Où vas-tu, immortelle ?

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juin 8, 2014 par Parallèles Potentiels

(Rubrique où vas-tu, TGV magazine, juin 2014.

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4 voyageurs en partance, rose de Bourgogne,  vallée de la Cure, billet pour l’espoir du matin, pétales en moins.
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N-essence du voyage, avec plante immortelle des sables,
à fleur jaune, si odorante : ma senteur préférée
avec sa note de réglisse fumée
venue à la nage des
îles du Frioul
rescapée d’un bouquet
par moi la-
bas glané.

Immortellement votre

Helichrysum Italicum, en latin, Murza ou Maredda en corse est sur son terrain –sec- de prédilection, le maquis, et dans l’Immorphothèque du Parc. Y joue les notes de tête entêtantes : fragrance safranée, réglisse, subtilement anisée, un rien de caramel citronné. Seule l’huile essentielle de sa variété corse est recherchée, étant dotée d’actifs reconnus (en parfumerie, aromathérapie, cosmétique anti-vieillissement en). Pour en faire crème et huile, Marie Ceccaldi, dont la grand-mère était guérisseuse, ne se source qu’en circuit local, l’achète 1800 € le litre à ses producteurs. Un poids lourd comme l’enseigne Olivers & Co s’y est aussi mis : La plante sauvage à fleur jaune, aux vertus anti-âge, jamais domestiquée, est l’objet depuis 2004 d’un programme de huit agriculteurs-distillateurs sur 50 hectares.

Tradition corse : Au quotidien, les bergers l’utilisaient pour soigner les fractures des bêtes, éloigner les mouches du fromage. Les paysans pour brûler les soies des porcs. Ramassée à la Saint-Jean, on en tressait un arc sous lequel passait le bétail pour ses propriétés assainissantes. Lors de la grippe espagnole, on en brûlait le soir un bouquet pour purifier l’air des maisons.

Pharmacopée : phlébites, traumatismes osseux, arthrite, rhinite, bronchite, couperose. C’est le plus puissant anti hématome disponible et un excellent cicatrisant (pouvant s’utiliser sur plaie ouverte).

Si on retrouve cette Italienne à fleur vivace (même après 50 ans dans un herbier) sur tout le pourtour méditerranéen, je mis longtemps, (l’ayant jadis connue du nez sans la nommer) à identifier dans l’odorant maquis corse celle qui aurait fait dire à Bonaparte qu’il pouvait reconnaître son île les yeux fermés.

Version Unplugged de la publication en magazine
Voici leurs propos intégraux, non coupés/aseptisés par obsession de meilleure lisibilité (reposant sur le postulat : toujours prendre le lecteur pour une bête à cornes) par le SR servile de service (comme tous les SR, y compris moi quand je le suis, il faut dse conformer à ces règles qu’on vous inculque à l’école de la vie pro). Car dans le tgv, il faut toujours faire attention à l’image. Exemple : les enfants n’y vomissent pas (censuré). Je ne vous apprends rien sur le comportement, la réputation de sa sainteté moderne : la marque, je m’en doute, mais quand on y songe…

Frédéric D, 43 ans, ingénieur *
« A Dijon, pour sélectionner les problématiques d’émergence de renouvellement et de développement du réseau ferroviaire avec la Direction régionale Bourgogne Franche Comté. Je vais souvent chez mes beaux parents à Avignon aussi. »

Jules G, PDG et Annabelle C, chargée de développement, 28 et 24 ans
« Nous prenons de plus en plus souvent TGV, c’est un bon signal de croissance ! Là, pour voir un client à Aix-les-Bains. » Jules : « J’aime la dimension émotionnelle forte du film Ceux qui m’aiment prendront le train de Patrice Chéreau. »

Rudy Torest, 24 ans, assistant d’éducation
« Je viens de la Roche-sur-Yon rejoindre ma conjointe à Genève, comme souvent. Assis dans mon coin calme, je regarde défiler la musique en paysage. Ou l’inverse ! »

Annaëlle B, aide-soignante et Alba, 27 et 3 ans
« Je viens de Perpignan chez de la famille, manger, boire, voir du monde… C’est la quatrième fois d’Alba à Paris. »
(fin)

* propos complémentaire de Frédéric D, ingénieur chez RFF (résau ferré de France) pour la bonne bouche
(autocensuré car ce n’était pas passable, eu égard au formatage de la marque/institution de service :
En un an, j’ai eu deux blocages d’une heure (deux chevreuils au nord de Valence et un sanglier dans le Morvan), un blocage de passage à niveaux, un détournement de la gare de Lyon Pardieu bloquée vers Perrache, avec plan de voies affecté sur deux heures. Oui, il m’arrive souvent de petits aléas, drôle de coïncidence car avant, j’ai travaillé sur la démarche impact régularité du TGV Sud-Est : on m’y appelait du coup monsieur catastrophe. Or, la régularité s’est pas mal améliorée en 2012/13, je dois tomber sur les mauvais trains !

En cerise sur le train train,
deux crépuscules Tgvéens
comme on les aime,
après au revoir à la Bonne mère marseillaise
des hauts de St-Charles,
gare aussi belle reliftée
avec dedans d’élégants oliviers
qu’elle fut glauquissime
pendant 30 ans
quand je vendais de la bouffe
avec une carriole
dans les trains corails à 19 ans
sur la ligne Paris-Nice
pendant les vacances

2014-06-07 19.37.46

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