, il partit quand il était temps
de s’installer aux tables
du banquet
2014-07-14 20.16.54

une découverte :
On cache en sac-poubelle
les s-cul-ptures métalliques des femmes dénudées
formant base de lampadaires
à la Carpeux (le sculpteur)
pour ne choquer personne
savoureux détail
2014-07-14 21.20.44

2014-07-14 22.10.48

A toux ceux qui euent l’ab-négation
de lire mon
Manifeste pour un jeune amour
jusqu’au bout

Je ne saurai vous quitter sans
Deux variations récentes sur In Voluptas Mors pour la bonne bouche en pâte
celles de l’artiste Rick Genest et du horror movie The Descent
rick-genest

the-descent
La descendance indécente
et surtout incandescente,
sera toujours assurée
Glory aux générations futures
qui seront, ils seront !

Autre lien
last liane aux riches heures :
celui de l’ami blogeur d’art
Lunettes rouges
sur Le Monde

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